Président de Saint-Trond depuis 2004, Roland Duchâtelet (63 ans) est ingénieur civil, licencié en sciences économiques appliquées et titulaire d'un MBA. Il est à la tête de plusieurs entreprises. Créateur du parti politique Vivant. Sénateur. Echevin à Saint-Trond. Il a son profil Facebook et 3.177 amis...
...

Président de Saint-Trond depuis 2004, Roland Duchâtelet (63 ans) est ingénieur civil, licencié en sciences économiques appliquées et titulaire d'un MBA. Il est à la tête de plusieurs entreprises. Créateur du parti politique Vivant. Sénateur. Echevin à Saint-Trond. Il a son profil Facebook et 3.177 amis... Ludwig Sneyers, qui a occupé un poste au STVV et est aujourd'hui directeur général de la Ligue pro, est un proche de Duchâtelet. Parmi les dirigeants de clubs belges, c'est Filips Dhondt (manager général du Club Bruges) qui partage le plus ses idées à propos de la réforme de la D1, de la nécessité d'imposer des terrains synthétiques, etc. Le président de Saint-Trond rencontre occasionnellement Karl Dhont, l'expert belge en paris qui est devenu numéro 1 de la cellule anticorruption de l'UEFA. Mais aussi le président de l'Union belge François De Keersmaecker et son CEO Jean-Marie Philips. Plus original : sa complicité avec Marc Lesenfants, le président de la commission football féminin à la Fédération. Duchâtelet est un adepte du foot pour les filles et c'est pour cela que Saint-Trond a repris le matricule du Rapide Wezemaal, histoire d'accéder plus vite à la D1. Aujourd'hui, les filles du Staaien jouent la tête du classement avec celles du Standard. Côté anciennes gloires, Duchâtelet voit régulièrement Marc Wilmots (à qui il avait donné une chance d'entraîner en D1) et Jean-François de Sart. Il ne comprend toujours pas pourquoi on n'a pas donné à l'un des deux l'occasion d'entraîner les Diables. Il reste en rapport avec un autre ex-coach de son club, Jacky Mathijssen. Mais aussi avec Aimé Anthuenis, Georges Leekens, Michel Preud'homme et quelques autres grands noms du coaching. Hors foot, il connaît très bien l'ancien athlète Bob Verbeeck qui participa aux Jeux de Los Angeles, se cache derrière la réussite du tournoi de tennis d'Anvers et guida les carrières de Tia Hellebaut et Kim Clijsters. Duchâtelet et Verbeeck ont lancé ensemble le site www.sport.be, dont Verbeeck est toujours le gestionnaire - Duchâtelet lui a entre-temps revendu ses parts. Duchâtelet est assez proche du monde du cinéma. Le cinéaste provocateur flamand Jan Bucquoy lui a autrefois consacré un documentaire. " Un film remarquable qui détaillait l'avènement du parti Vivant ", dit le businessman. Les deux hommes se connaissaient déjà : Duchâtelet avait sponsorisé des projets de films de Bucquoy. Il côtoie également les cinéastes Robbe De Hert et Erik Van Looy, très connus en Flandre. Dans un tout autre domaine, il a appris à connaître André-Mutien Léonard, récemment promu archevêque. Il avait invité l'homme politique dans sa résidence namuroise lors de l'avènement de Vivant. " Il tenait à s'informer de la tendance philosophique de ce nouveau mouvement. Je pense qu'on se fait une fausse idée de lui, qu'on caricature. Je suis persuadé qu'il sera à la hauteur de sa nouvelle fonction. " Roland Duchâtelet est actionnaire de référence de plusieurs sociétés actives essentiellement dans l'électronique et la micro-électronique, surtout à destination du secteur automobile. Il emploie 7.000 personnes en Belgique, dans d'autres pays d'Europe, en Malaisie, au Mexique, aux Etats-Unis, en Chine, aux Philippines, etc. Ses sociétés réalisent un chiffre d'affaires annuel global de près de 750 millions d'euros. Il est proche de Gabriel Fehervari, l'homme d'affaires flamand d'origine hongroise qui a créé le média Alfacam et lancé la chaîne télévisée EXQI. Et, par corollaire, de David Steegen, qui a aidé au lancement de la chaîne avant de devenir porte-parole d'Anderlecht. Thomas Leysen, administrateur délégué du géant Umicore (secteur des métaux) et président de la Fédération des Entreprises de Belgique, est un autre contact privilégié. Toujours au niveau gros bonnets de l'industrie, il rencontre régulièrement Jan Callewaert (Option, industrie digitale), Marc Coucke (Omega Pharma, dont des sous-marques sont connues du grand public grâce au sponsoring en cyclisme : Davitamon, Predictor, Silence) et le baron Paul Buysse (président du conseil d'administration de Bekaert). Dans son réseau d'affaires, on trouve encore l'économiste Geert Noels, Luc Coene (vice-gouverneur de la Banque Nationale de Belgique et ministre d'Etat), Peter Praet (directeur de la BNB), Jean-Paul Servais (patron de la CBFA - Commission bancaire, financière et des assurances) et le professeur d'université Paul De Grauwe. Sénateur Vivant, parti adossé au VLD pour former l'Open VLD, Duchâtelet côtoie la crème de la politique belge. Parmi ses contacts privilégiés, il y a le chef du gouvernement Yves Leterme, l'ancien Premier Guy Verhofstadt et le ministre du Budget Guy Vanhengel. Il a aussi des contacts fréquents avec Didier Reynders et avec les deux autres hommes de foot du Sénat, Alain Courtois et Pol Van Den Driessche (porte-parole du Cercle Bruges). A trois, ils ont lancé l'idée de la cellule antifraude dans le football. Parmi ses relations politiques privilégiées, on trouve encore Annemie Turtelboom (ministre de l'Intérieur), le commissaire européen Karel De Gucht, le ministre de la Défense Pieter De Crem, le ministre de l'Economie Vincent Van Quickenborne, le président de la Chambre Patrick Dewael, la sénatrice mouscronnoise Christiane Vienne, le sénateur germanophone Berni Collas, le secrétaire d'Etat Etienne Schouppe et Rudy Aernoudt qui, comme Duchâtelet, prône l'introduction du revenu de base et voudrait que la sécurité sociale devienne un droit fondamental. A l'étranger, il a des affinités avec deux politiciens qui se battent aussi pour ce revenu de base : Christine Boutin en France et le ministre-président de la Thuringe (une région d'Allemagne) qu'il a eu l'occasion de découvrir parce qu'il a une entreprise là-bas. Il est proche aussi du ministre-président de l'Etat du Sarawak, le plus riche de Malaisie, également parce qu'il a une société basée sur place. Toujours au travers de son business, il a eu l'occasion de dîner avec le Premier ministre bulgare et connaît plusieurs hommes politiques importants de ce pays. Duchâtelet avoue aussi une certaine complicité avec le Français Jean-Louis Borloo (ministre de l'Ecologie). par pierre danvoye - photos: reporters