1. ROBERTO MARTINEZ MISTER TACTICS

La Belgique rêvait tout haut de noms prestigieux. Un vainqueur de Ligue des Champions comme Louis van Gaal, voire un champion du monde à la Marcello Lippi. Mais finalement, c'est un petit Espagnol au flegme et au passé britanniques qui a débarqué à Tubize. Inconnu du grand public lors de sa prise de fonction, Roberto Martinez n'a pas tardé à s'installer dans le coeur des Belges à grands coups de scores fleuves, de défense à trois et de flexibility.
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La Belgique rêvait tout haut de noms prestigieux. Un vainqueur de Ligue des Champions comme Louis van Gaal, voire un champion du monde à la Marcello Lippi. Mais finalement, c'est un petit Espagnol au flegme et au passé britanniques qui a débarqué à Tubize. Inconnu du grand public lors de sa prise de fonction, Roberto Martinez n'a pas tardé à s'installer dans le coeur des Belges à grands coups de scores fleuves, de défense à trois et de flexibility.On ne va pas tomber dans le piège d'évoquer le nombre de buts que Lukasz Teodorczyk a déjà marqués sous le maillot d'Anderlecht. Parce qu'entre l'écriture et la publication de ces lignes, il aura sans doute eu le temps de faire trembler les filets. Stefano Okaka avait mis 17 buts en mauve la saison dernière, Teo l'a égalé le 20 novembre. Tout ça avec un regard qui glace le sang. On ne nous avait pas dit que Terminator avait décidé de se mettre au football.Dernier arrivé de l'été liégeois, Ishak Belfodil a sans doute été le transfert last minute le plus rapidement intégré au jeu rouche. Buteur dès son premier match, il arpente surtout les pelouses belges avec un look qui rappelle les plus belles charges d'Aragorn dans le Seigneur des Anneaux. Vous trouvez la comparaison excessive ? Mettez-lui la musique d'Howard Shore à la place de celle de la Pro League, et on en reparle. Un mètre 72 sous la toise et dix-huit piges sur le passeport. Deux arguments rédhibitoires pour postuler à un rôle de milieu de terrain au grand casting de la Pro League. Mais visiblement, Lazare Amani n'était pas au courant. Au milieu des géants, le format de poche des Pandas joue les Iniesta des Cantons de l'Est en slalomant balle au pied pour inventer des occasions entre les lignes. À Eupen, on ne fait décidément rien comme les autres.Quand Garrido et Fernandez avaient quitté les Flandres, certains avaient décrété que la Belgique n'était pas faite pour les Espagnols. Quelques années plus tard, Victor Vazquez a relancé le débat. Et puis, Alejandro Pozuelo est arrivé à Genk. Avec beaucoup trop d'intelligence dans les yeux et de talent dans le pied droit pour que cette théorie tienne encore la route. Dimitri De Condé en fait même son favori pour le Soulier d'or.En spécialiste du coup franc qu'il était, Ivan Leko n'a pas mis longtemps à tomber amoureux de Stef Peeters. Le pied gauche du milieu de terrain trudonnaire est rapidement devenu une machine à créer des occasions de but, dès que l'adversaire a le malheur de commettre une faute à moins de 35 mètres de ses cages. Et dans le jeu ? Le gamin est déjà un patron. En voilà un pour qui le Stayen va rapidement devenir trop petit.La formule magique de " l'attaquant sorti de nulle part qui marque plein de buts " a visiblement quitté Westerlo. Direction les Éperons d'or. Après Ivan Santini, c'est Idriss Saadi qui fait chavirer Courtrai, épaulé par un Hervé Kagé de gala pour le mettre sur orbite. Ses buts et ses muscles ont déjà tapé dans l'oeil de René Weiler. En voilà encore un qui a intérêt à garder son portable près de lui pendant tout le mois de janvier.Un an après Matthieu Dossevi et Sambou Yatabaré, les réseaux athéniens du Standard (lisez : de Christophe Henrotay) ont encore frappé. Oublié le bide Maniatis : c'est Konstantinos Laifis qui débarque à Sclessin. Gaucher, élégant, et tellement facile derrière qu'il parvient à masquer le fait que Scholz traverse sans doute la moins bonne période de sa carrière.Prenez le plus grand talent de votre Académie, empêchez votre staff de le faire jouer et laissez-le tranquillement partir vers un concurrent direct dans la lutte pour les play-offs 1. Voilà l'idée de génie du Standard avec Nany Dimata. Quelques mois plus tard, Ostende est en cruise-control vers les PO1 pendant que les Rouches galèrent. Et Dimata relègue chaque semaine Cyriac, Akpala et Pedersen sur le banc, voire en tribunes. Ceux qui suivaient Lille parlaient d'un joueur limité, qui faisait peine à voir, qui ne percerait sans doute jamais. Un an à Waregem a métamorphosé Soualiho Meïté. Le milieu de terrain dévore les alentours du rond central chaque week-end, et a inscrit son nom sur les tablettes d'une bonne série de clubs européens. Et malgré tout, on entend encore des gens qui l'appellent " Maïté ". Le mec est déjà au four et au moulin, et ils veulent aussi l'envoyer aux fourneaux.