" Le football anglais = hooligans " FAUX Aujourd'hui, rien n'est plus sûr qu'un match de Premier League. Après le drame du Heysel, les Anglais ont pris de nombreuses mesures pour éradiquer ce fléau. Et cela marche, du moins dans les rencontres des divisions supérieures. Toutes les places sont assises et une fois que vous vous levez de votre siège pour pousser vos couleurs, les stewards vous demandent de vous rasseoir immédiatement. Il n'y a que sur les grosses occasions, lorsque toute la tribune se lève comme un seul homme, que les stewards laissent couler. A moins de certaines exceptions : le célèbre Kop de Liverpool est plus souvent debout qu'assis ma...

" Le football anglais = hooligans " FAUX Aujourd'hui, rien n'est plus sûr qu'un match de Premier League. Après le drame du Heysel, les Anglais ont pris de nombreuses mesures pour éradiquer ce fléau. Et cela marche, du moins dans les rencontres des divisions supérieures. Toutes les places sont assises et une fois que vous vous levez de votre siège pour pousser vos couleurs, les stewards vous demandent de vous rasseoir immédiatement. Il n'y a que sur les grosses occasions, lorsque toute la tribune se lève comme un seul homme, que les stewards laissent couler. A moins de certaines exceptions : le célèbre Kop de Liverpool est plus souvent debout qu'assis mais comme il s'agit d'une part de la légende de Liverpool et qu'aucun incident n'y fut déploré, on ferme les yeux. Autre preuve de ce phénomène : dans le train menant à White Hart Lane, les supporters de Chelsea et de Tottenham n'étaient pas séparés, chaque camp renchérissant aux chants de l'adversaire. Même chose aux abords du stade. Certes, les clubs de supporters organisés sont canalisés mais lorsque vous vous promenez autour du stade, les maillots des deux camps se mélangent. Or, il s'agit quand même d'un derby ! La violence est-elle totalement absente ? Non. Le hooligan existe encore mais il commet ses méfaits lors des déplacements à l'étranger, tant il devient difficile de se battre en Angleterre, ou dans les divisions inférieures (D3, D4 ou séries régionales). Mais même à ce niveau-là, le gouvernement anglais est en train de prendre des mesures. " Le football anglais = kick and rush FAUXIl suffit d'assister à un match de Liverpool, Chelsea, Manchester United, Tottenham, Aston Villa, Everton, Arsenal, Manchester City, Newcastle, Sunderland ou West Ham pour s'en rendre compte. Le jeu est plus au sol et les médians participent à l'action. Pourtant, certaines formations plus modestes préfèrent encore tout baser sur une défense solide et un attaquant au gabarit imposant, vers lequel on balance pour se donner de l'air. Enfin, dans les dix dernières minutes, quand il faut recoller au score, la solution du grand coup de botte est encore souvent utilisée. Mais peut-on dire qu'il s'agit là de l'apanage du foot anglais ? " Le football anglais = ambiance dingue " FAUXOn a tellement vanté les chants et l'ambiance des stades anglais que certains Belges sont déçus après avoir assisté à un match anglais. Trois raisons : la fausse perception, la mue des spectateurs anglais et les nouveaux stades. On peut parler de fausse perception car jamais, le fan anglais n'a chanté 90 minutes durant. A Liverpool, le Kop ne laisse jamais reposer ses cordes vocales mais il n'est pas toujours suivi par l'ensemble du stade. A Tottenham, des périodes de calme entrecoupent les nombreux chants. Cependant, quand cela chante, c'est tout le stade (pas uniquement le Kop) qui chante. Effet et chair de poule garantis. Cependant, l'ambiance a quelque peu baissé dans les enceintes anglaises. Le prix des places a poussé les supporters populaires (et souvent les plus ardents) hors du stade. Ils ont été remplacés par des supporters plus bourgeois (souvent plus spectateurs qu'animateurs) et par des hordes de touristes, peu au courant et timides face aux coutumes locales. De plus, les nouvelles enceintes (comme à Arsenal ou Manchester City), donnent l'impression d'une plus grande froideur. Néanmoins, assister à une rencontre anglaise reste un spectacle en soi.