En juin 2008, quand il a été transféré au Club Bruges, Ronald Vargas n'avait encore que 21 ans. Plus tôt ce mois-là, le Vénézuélien avait inscrit un but phénoménal assorti d'un assist contre le Brésil, offrant à son pays sa première victoire contre la Seleçao. Le but avait fait le tour du monde et Vargas était devenu une star. Hugo Chavez, le président du Venezuela, l'avait félicité en personne. Les offres avaient afflué, parfois issues de grands clubs, mais Vargas négociait a...

En juin 2008, quand il a été transféré au Club Bruges, Ronald Vargas n'avait encore que 21 ans. Plus tôt ce mois-là, le Vénézuélien avait inscrit un but phénoménal assorti d'un assist contre le Brésil, offrant à son pays sa première victoire contre la Seleçao. Le but avait fait le tour du monde et Vargas était devenu une star. Hugo Chavez, le président du Venezuela, l'avait félicité en personne. Les offres avaient afflué, parfois issues de grands clubs, mais Vargas négociait avec Bruges bien avant d'avoir marqué ce but et il voulait respecter sa parole. " Un lien de confiance que je n'avais pas avec d'autres clubs s'était tissé. D'emblée, Luc Devroe et les gens avec lesquels le Club travaillait - Paul Courant et Dirk De Vriese - n'ont pas laissé la moindre place au doute : ils m'ont toujours soutenu. Or, ce soutien et cette confiance étaient cruciaux pour moi ", avait déclaré Vargas dès sa première interview avec notre magazine. Elle s'était déroulée dans un local du Jan Breydel, en présence de son père, Pedro Vargas, resté discrètement à l'arrière-plan. Ronald, baptisé en hommage au président américain Ronald Reagan, avait pris tout son temps et s'était montré ouvert, une attitude dont il n'allait jamais se départir. Il avait parlé sans hésitation du contrôle à la nandrolone qui l'avait poursuivi. " Le médecin de l'équipe nationale espoir m'avait fait une injection sans me dire de quoi il s'agissait, disant simplement que c'était pour mon bien. Qui étais-je, à 17 ans, pour contredire un médecin ? " Plusieurs hispanophones se produisaient pour le Club, comme le Paraguayen Antolin Alcaraz et le Péruvien Daniel Chavez mais c'est Ivan Leko qui est devenu le mentor de Vargas. Le Croate, qui a passé quatre saisons à Malaga, parlait couramment l'espagnol et entamait sa dernière saisons à Bruges. Sur le terrain, il avait immédiatement suscité la confiance de Vargas, " parce qu'il aime aussi sentir le ballon. " Le jeune Vénézuélien rêvait. Il espérait se produire un jour pour le Real Madrid mais une série de blessures en ont décidé autrement. Sa carrière l'a finalement conduit de Bruges à Anderlecht, à Balikesirspor, à l'AEK Athènes et aux Newcastle Jets en Australs. Il rêvait aussi, en riant, de Dayana Sabrina Mendoza Moncana, la miss Venezuela qui venait d'être sacrée miss Monde. Mais en 2016, il a épousé une Belge de Coxyde, Justine Lowagie. Ce n'est pas mal non plus...