Michel De Wolf est né le 19 janvier 1958. Il a joué 499 matches comme défenseur en D1 avec le RWDM, La Gantoise, Courtrai et Anderlecht. Il a terminé sa carrière par un titre en D2 française avec Marseille. 42 rencontres avec les Diables (Euro 84, CM 86, 90 et 94). Comme entraîneur, il a notamment travaillé à Courtrai, Manosque (France) et en équipe nationale du Gabon. Il est adjoint de Stéphane Demol à Charleroi depuis l'été dernier. 3 titres de champion de Belgique, 2 Coupes de Belgique et 2 Supercoupes.
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Michel De Wolf est né le 19 janvier 1958. Il a joué 499 matches comme défenseur en D1 avec le RWDM, La Gantoise, Courtrai et Anderlecht. Il a terminé sa carrière par un titre en D2 française avec Marseille. 42 rencontres avec les Diables (Euro 84, CM 86, 90 et 94). Comme entraîneur, il a notamment travaillé à Courtrai, Manosque (France) et en équipe nationale du Gabon. Il est adjoint de Stéphane Demol à Charleroi depuis l'été dernier. 3 titres de champion de Belgique, 2 Coupes de Belgique et 2 Supercoupes.Durant sa saison à Marseille (il fut champion de D2 mais le club fut privé de la montée pour raisons extra-sportives), De Wolf n'a pas côtoyé que des gentlemen. Il a connu Bernard Tapie pendant quelques mois. Il côtoyait aussi Francis le Belge : un truand, parrain du Milieu marseillais qui sera assassiné en 2000 dans un règlement de comptes. " Il venait souvent aux matches, il était proche des joueurs mais j'étais loin d'imaginer que c'était un bandit pareil ", dit aujourd'hui Dewolf. Les contacts étroits qu'il a gardés avec l'OM sont bien plus recommandables. Il s'aligne régulièrement avec l'OM Star Club, une équipe d'anciens du Vélodrome. Il y a là son plus grand pote de l'époque phocéenne : Bernard Casoni. Mais aussi Manuel Amoros, Carlos Mozer, Basile Boli, Tony Cascarino, Jean-Pierre Papin, Fabien Barthez, Pascal Olmeta, Marcel Dib, Jean-Marc Ferreri, Daniel Xuereb (président de l'association des anciens de l'OM),... L'OM Star Club affronte toutes sortes d'équipes et se produit même en dehors de la France (il y a déjà eu des matches au Gabon par exemple, avec 40.000 spectateurs). Les bénéfices sont versés à des £uvres : ligues de handicapés, association créée par Papin, parents qui ont besoin d'argent pour faire opérer un enfant au bout du monde,... Avant de signer à Charleroi, De Wolf jouait souvent deux matches par mois avec les anciens de Marseille. Et chaque année, le Club Med leur offre une semaine de vacances. Seule contribution pour les joueurs : disputer des matches certains soirs. " On a essayé de faire la même chose avec Guy Thys : rassembler d'anciens Diables Rouges pour récolter des fonds. Mais ça n'a pas marché. Les Belges ont la fibre pour recevoir, pas pour donner. " Dewolf sait où il finira ses jours : à Manosque, à une heure de route de Marseille. Il a d'ailleurs entraîné là-bas. Michel De Wolf est conseiller communal PS dans l'opposition à Tubize. " Je pensais que je pourrais faire évoluer le sport pour tous, pas seulement pour le club de foot porte-drapeau. Mais j'ai vite déchanté. On a su construire une nouvelle tribune de 3.200 places en quelques semaines quand Tubize est monté en D1, mais j'ai demandé deux boilers pour mon équipe de P4 il y a un an et je n'en ai encore reçu qu'un seul. Tout est plus facile quand on a le bourgmestre comme président. Depuis que Raymond Langendries est au pouvoir, il n'y en a que pour son club. " Dans le monde politique, Dewolf est proche d' AndréFlahaut, qui avait pris ses deux filles en stage quand il était ministre de la Défense. Et de Jean-Pierre Deserf, député provincial brabançon. Il a aussi côtoyé l'ancien cycliste pro Michel Dernies quand celui-ci était au conseil communal de Tubize. L'expérience politique de De Wolf ne devrait pas aller au-delà de son mandat actuel : ce n'est pas son monde. Pendant ses missions de scouting pour le compte de Courtrai, De Wolf a eu l'occasion de tisser des liens plus ou moins forts avec plusieurs entraîneurs : Luka Peruzovic, Aad de Mos, Glen De Boeck, Georges Leekens, Lorenzo Staelens. Il a aussi appris à apprécier Marc Degryse, qui était à l'époque directeur sportif du Club Bruges. Et Raymond Mommens qui faisait, lui, le scouting pour Charleroi. Quand Stéphane Demol a eu besoin d'un adjoint l'été dernier, voilà pourquoi Mommens a pensé à lui. Dewolf avait côtoyé Demol chez les Diables mais ils s'étaient perdus de vue entre-temps. De Wolf - au chômage depuis quelques semaines car il avait perdu son boulot dans une entreprise qui vendait du matériel pour chevaux et cavaliers - n'entraînait plus et n'avait plus l'intention de le faire. On ne le verra d'ailleurs jamais T1 au plus haut niveau : il ne passera pas les diplômes et viserait tout au plus la Promotion ou la D3. Son hobby depuis la nuit des temps, c'est son petit club de 4e Provinciale, Clabecq. Où il a frappé ses premiers ballons à la fin des années 60. Il est président, trésorier, cafetier, il trace les lignes, etc. C'est à deux pas de chez lui et c'est le coin où il croise régulièrement deux anciens Anderlechtois qui habitent eux aussi à deux pas de là : Walter Baseggio et Robert De Pot (ex-dirigeant du Sporting). Autres proches de De Wolf : une partie du personnel des anciennes Forges, aujourd'hui Duferco. Avant le drame social, plusieurs membres de sa famille y travaillaient. Aujourd'hui, il a encore un frère chez Duferco. De Wolf n'a jamais aimé le tralala du football pro, ce n'était pas le monde de ce gars très simple, ex-ouvrier des Forges de Clabecq. Les contacts qu'il a gardés de sa carrière de joueur sont rares. Il y a Philippe Albert, Johan Walem, Bertrand Crasson, Filip De Wilde, Olivier Suray et Michel Preud'homme. C'est à peu près tout. Côté dirigeants, il est resté en relation avec Michel Verschueren, son ancien patron à Anderlecht. Ils se revoient à des repas d'anciens du Sporting. C'est via l'OM Star Club que Dewolf s'est retrouvé entraîneur fédéral du Gabon. " Nous sommes allés jouer là-bas et le ministre des Sports a demandé qui était intéressé par le poste. Je n'ai pas postulé mais des anciens de Marseille ont avancé mon nom. J'y suis resté un an : suffisant. C'est difficile de faire avancer les choses là-bas. Je reste en contact avec le secrétaire du ministre des Sports : nous nous envoyons régulièrement des e-mails. "par pierre danvoye