Dominique Leone : " En D2, on joue aussi au football... "

" Il y a une chance sur trois que nous nous sauvions. Rien ne sera réglé avant la dernière journée. Il suffit de voir Charleroi la saison passée. Il s'est sauvé lors de l'ultime match. Je ne dispose pas d'une boule magique et je ne sais pas dire si on y arrivera ou pas mais j'y crois. Je pensais passer une année tranquille. C'est raté. Sur papier, nous avons réussi à créer une très grosse équipe pour ce deuxième tour mais, malgré une bonne reprise, nous n'avons pas réussi à emmagasiner des points contre des équipes largement à notre portée. Ce serait catastrophique de descendre mais je ne quitterai pas le club sur un échec. En D2, on joue aussi au football. On tâcherait alors de remonter le plus vite possible. Le club a grandi très vite. Contrairement au Brussels qui a pu se reposer sur les fondations du RWDM, nous avons dû tout construire lorsque nous sommes montés. Notre stade ressemblait à celui d'un club promotionnaire. On a mis toute notre énergie à améliorer les infrastructures et on a négligé la partie sportive. Cela risque de nous coûter cher. Mais, nous disposons encore de belles armes pour nous sauver. Par rapport à Ostende, nous avons un noyau large composé de 27-28 joueurs. Mais cela ne sert à rien de réaliser tous ces transferts, si on n'a pas le plaisir de se battre. De plus, il faut aussi rester lucide sur ...

" Il y a une chance sur trois que nous nous sauvions. Rien ne sera réglé avant la dernière journée. Il suffit de voir Charleroi la saison passée. Il s'est sauvé lors de l'ultime match. Je ne dispose pas d'une boule magique et je ne sais pas dire si on y arrivera ou pas mais j'y crois. Je pensais passer une année tranquille. C'est raté. Sur papier, nous avons réussi à créer une très grosse équipe pour ce deuxième tour mais, malgré une bonne reprise, nous n'avons pas réussi à emmagasiner des points contre des équipes largement à notre portée. Ce serait catastrophique de descendre mais je ne quitterai pas le club sur un échec. En D2, on joue aussi au football. On tâcherait alors de remonter le plus vite possible. Le club a grandi très vite. Contrairement au Brussels qui a pu se reposer sur les fondations du RWDM, nous avons dû tout construire lorsque nous sommes montés. Notre stade ressemblait à celui d'un club promotionnaire. On a mis toute notre énergie à améliorer les infrastructures et on a négligé la partie sportive. Cela risque de nous coûter cher. Mais, nous disposons encore de belles armes pour nous sauver. Par rapport à Ostende, nous avons un noyau large composé de 27-28 joueurs. Mais cela ne sert à rien de réaliser tous ces transferts, si on n'a pas le plaisir de se battre. De plus, il faut aussi rester lucide sur nos défaites. L'esprit n'a jamais fait défaut. Nous avons joué deux rencontres à dix contre onze. On n'arrive également pas à tenir un résultat. On s'est fait remonter contre Anderlecht et Genk. Dans cette optique, le retour de Cédric Berthelin va nous faire le plus grand bien. Il apporte plus d'assurance au groupe. On n'encaisse plus et notre attaque est de bonne facture. Il faudra maintenant prouver que l'on a encore notre place en D1. Tout le monde devra se donner à fond en espérant que toutes les équipes jouent le jeu. On sait que l'on devra au moins encore remporter quatre rencontres sans trop se focaliser sur nos concurrents. Je ne veux d'ailleurs pas émettre d'avis sur nos rivaux. Je ne sais pas comment ils travaillent la semaine et j'ai déjà bien à trop à faire en m'occupant de mon propre club ". " Nous avons 33 % de chances de nous sauver. Et même un peu moins quand, comme ce fut souvent le cas ces derniers temps, nous nous sommes retrouvés sur un siège éjectable. L'essentiel, bien sûr, sera d'être antépénultième au seuil de la 34e journée. A cet égard, je ne me fais pas d'illusion : au train où vont les choses, tout se décidera lors de l'ultime rendez-vous du calendrier. Ce jour-là, par rapport à la concurrence, nous aurons sur le papier un match plus facile : nous devons effectivement nous rendre à Mouscron tandis que Mons voyagera à Anderlecht et qu'Ostende recevra le Standard. D'une manière générale, notre calendrier est plus favorable que celui de nos deux rivaux immédiats, dans la mesure où nous avons déjà rencontré tous les gros bras du championnat, alors que les Dragons doivent encore donner la réplique aux Rouches à Sclessin, et que les Côtiers devront encore se produire à Genk. Mais l'agencement et la nature des matches sont-ils importants si, dans le même temps, nous ne parvenons pas à prendre les points face à des opposants de moindre envergure, comme ce fut le cas récemment contre St-Trond ? Bien sûr, nous avons engrangé le maximum des unités contre l'Albert et nous allons encore donner la réplique, sous peu, aux hommes d'Herman Vermeulen, avec la perspective de réaliser une bonne opération face à cet autre mal loti. Mais davantage que les autres, c'est nous-mêmes que nous devons regarder en priorité. Et, à cet égard, la situation me paraît claire : tant que nous ne serons pas capables de garder le nul au marquoir, nous irons au-devant de très grosses difficultés. Tenir le zéro, c'est avoir déjà la perspective de récolter un point. Ce qui constitue une bonne opération pour une équipe comme la nôtre qui éprouve toutes les difficultés à marquer un but. Aussi, même si j'attends l'une ou l'autre étincelle d' Igor De Camargo, Marcelo ou Kristof Snelders, la parole n'en est pas moins à la défense aussi. C'est elle qui, en priorité, est susceptible de nous tirer d'affaire. De même que le facteur chance. On dit souvent que tout s'équilibre sur une saison. Si c'est vrai, il est grand temps que la baraka se manifeste chez nous. Avec ces deux atouts-là et l'expérience de Robert Waseige, il sera peut-être permis de rêver. Sinon, un beau projet s'écroulera ". " Nous devrons encore arracher neuf ou dix points pour être assurés du maintien. Comparer les calendriers respectifs des équipes menacées a peu d'intérêt, à mon avis : qui aurait pu prévoir qu'Ostende irait s'imposer à Anderlecht et que Mons s'inclinerait à domicile contre le Cercle Bruges ? Chaque match sera difficile et il faudra essayer de profiter de toutes les occasions qui se présentent pour grappiller les points nécessaires. Le match contre le Brussels, dans dix jours, s'annonce crucial. Mais où en seront les deux équipes à ce moment-là ? Tout peut évoluer très vite. On a la chance d'avoir battu nos concurrents directs à domicile, par le plus petit écart, lors du deuxième tour : que ce soit St-Trond, Mouscron ou Mons. C'est peut-être un signe. Mais j'ai volontairement utilisé le mot chance, car dans la lutte pour le maintien, celle-ci est parfois déterminante. La motivation est présente dans le chef des joueurs comme dans celui de l'entraîneur. Mais les cartons jaunes, les blessures, les poteaux : tout cela peut jouer un rôle. Je suis d'accord qu'Ostende est peut-être l'équipe la moins talentueuse, mais la plus forte mentalement. Encore que tout soit relatif : EricJoly n'est-il pas un joueur talentueux ? Ostende possède sans doute le moins d'individualités en ses rangs, et doit s'en référer à son collectif. Comment expliquer cette force mentale ? Par une conjonction de facteurs : nous avons réalisé un très mauvais premier tour, durant lequel nous n'avons récolté que huit points, mais grâce au changement d'entraîneur et à l'apport de certains joueurs, nous avons pu arracher trois victoires d'affilée. A partir de là, le moral est revenu et tout le monde s'est accroché à cet espoir de maintien qui, à un moment donné, paraissait utopique. Mais le soufflé peut retomber tout aussi vite en fonction des circonstances. Je peux en tout cas vous assurer qu'Ostende mettra tout en £uvre pour se maintenir. Mais je suis tout aussi certain qu'on tiendra le même discours au Brussels et à Mons. Sans oublier les autres. Car, à l'heure qu'il est, je ne suis toujours pas persuadé que St-Trond et Mouscron soient définitivement à l'abri d'un retour des derniers classés ". Daniel Devos, Brunos Govers et Stéphane Vande Velde