Hier, mardi 21 octobre, le tribunal du travail de Bruxelles était appelé à se prononcer dans le cadre du procès intenté par le joueur AnteAracic contre le FC Brussels. Si la direction du club (par le biais de son président JohanVermeersch) soutenait avoir tenu tous ses engagements, notamment financiers, envers le Croate, celui-ci n'était nullement de cet avis et réclamait quelque 114.000 euros d'arriérés de salaire et autres avantages. Plus une indemnité compensatoire de 180.000 euros suite à une rupture abusive de son co...

Hier, mardi 21 octobre, le tribunal du travail de Bruxelles était appelé à se prononcer dans le cadre du procès intenté par le joueur AnteAracic contre le FC Brussels. Si la direction du club (par le biais de son président JohanVermeersch) soutenait avoir tenu tous ses engagements, notamment financiers, envers le Croate, celui-ci n'était nullement de cet avis et réclamait quelque 114.000 euros d'arriérés de salaire et autres avantages. Plus une indemnité compensatoire de 180.000 euros suite à une rupture abusive de son contrat qui courait jusqu'en fin juin 2010. " Afin de garantir la créance de mon client, j'ai fait saisir les comptes du club le 26 août passé ", observe Me Emmanuel De Wagter, avocat du joueur. " A ma grande stupéfaction, il n'y avait que 6.000 euros en dépôt à la banque ING. C'est tout de même un peu mince dans le chef d'un club de football. Mais je n'étais pas encore au bout de mes surprises car les derniers comptes annuels du club, établis en début 2008, attestent d'un fonds social négatif de 290.000 euros et d'un endettement à court terme d'1.215.000 euros. Dans ces conditions, je me demande franchement comment ce club s'y prend pour vivre, ou plutôt survivre. Et je me demande surtout comment il s'y prend pour obtenir chaque année la sacro-sainte licence. " Le cas d'Aracic n'est pas le seul avec lequel le Brussels doit composer. Même si le Croate est le seul, jusqu'à présent, à avoir pris un avocat sous les bras alors que les autres ont fait appel au syndicat des joueurs Sporta. " Au total, on dénombre une bonne trentaine de plaintes contre le Brussels ", souligne Dirk Devos, l'une des chevilles ouvrières de Sporta. " La plupart de ces cas sont en suspens, dans la mesure où le club fait quelquefois preuve de sa bonne volonté en ristournant une partie de son dû à tel ou tel élément. Les joueurs préfèrent alors patienter le temps qu'il faut au lieu d'aller immédiatement au bout de leurs exigences. Je présume que la commission des licences tient compte de cette bonne volonté mutuelle. Par contre, je suis étonné qu'on n'ait rien trouvé à redire concernant la caisse de pension des joueurs. Des avances ont certes été payées pour l'ensemble des joueurs mais quasi jamais pour des cas individuels. Le Brussels doit s'attendre aussi à un redressement fiscal concernant ses joueurs non communautaires. En principe, ceux-là ne devaient payer qu'une taxe de 18 % par le passé, mais à condition que le club fasse part à heure et à temps de leur identité. Le club ne l'a pas fait et cette omission risque de lui coûter cher car l'imposition peut alors monter jusqu'à 40 voire 50 %. " Difficile d'en savoir plus sur la vraie santé du club alors que son président refuse de nous parler... Restent ceux qui se battent tous les jours pour obtenir des résultats. Reste le projet sportif du club.