Enzo Scifo a 43 ans. Il débute en D1 à 17 ans à Anderlecht puis joue à l'Inter Milan, Bordeaux, Auxerre, Torino, Monaco, Anderlecht et Charleroi. Il compte 84 sélections internationales, a gagné quatre titres avec Anderlecht, un en France avec Monaco et remporta la Coupe d'Italie avec Torino. Soulier d'Or 1984 et Footballeur pro de l'année 1991, il a coaché Charleroi (2001-2002), Tubize (2004-06) et Mouscron (2007-09).
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Enzo Scifo a 43 ans. Il débute en D1 à 17 ans à Anderlecht puis joue à l'Inter Milan, Bordeaux, Auxerre, Torino, Monaco, Anderlecht et Charleroi. Il compte 84 sélections internationales, a gagné quatre titres avec Anderlecht, un en France avec Monaco et remporta la Coupe d'Italie avec Torino. Soulier d'Or 1984 et Footballeur pro de l'année 1991, il a coaché Charleroi (2001-2002), Tubize (2004-06) et Mouscron (2007-09). Repéré à La Louvière, Enzo Scifo avait 14 ans quand il débarqua à Anderlecht où Paul Van Himst le lança en équipe première et le coacha en équipe nationale. Van Himst reste un point cardinal qu'il adore encore rencontrer. Toujours ému par la gentillesse de Roger Vanden Stock et de son épouse, il les revoit souvent avec plaisir. Pour lui, Michel Verschueren a été le plus grand manager de club de son époque et son numéro de téléphone figure en bonne place dans son agenda. Il n'a pas égaré, non plus, les coordonnées de quelques joueurs importants de ses premières années mauves : Georges Grün, Stéphane Demol, Luka Peruzovic, Jacky Munaron, Alexandre Czerniatynski, etc. Si ses relations ne furent pas bonnes avec Mogi Bayat à Charleroi, il estime toujours le président carolo, Abbas Bayat, qu'il voit encore de temps à autre. A Tubize, il a établi des relations intéressantes avec Raymond Langendries et Louis Derwa qui est par ailleurs son avocat. Il n'a pas effacé les numéros mouscronnois dans la liste de ses contacts et certainement pas celui de Walter Baseggio. Au hasard d'un jubilé ou avant d'assister à un match de Ligue des Champions, il lui arrive de retrouver d'anciens équipiers italiens de l'Inter : Giuseppe Bergomi, Alessandro Altobelli ou Walter Zenga. Mais c'est en France qu'il a le plus de relations. D'Auxerre, l'ancien coach du stade de l' Abbé-Deschamps Guy Roux, son adjoint Dominique Cuperly et de grands dirigeants bourguignons ( Jean-Claude Hamel et Gérard Bourgouin) font partie des amis qui lui tiennent le plus à c£ur. Il n'oublie pas d'anciens équipiers comme Bruno Martini et Basile Boli qu'il a revus récemment ou Claude Puel, coach à Lyon où Enzo a passé un stage et retournera prochainement pour un match de Ligue des Champions. Il croise encore de temps en temps Sonny Anderson, Thierry Henry ou Lilian Thuran, ses anciens équipiers monégasques. Et il n'oubliera jamais que le Prince Albert (qui s'entraînait parfois avec les joueurs de l'AS Monaco) insista personnellement auprès de lui afin qu'il reste sur le Rocher quand il décida de revenir à Anderlecht. Mais Enzo ne changea pas d'avis car il avait donné sa parole aux Mauves... De cette période, Enzo n'a plus le numéro de portable de Zinédine Zidane (qui a probablement changé d'opérateur...), et avec qui il a soutenu des £uvres de bienfaisance. Enzo n'avait que 12 ans quand un journaliste de la Gazette des Sports réalisa sa première interview. Il s'agissait de Michel Matton (désormais à la Dernière Heure-Les Sports) dont le titre ne passa pas inaperçu : " Le petit Pelé du Tivoli "... Il fait toujours partie de ses amis. Enzo était très proche d'un ex-journaliste de la Gazette des Sports récemment décédé : Lucien Galinella. S'il a ses entrées, ses connections et ses amitiés nées au fil des années à la RTBF, BeTV, RTL-TVI, le Soir, la Dernière Heure-Les Sports, Vers l'Avenir, Het Laatste Nieuws et... Sport/Foot Magazine, Enzo est connu pour ne jamais faire appel à quiconque pour un coup de pouce. Ce n'est pas son style... Il ne veut pas être pistonné pour trouver un autre club, par exemple, et pense qu'il doit surtout être question d'envie et de défis mutuels. Comme quand Philippe Dufermont songea à lui pour Mouscron. Enzo apprécie beaucoup Benoît Thans, un consultant qu'il connaît bien parce qu'il est, selon lui, animé par le souci de défendre les footballeurs. Enzo est resté un homme modeste qui écarquille les yeux quand les grands noms de la jet-set le reconnaissent. Dès ses débuts en D1, il a suscité l'admiration d'un célèbre supporter d'Anderlecht : Salvatore Adamo. Le footballeur était d'autant plus honoré que sa famille adorait cet artiste sicilien. Adamo espérait être le parrain du premier enfant de son joueur préféré et de son épouse, Marie-Pierre, mais cette joie avait déjà été promise à Pino, feu frère d'Enzo. Adamo a tout de suite exigé d'être le parrain de leur bébé suivant. Et ce fut le cas, bien sûr, pour la deuxième fille d'Enzo. Claude Barzotti est aussi un ami d'Enzo. Pour la petite histoire, Enzo connaît également personnellement une pléiade d'artistes avec qui il passe toujours un bon moment quand il les croise. Toto Cutugno et Jacques Duvall ont signé en 1985 les paroles et la musique d'une chanson interprétée par Enzo : " Gagné d'avance ". Le succès ne fut pas au rendez-vous. Patrick Obispo, Michel Sardou admiraient énormément son talent de joueur et il a aussi croisé Enrico Macias, Jean-Paul Belmondo et Alain Delon qui connaissaient bien sa carrière. Mais c'est Richard Anconina (un de ses acteurs préférés : Enzo a vu et revu un de ses films : Itinéraire d'un enfant gâté) qui le souffla le plus. Ils se sont rencontrés par hasard : Anconina est un passionné de football qui connaît le trajet d'Enzo de A à Z. C'est lui qu'il revoit le plus souvent. Enzo connaît bien quelques stars de la politique qu'il croise parfois dans un resto : Serge Kubla, Elio Di Rupo, Maria Arena, André Antoine, Joëlle Milquet, etc. Plusieurs assistèrent à l'ouverture du 1815, son hôtel à Waterloo. Mais, malgré une popularité intéressante en cas d'élection, il ne s'avancera jamais sur les chemins de la politique. par pierre bilic / photos reporters