Pour son premier match à enjeu à la tête du RSCA, Ariel Jacobs a conduit ses ouailles à la victoire en seizièmes de finale de la Coupe de Belgique face au Vigor Hamme : 2-1. C'est déjà mieux que son prédécesseur à la tête des Mauve et Blanc, Frankie Vercauteren, qui avait débuté son règne au Parc Astrid, à la mi-février 2005, par une défaite contre le KV Ostende (0-1) en championnat. Et puis, ce qui ne gâte rien, la Coupe de Belgique a rarement souri aux footballeurs anderlechtois ces dernières années. Il faut remonter à dix ans exactement pour retrouver la trace des Sportingmen en apothéose de cette compétition. Cette saison-là (1996-97), les pensionnaires du stade Constant Vanden Stock s'étaient fait battre par le Germinal d'Ekeren (2-4) après avoir pourtant mené 2-0. Depuis cette date, la Cup n'a plus jamais souri aux Anderlechtois. On n'en veut pour preuve que quatre éliminations dès le premier tour (4-2 aux tirs au but à Denderleeuw en 1998-99 ; 1-4 contre Ingelmunster la saison suivante ; 3-4 face à Lokeren en 2001-02 et 5-6 aux tirs au but contre le Verbroedering Geel en 2005-06) ainsi que deux autres encore au deuxième round (2-1 à Saint-Trond en 1997-98 et 2-1 au Racing Genk en 2004-05). La meilleure perf, dans cet intervalle, aura été une place de demi-finaliste devant Beveren en 2003-04 (1-1 au Freethiel et 0-0 at home) et face au Standard au cours de la défunte campagne (0-1 au RSCA et 2-1 à Sclessin).
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Pour son premier match à enjeu à la tête du RSCA, Ariel Jacobs a conduit ses ouailles à la victoire en seizièmes de finale de la Coupe de Belgique face au Vigor Hamme : 2-1. C'est déjà mieux que son prédécesseur à la tête des Mauve et Blanc, Frankie Vercauteren, qui avait débuté son règne au Parc Astrid, à la mi-février 2005, par une défaite contre le KV Ostende (0-1) en championnat. Et puis, ce qui ne gâte rien, la Coupe de Belgique a rarement souri aux footballeurs anderlechtois ces dernières années. Il faut remonter à dix ans exactement pour retrouver la trace des Sportingmen en apothéose de cette compétition. Cette saison-là (1996-97), les pensionnaires du stade Constant Vanden Stock s'étaient fait battre par le Germinal d'Ekeren (2-4) après avoir pourtant mené 2-0. Depuis cette date, la Cup n'a plus jamais souri aux Anderlechtois. On n'en veut pour preuve que quatre éliminations dès le premier tour (4-2 aux tirs au but à Denderleeuw en 1998-99 ; 1-4 contre Ingelmunster la saison suivante ; 3-4 face à Lokeren en 2001-02 et 5-6 aux tirs au but contre le Verbroedering Geel en 2005-06) ainsi que deux autres encore au deuxième round (2-1 à Saint-Trond en 1997-98 et 2-1 au Racing Genk en 2004-05). La meilleure perf, dans cet intervalle, aura été une place de demi-finaliste devant Beveren en 2003-04 (1-1 au Freethiel et 0-0 at home) et face au Standard au cours de la défunte campagne (0-1 au RSCA et 2-1 à Sclessin). C'est dire si ce succès des Bruxellois, contre une bonne équipe de D2, n'est finalement pas négligeable. Même si le score est des plus étriqués et que les joueurs devront quand même sensiblement rehausser le niveau de leur jeu face au Standard. Il n'empêche que ce maiden match du nouveau T1, qui faisait suite à une joute amicale à Valenciennes huit jours plus tôt (3-3) aura permis de tirer d'ores et déjà certains enseignements sur la manière prônée par le nouvel homme fort du noyau. Le Diegemois l'a dit dès son investiture : avec lui, pas de favoritisme ou d'a priori, tout le monde, sans exception, entre en considération pour une place de titulaire. Pour peu, bien sûr, de la mériter. Des paroles qui n'ont pas été lancées en l'air, mais qui, l'espace de deux rencontres à peine, trouvent déjà leur prolongement sur le terrain. En l'absence de Daniel Zitka, repris pour la toute première fois de sa carrière au sein de la sélection tchèque, c'est Silvio Proto qui défendit les filets du RSCA à Valenciennes et c'est toujours lui qui, malgré le retour de son concurrent, prit une nouvelle fois place dans le but contre Hamme. Non pas que la hiérarchie des gardiens ait soudain changé. Il était convenu de longue date déjà que le Hennuyer aurait sa chance en Coupe. En l'espace de deux matches, l'ancien keeper des Diables Rouges aura eu la malchance de prendre quatre buts, ce qui est évidemment un tantinet de trop pour un n°1 au Sporting. A sa décharge, il est bon de préciser qu'Anderlecht joua avec une défense tout à fait inédite face aux Français puisque les jeunes Bouba Sare et Gillis y furent incorporés pour la première fois, au même titre qu'un nom aux consonances un tout petit peu plus familières : Vadis Odjidja Ofoe. Contrairement aux deux autres, repêchés par l'entraîneur en raison des implications internationales de bon nombre de Sportingmen, le Belgo-Ghanéen fut bel et bien reconduit en Coupe. Mais pas comme substitut, comme il en avait été au stade Nungesser, mais en tant que demi défensif, qui constitue aux dires de beaucoup sa meilleure place. Dans ce rôle, il fut d'ailleurs impeccable avant de céder son poste à un autre élément revenu lui aussi du diable-vauvert : Walter Baseggio. Si celui-ci, par intermittences, eut l'occasion de se rappeler cette saison aux souvenirs des suiveurs du Sporting, Vadis, lui, était aux abonnés absents pendant tout ce temps. Vercauteren ne voulait pas trop de lui, sans qu'on sache trop pourquoi. Etrange destinée, au fond, que celle de ce garçon en qui beaucoup, dans le giron mauve, devinaient le digne successeur des Vincent Kompany et autres Anthony Vanden Borre mais qui, contrairement à ce duo, n'a jamais eu l'opportunité de démontrer son talent en Première. Découragé, le garçon a d'ailleurs refusé de rempiler naguère, sous prétexte qu'il jouait de toute façon les utilités. Le seul à croire vraiment en lui, depuis l'entame du présent exercice, c'était l'équipementier sportif Adidas qui avait fait de lui son vecteur de pénétration commerciale au Parc Astrid. Difficile de ne pas voir son immense portrait au-dessus du fan-shop à la place De Linde. A part la marque aux trois bandes, il faut croire que Jacobs est convaincu de ses belles qualités aussi. En tout cas, ce n'étaient pas les louanges qui manquaient à son intention après la victoire, serrée dans les chiffres, mais méritée contre Hamme, de la part du T1. Et un même son de cloche pouvait être relevé pour un autre Anderlechtois lui aussi sorti de la naphtaline : Mbo Mpenza. Entre l'ex-entraîneur et lui, tout le monde sait que ça n'a jamais été franchement le grand amour. L'aîné des frérots était utilisé, ces derniers mois, que lorsqu'il n'y avait pas moyen de faire autrement. Avec le nouveau coach, Jérôme va peut-être avoir la considération qu'il mérite. A Valenciennes, c'est lui qui fut à la base du 3-3 arraché in extremis alors qu'au départ de la partie, il faisait encore office de remplaçant pour Nicolas Frutos. Face à Hamme, il se révéla une fois encore le match-winner alors qu'il était entré au jeu en remplacement de Mark De Man. Mpenza n'a peut-être pas sa place dans le onze de base du RSCA quand chacun y est opérationnel. Mais, en deux rencontres à peine, il aura eu le mérite de prouver qu'il pouvait être un joker intéressant. Quelqu'un qui vaut bien mieux qu'une place à Dender comme l'ancien T2 le lui avait balancé un jour en pleine figure. En deux ans de temps, Vercauteren avait multiplié les approches tactiques : 3-4-3, 4-4-2, 4-5-1. Cette saison, il s'était prononcé tour à tour pour un 4-3-3 ou encore un 4-2-3-1 avec Frutos comme élément le plus avancé. A Valenciennes déjà, Jacobs avait modifié la donne pour en revenir à un schéma en 4-4-2 avec l'Argentin en pointe, associé au Français Cyril Théréau. En cours de semaine passée, le T1avait maintenu cette option lors des séances de préparation, mais en essayant d'autres paires. Dont celle constituée par Nico et Ahmed Hassan, qui fut en définitive reconduite face à Hamme. Jacobs s'est également singularisé jusqu'ici, à la faveur de ses deux premiers matches par une approche nettement moins frileuse que son devancier. A Valenciennes, rencontre qui comptait pour du beurre il est vrai, il avait joué résolument l'offensive et en avait été récompensé sur le fil par trois buts inscrits par trois avants : Théréau Frutos et Mpenza. Face à Hamme, ce sont encore les hommes de pointe qui firent la décision : Jonathan Legear en tout premier lieu, puis Mpenza dans son rôle de super-sub. Cette fois, Mbo n'avait toutefois pas relayé un avant, comme à Valenciennes, mais il avait été lancé au jeu à la place de De Man. Devant une formation qui ne mettait que peu ou prou le nez à la fenêtre et qui avait arraché l'égalisation suite à son seul envoi cadré de la première période, Jacobs était d'avis qu'il pouvait troquer un défenseur contre un attaquant. Mais pour maintenir son système en place, c'est Legear qu'il fit reculer d'un cran afin qu'il puisse surgir de plus loin. C'est d'ailleurs le Liégeois, lancé en profondeur par Baseggio qui trouva Mpenza sur le deuxième but, inscrit du talon ! Voilà qui s'appelle le feeling, une qualité que l'on n'a pas toujours observée chez Vercauteren, tant s'en faut. Le nouveau T1 a manifestement compris qu'il avait tout intérêt à ne pas s'enfermer dans la même logique destructrice que son prédécesseur. D'où un assouplissement des règles qui a eu le don de contenter tout un chacun, aussi bien du côté des joueurs que des représentants de la presse. Tout d'abord, la masse de travail a été allégée. L'ancien T1 partait du principe que lorsque le résultat n'avait pas répondu à l'attente, il fallait à tout prix corser la dose. Au lieu d'en remettre une couche, Jacobs, lui, a diminué jusqu'à présent l'intensité, annulant déjà quelques doubles séances. Il ne voit pas, non plus, des espions partout et c'est pourquoi les séances à huis clos ont été réduites à leur plus simple expression. Face à Hamme, seul l'entraînement prévu la veille de la rencontre a eu lieu en comité restreint, loin du regard des observateurs. Last but not least, Jacobs a prôné aussi des mesures plus sympas envers les journalistes. Avec Vercauteren, par exemple, il était interdit de s'adresser aux joueurs 48 heures avant une rencontre. Ce qui signifiait que lors d'une semaine anglaise avec un match européen et un autre en championnat, il n'y avait pas moyen de réaliser la moindre interview d'un joueur. Pour sonder Mbark Boussoufa sur ses sentiments, avant un Anderlecht-Gantoise du samedi et après un match de milieu de semaine, il fallait donc l'interroger dix jours plus tôt. Inutile de dire que ce n'était pas commode. Mais l'ancien entraîneur ne s'en souciait guère. Avec le nouveau T1, la mesure a été ramenée à 24 heures avant une joute. C'est, bien sûr, nettement mieux car cela permet de rester en phase avec l'actualité. par bruno govers- photos: reporters/buissin