1 LAURENT CIMAN - EN GÉNÉRAL

23e homme de Wilmots, c'était hier. Pendant des années, il a été dans le noyau des Diables et on estimait que c'était déjà pas mal pour lui. Aucun autre joueur de champ ne passait autant de temps sur le banc. Lui-même pensait que l'arrivée de Martinez sonnait la fin de sa carrière internationale. Faux. L'Espagnol l'a rappelé. Et l'a transformé en titulaire. Carrément en patron d'une défense décimée. Et on ne parle même pas de sa cote XXL en MLS où le surnom de Général lui va si bien.
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23e homme de Wilmots, c'était hier. Pendant des années, il a été dans le noyau des Diables et on estimait que c'était déjà pas mal pour lui. Aucun autre joueur de champ ne passait autant de temps sur le banc. Lui-même pensait que l'arrivée de Martinez sonnait la fin de sa carrière internationale. Faux. L'Espagnol l'a rappelé. Et l'a transformé en titulaire. Carrément en patron d'une défense décimée. Et on ne parle même pas de sa cote XXL en MLS où le surnom de Général lui va si bien. Quand il s'est retrouvé à 'Gladbach, c'était bien mais c'était aussi un petit échec par rapport à Chelsea, où il n'avait rien montré. Aujourd'hui, on lit des trucs du style " Thorgan ou Eden, qui est le plus fort ? " Sans doute forcé mais ça veut tout dire, après ses débuts compliqués en Allemagne. On raconte carrément que Chelsea pourrait activer une " clause de rachat " dans les prochains mois. Le petit frère ne veut pas commenter. Il joue. Et il brille. David Pollet à Anderlecht, c'était une mauvaise blague. David Pollet à Gand, ce n'était pas beaucoup mieux. Une simple histoire d'a(r)gent. Dans ces deux clubs, il a montré que c'était décidément un peu / beaucoup trop haut pour lui. Alors, il a retrouvé le terroir où il avait explosé : le Stade du Pays de Charleroi. Fini, les semaines qui s'enchaînaient sans qu'il soit sur la pelouse, ou sans qu'il marque quand on lui offrait quelques minutes de temps de jeu. Comme c'est un bon soldat, il fait la même chose que son boss. Il joue jusqu'à 40 ans. Oui, comme Preud'homme du temps de Benfica. On a tous (lui aussi) cru au bobard de l'année quand on a lu que Roberto Martinez le rappelait en équipe nationale, deux ans après ses adieux officiels (avec fleurs, larmes et tout le bazar). Mais non ! Et sa montée au jeu contre l'Estonie restera une des images de la saison. A 39 ans, 11 mois et 2 jours, ouais fieu. Trop court pour le championnat portugais mais assez bon pour la Premier League (même si c'est avec le petit Burnley), cherchez l'erreur. Entre les deux, il y a eu ce passage compliqué à Anderlecht et des adieux dans une ambiance chahutée. Il avait dit qu'il voulait se relancer en Mauve, on savait que c'était un enterrement. Pas tant que ça, finalement. Lui aussi a retrouvé des couleurs de Diable. Improbable il y a quelques mois. Charleroi, Jérusalem, Gand, Genk, Courtrai. Partout, on a vanté ses qualités balle au pied. Partout, on a regretté sa forme en montagnes russes, ses écarts extra-sportifs, ses crises d'ado attardé. Aujourd'hui, il est de nouveau à son meilleur niveau avec Courtrai. Pour combien de temps ? Aucun pronostic possible dans son cas, son histoire est trop compliquée. Mais ce Kagé-là vaut largement mieux que ce club-là, ça on le sait. Comme son pays d'adoption, il a sauté de l'EURO durant l'été. La pilule est mal passée. Mais bon, il sortait d'une saison difficile avec Everton. Et la confiance que lui accordait Martinez là-bas... comment dire ? Cette saison, avec Koeman, il totalisait autant de temps de jeu après 5 matches qu'après 22 journées en 2015-2016. RM a vu tout ça et s'est souvenu que, même avec lui, dans le temps, il lui arrivait d'être bon dans les brouillards du nord. Gâchis : le terme n'était pas trop fort pour désigner la trajectoire de ce surdoué. Depuis son éclosion à Gand, il avait enchaîné les flops, comme un enlisement aux Emirats, une expérience improbable en Norvège et aussi des périodes sans club. Huit : le nombre de fois qu'il a tanné Marc Coucke pour recevoir une chance à Ostende. La huitième a été la bonne, en janvier de cette année. Il vient de prolonger jusqu'en 2020. Preuve qu'il est redevenu lui-même. On peut briller à Ostende en ayant le charisme d'une crevette. Berrier sait qu'il n'a (presque) jamais le sourire sur un terrain de foot et il assume. Il est là pour travailler. Dans la vraie vie, il se dit déconneur. Parlons foot... Il a connu une période de beaucoup moins bien. Une constante dans sa carrière. Mais chaque fois qu'il rebondit, il le fait très haut. Il supplie aujourd'hui sa direction pour qu'elle prolonge son contrat qui se termine. Il a envie de terminer sa carrière à la Côte. " Marquer quatre fois dans le même match, ça n'arrive pas souvent. A moins de s'appeler Messi ou Ronaldo. " Confirmé, il a encore des buts dans sa vie. Contre Malines, tout récemment, il a réussi cet exploit pour la première fois de sa carrière. Il a ajouté que les deux extraterrestres faisaient ça " presque chaque semaine ". Faut pas rêver. Ce qui est bien pour Vossen, c'est que ce n'était pas un one shot : ça fait des semaines qu'il est à nouveau à son niveau de Genk il y a X annnées.