Manu Ferrera, 51 ans, est né à El Cerro de Andevalo, en Espagne. Il a joué au Crossing Schaerbeek (1974-80), à l'Eendracht Alost (1980-84) et au Mazda Hiroshima (1985-86). Il a coaché à Seraing (1992-96, jeunes puis Première), Juniors UEFA d'Anderlecht (1997-2000), Eendracht Alost (2001-02), KV Courtrai (2003-06), Standard (T2, 2006-08) et La Gantoise (T2 depuis 2008).
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Manu Ferrera, 51 ans, est né à El Cerro de Andevalo, en Espagne. Il a joué au Crossing Schaerbeek (1974-80), à l'Eendracht Alost (1980-84) et au Mazda Hiroshima (1985-86). Il a coaché à Seraing (1992-96, jeunes puis Première), Juniors UEFA d'Anderlecht (1997-2000), Eendracht Alost (2001-02), KV Courtrai (2003-06), Standard (T2, 2006-08) et La Gantoise (T2 depuis 2008). Manu voue une profonde reconnaissance envers le manager argentin José Rubulota, qui a toujours été son homme de confiance. C'est lui qui fut à la base de son premier essai hors-frontières, à Valenciennes, au beau milieu des années 70. Testé à l'attaque, il était flanqué de deux joueurs avec qui il a gardé le contact : Bruno Metsu d'abord, le sélectionneur actuel du Qatar, que les Diables Rouges viennent de rencontrer à Sedan et Roger Milla, qui lui avait servi de chauffeur pendant son stage. Le transfert n'avait pas été conclu car le président du Crossing, Emile Michiels, réclamait à l'époque un million de francs (25.000 euros) par but marqué. Et comme notre homme en avait planté 7 en deux joutes amicales, le club nordiste décrocha. Plus tard, Rubulota l'amena à Seraing, où il retrouva pour la deuxième fois Georges Heylens, qui avait été son entraîneur à Alost. Chez les Métallos, Manu s'occupa tour à tour de l'encadrement du blé en herbe avant d'y officier comme T2 puis T1. Appelé également à s'occuper des jeunes étrangers, il chaperonna à l'époque quelques éléments dont il est resté très proche : les Brésiliens Isaïas, Edmilson et Wamberto notamment. Ainsi qu'un autre joueur, venu de l'ex-Zaïre, Roger Lukaku. Manu a même été invité au baptême de Romelu... De son passage au SC Charleroi est née une indéfectible amitié avec deux personnes : l'ex-président Luc Frère, avec qui il partage la même passion pour l'époque napoléonienne et l'ex-attaché de presse Manu Salvé, reconverti dans le journalisme entre-temps. A intervalles réguliers, le trio se retrouve autour d'une bonne table. Le prochain rendez-vous devra d'ailleurs être agencé par Manu dans la capitale. Il n'y a toutefois pas qu'avec des Carolos pur jus que le n° 2 de la dynastie Ferrera a sympathisé au Mambourg. Il est resté en contact aussi avec l'Iranien Darius Yazdani. Celui-ci lui a même proposé, à un moment donné, d'entraîner Saïpa, club-phare de la capitale, Téhéran. Dans ce cas-ci aussi, le projet n'avait pas abouti. A l'instar de Michel Preud'homme, Manu, et son éternel sourire, n'auront laissé que de bons souvenirs au Standard. Du préposé au matériel, Milou Delsaer au big-boss Lucien D'Onofrio, en passant par Frédéric Leidgens, ex-team-manager et complice d'après-match, il a gardé le contact avec bon nombre de personnes là-bas. Avec une mention particulière, quand même, pour Pino Scopel, concierge à l'Académie Robert-Louis Dreyfus. Grâce à Manu, celui-ci a gagné un jour pas mal d'argent aux pronostics. De quoi s'acheter une nouvelle télé qu'il a baptisée Manu tout simplement. Et tant qu'à parler télé, on signalera qu'à BeTV, où Manu est consultant, ses potes sont Bruno Taverne et Olivier Doll, ancienne connaissance de Seraing aussi... Manu est le deuxième de trois frères branchés depuis toujours sur le football. L'aîné, Cisco (55 ans) cumule les fonctions de commercial auprès de la firme d'équipements sportifs Select et de directeur sportif de l'école des jeunes du White Star Woluwé. Le cadet, Emilio (42) entraîne l'équipe athénienne de Panionios après avoir dirigé Panthrakikos la saison passée. Les Ferrera ont le gène du foot. Yannick (29), fils de Cisco, entraîne les U15 nationaux d'Anderlecht. Esteban (22), fils de Manu, a dû arrêter le football en raison de problèmes à la hanche. Chez les jeunes, il avait milité au FC Malines ainsi qu'au RWDM, en P1, à l'époque où Georges Heylens y était entraîneur. Le fils aîné d'Emilio, Alexis (14) est le leader d'attaque de son équipe à Grez-Doiceau. Quant à Francesca (56), la s£ur du trio, elle a un fils, Raphaël Galeri (26) qui évolue à Dilbeek Sport (Promotion), après avoir fait ses classes en Italie à Pérouse en 2000-01. Diplômé de l'ICHEC, il travaille en outre pour le père de Xavier Chen... un joueur que Manu a eu sous ses ordres à Courtrai. A l'instar de ses frères et s£ur, Manu s'est fait membre, dès son plus jeune âge, du cercle schaerbeekois Los Extraños, qui regroupe les Espagnols de la deuxième génération. Au moment de son affiliation, son co-président était Felix Calvo, le père de Daniel... que notre homme allait retrouver en classes d'âge anderlechtoises puis à Courtrai. Au RSCA, il se révéla d'un concours précieux aussi pour un autre garçon d'origine espagnole : le gardien Rafael Urko-Pardo. Barré au Sporting par les Filip De Wilde, Geert De Vlieger et autre Zvonko Milojevic, c'est sur recommandation de Manu qu'il prit la route du FC Barcelone en 1999 où l'une de ses bonnes connaissances, Serra Ferrer, était responsable de l'école des jeunes des Blaugrana en ce temps-là. S'il n'y joua qu'en Réserve, il se rattrapa par la suite en défendant les intérêts de Sabadell, Iraklis, le Rapid Bucarest, Salamanque et, enfin, l'Olympiacos où il est, cette saison, la doublure d' Antonios Nikopolidis. A son instigation aussi, un autre jeune Anderlechtois, Azubike Oliseh, fut testé la même année à Extremadura. L'entraîneur y était Rafa Benitez, l'actuel coach de Liverpool. Manu doit être l'un des seuls en Belgique à disposer de son numéro de téléphone ! Et ce n'est pas tout : Luis Aragonés, vainqueur de l'EURO 2008 avec l'Espagne y figure aussi. Dans son cas, les liens remontent à la saison 1991-92, quand le coach, qui vaquait alors aux destinées de l'Atletico Madrid, s'était déplacé au Club Bruges au 3e tour de la Coupe des Coupes. Les deux avaient alors partagé la même table à La Réserve, à Knokke. Trois ans plus tard, le même Aragonés, en charge de Séville, invita Manu et les Espoirs de Seraing à participer à un stage. par bruno govers