1. Youri Tielemans

YOU-RIT
...

YOU-RIT Moqué pour son inconstance sur le Rocher, puis pour le nombre de ses coaches qui ont été licenciés cette saison (Jardim, Henry et Puel), l'ancien wonder boy de Neerpede a retrouvé sa fraîcheur entre les lignes espacées des terrains anglais. Décisif à chaque rencontre, il parvient enfin à montrer chaque week-end le joueur bourré de talent que les fans belges voient à chaque rassemblement des Diables. Leicester pourrait rapidement devenir trop étroit pour lui. L'ÉTOILE DU NORD Sans les blessures qui ont freiné sa progression, le géant norvégien ne foulerait déjà plus nos pelouses. L'été dernier déjà, Genk avait refusé des sollicitations à 20 millions d'euros pour son milieu de terrain, qui devrait l'emmener vers le titre avant de lui rapporter le pactole. Sur le terrain, le grand Sander ressemble à un père qui joue avec ses enfants dans le jardin. Sauf qu'il ne fait jamais exprès de perdre la balle pour les laisser gagner. Éducation à la dure. QUI CROYAIT ENCORE EN DIEU ? On le disait cramé. Chancelant sur des genoux encore plus vieillissants que les méthodes de Laszlo Bölöni. Pourtant, Dieu n'a mis que quelques semaines à retrouver la forme pour mettre tout le monde d'accord. Ses contrôles de balle gracieux, son flair hors du commun et sa technique soyeuse n'auraient jamais dû le ramener en Belgique avant d'avoir l'âge de jouer en vétérans. Son ancien foyer mauve lui fait désormais les yeux doux. Faut dire que la comparaison avec Ivan Santini pique les yeux. GONE BABY GONE La Belgique l'avait abandonné à Lille, sans même avoir de remords pour celui que Marc Wilmots avait envoyé en opération suicide face aux Gallois de Gareth Bale. Elle l'a retrouvé à Lyon, forcément pas désorienté sous les ordres de Bruno Génésio, dont le sens tactique n'a rien à envier aux grandes heures de Willy. Devenu une valeur sûre des pelouses de Ligue 1, il a ramené un peu de dreadlocks chez les Diables, histoire de compenser la disparition de Jordan Lukaku. AVANT, J'ÉTAIS GROS Plus souvent en salle de muscu que sur le terrain, Séba avait fini par ressembler davantage à un combattant de MMA qu'à un joueur de football. Repris en mains par Philippe Clement, l'animal carolo a retrouvé les vertus qui lui avaient permis de décrocher un transfert dans le Limbourg après une saison folle sous les ordres de Felice Mazzù. Évidemment, il a récolté quelques insultes lors de ses retours au Mambour. Mais lui, au moins, il aura bientôt un titre sur la cheminée. Dewaest 1 - Charleroi 0. À PAS DE LOUP Déjà moqué sur les réseaux pour sa présence à la Coupe du monde, le grand Leander faisait l'unanimité contre lui quand Roberto Martinez l'a rappelé en novembre alors qu'il cirait le banc des Wolves. Et puis, Robocop a reçu sa chance, et n'a plus quitté l'équipe de Nuno Espirito Santo. Il a même assuré avec brio l'interim d'un Witsel blessé lors du dernier rassemblement des Diables. Un vrai coup dur pour ceux qui prétendaient qu'il devait seulement ses sélections au nom de son agent. BOULET DE CANONNIER Du côté de Gand, il n'y a que ses abdos qui ont impressionné le vestiaire. Incapable de se faire une place dans le onze des Buffalos, le Nigérian n'a pas marqué le moindre but en championnat pour les Gantois. De retour à Mouscron, par contre, c'est le carton : sept buts en neuf matches chez les Invincibles de Bernd Storck, avant de s'éteindre dans l'anonymat des PO2. À Gand, on se rappellera quand même de son doublé salvateur contre Virton, au premier tour de la Coupe. Sans lui, pas de finale. VADIS-MECUM Revenu de nulle part, avec quelques kilos en trop dans chaque valise, Vadis s'est installé dans un troisième grand club de notre championnat après ses passages à Anderlecht et à Bruges. Rapidement devenu le roi de la Ghelamco Arena grâce à un talent jamais vraiment savouré à sa juste valeur, il a été l'un des hommes de la qualif en play-offs 1 et de la route vers la finale de la Coupe. Est-ce enfin assez pour convaincre Vercauteren qu'il a un peu de ballon ? INSPECTEUR DEDRYCK Pas franchement apprécié par le sud du pays, qui voyait seulement en lui le salaud qui avait pris la place au Mondial du gentil Lolo, Boyata a fait taire les sceptiques en Russie, ne décevant jamais quand Martinez a eu besoin de lui. En route pour un quatrième titre de champion d'Écosse avec le Celtic, il a trouvé le bon filon pour faire gonfler son palmarès. Une armoire à trophées digne d'un caïd de cour de récré. Encore gagné à midi. Bah oui, c'était contre les maternelles, et alors ? LUCKY LUKE Son départ pour Watford sentait le transfert made in Mogi à des kilomètres. Forcément, ça n'a pas marché pour Dodi de l'autre côté de la Manche. On a même craint le pire quand il a décidé de se casser pour aller jouer à Dusseldorf, promu à la bonne gueule de futur relégué. Quelques mois plus tard, non seulement Dodi va rester en Bundesliga, mais il s'est en plus offert un triplé contre le Bayern, un but face à Dortmund et un statut de révélation des pelouses allemandes. Wunderbar.