Fin octobre dernier, le gouvernement britannique de David Cameron annonce de fortes coupes budgétaires sous le titre " réduction de salaire en Grande-Bretagne ". Au même moment, Wayne Rooney pleurniche, ergote sur son salaire et menace de se barrer chez le voisin citizen. A ce petit jeu, c'est l'attaquant des Red Devils qui a le dernier mot et empoche le magot : une prolongation de cinq ans à hauteur de 11.500.000 d'euros par saison, synonyme du plus gros contrat de l'histoire du foot britannique.
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Fin octobre dernier, le gouvernement britannique de David Cameron annonce de fortes coupes budgétaires sous le titre " réduction de salaire en Grande-Bretagne ". Au même moment, Wayne Rooney pleurniche, ergote sur son salaire et menace de se barrer chez le voisin citizen. A ce petit jeu, c'est l'attaquant des Red Devils qui a le dernier mot et empoche le magot : une prolongation de cinq ans à hauteur de 11.500.000 d'euros par saison, synonyme du plus gros contrat de l'histoire du foot britannique. Bienvenue dans les logiques du foot business. Et pourtant la crise économique mondiale n'a épargné personne et certainement pas le petit monde du ballon rond. Un rapport récent de l'UEFA pointait qu'un club sur deux en Europe serait déficitaire et qu'un sur cinq serait proche de la faillite. Sous l'égide de Michel Platini, le fameux " fair-play financier " censé pousser les clubs vers l'équilibre budgétaire, pourrait sanctionner sportivement dès la saison 2014-2015. Malgré ces menaces, les nababs du foot européen continuent à pulluler. Voici les 50 plus importants. La personnalité la plus bling bling de la planète foot qui trône en tête de ce classement, quoi de plus normal ? D'autant que le Portugais reste le transfert le plus cher de l'histoire (94 millions d'euros). Coupe du Monde foirée, blessures en pagaille, ou adultère avec fille de joie, rien n'y fait : Roonaldo reste le king de United. Le rouquin aux dents longues a obtenu ce qu'il désirait (brandissant le glaive d'un départ vers l'ennemi City) : un contrat de cinq ans record pour la Premier League paraphé en octobre dernier. Le meilleur joueur du monde sur la troisième marche du podium. Et alors ? Avec 19 millions d'euros annuels en contrats publicitaires en plus, Leo est le numero uno de la discipline. Tout ça avec la tête de ton meilleur pote au collège et sans la pose caleçon rembourré Armani. Prends ça CR7 ! Avant le caca nerveux de Wayne Rooney en octobre dernier, l'ex-joueur de Beveren baladait sa grande carcasse et le titre de joueur le mieux payé de Premier League. Arrivé cet été de Barcelone, Big Yaya est l'invité surprise du top 5. Championnat, Coupe, Ligue des Champions avec le Barça en 2009, rebelote avec l'Inter en 2010, Eto'o fils est un talisman qui se paie cher. Joueur le mieux payé de la Botte . Le costume Boss enfilé à Munich et avec la Mannschaft, il est loin le temps du Schweini éternel ado (quoique question peau...). Et pour fêter cette maturité nouvelle, le Bayern a sorti le chéquier : un contrat mirifique portant jusqu'en 2016. Clause libératoire fixée à 55 millions d'euros. D'après certains médias italiens, son salaire annuel tournerait davantage autour des 10 millions d'euros. Seulement voilà, comme Berlusconi a dit vouloir taper dans les salaires, les Rossoneri font profil bas. Même Zlatan. Florentino Perez rêvait d'un Kaká galactique mais a reçu la version paralytique. Blessé au genou depuis cinq mois, le numéro dix brésilien pourrait se refaire une santé en Italie (Inter ?). Son contrat au Real court jusqu'en 2015. Sportivement, il reste un monument des Blues. Auprès des sponsors, par contre... Le Terrygate (tromperie avec la femme de son ex-ami et ex-coéquipier WayneBridge) en janvier dernier a brisé son image de bon père de famille. Définitivement triquard du côté de City pour cause de relations tendues avec Roberto Mancini et certains coéquipiers, le Togolais pourrait déployer son grand compas au Real où Mourinho cherche un point de chute aux avant-postes. Une sortie mythique en tong chaussettes sur le plateau de Téléfoot lors du soap-opéra des Bleus en Afrique du Sud, un scandale nommé Zahia, et des clashs répétés avec le Bayern, y a pas à dire, Scarface sait comment bousiller son image. Son contrat kolossal signé fin mai dernier aurait dû pourtant lui faire lever le pied. Quasi dépressif en Afrique du Sud, observant régulièrement du banc la Roja faire joujou avec la baballe, El Nino peine à retrouver la joie avec des Reds souvent à la rue. Et dire qu'en avril dernier, City lui proposait 11 millions d'euros par an pendant cinq ans. Souvent annoncé au Real Madrid, Steve G devrait finir ses vieux jours du côté d'Anfield. Son contrat rehaussé la saison dernière et courant jusqu'en 2013 devrait l'aider à tenir le coup. Après avoir émis l'idée de mettre un terme à sa carrière après la Coupe du Monde, l'Apache a annoncé par courrier vouloir quitter les Citizens cette saison. La suite au prochain épisode... Un QI de 170 (d'après des tests du club), un physique increvable, une frappe de feu, des tacles rageurs, un mental de fer, le Robocop des Blues personnifie le footballeur des années 2000. Sauf peut-être pour le QI. " L'homme qui ne perd jamais un ballon " a vu sa fidélité récompensée la saison dernière par un contrat à la hausse prenant fin en 2014. Niveau publicitaire, Xavi palpe " seulement " un million d'euros par an. Gentil Casper est atypique dans le milieu : véritable clubman (poussant le vice jusqu'à habiller sa maison d'articles du Barça), une timidité quasi maladive, et des tabloïds qu'il laisse en plan. Seul un salaire de star pour faire comme les autres. Quand Didier Deschamps a discuté le coup avec l'Ivoirien d'un éventuel retour à Marseille l'été dernier, le duo a vite compris qu'il se trouvait devant une sérieuse pierre d'achoppement. On vous laisse deviner laquelle... Le défenseur le plus cher de l'histoire (32 millions versés à Leeds en 2002) a de quoi renflouer son label de Rap/RnB White Chalk Records fondé en 2008. A quand MC Rio autoproduit pour dilapider la fortune ? En fin de contrat en juin prochain, l'architecte des Rossoneri depuis 2001 serait enclin à monnayer son talent et faire fructifier les quelques années qui lui restent chez les pros. Le Goleador du foot espagnol s'est imbriqué dans le dream-team catalan en deux temps trois mouvements. La crise économique qui a touché Valence a obligé le club de se séparer (pour 40 millions) de son plus beau joyau, qui en passant à doublé son salaire. Icône au Real, héros de l'Espagne, San Iker va tout gâcher et signer un contrat au Barça l'été prochain. Enfin si vous y croyez, ce transfert est coté chez les bookmakers à 16.000 contre 1. Discret, le Malien est une assurance but pour les Andalous. 67 goals lors des quatre dernières saisons en Liga, qui dit mieux ? Et le bonhomme n'est pas repu : six buts déjà cette saison à 33 ans. Depuis quelques semaines, Benz relève la tête alors que les médias espagnols avaient annoncé sa mort quelques mois plus tôt. Bon, pas de quoi la ramener non plus, en décembre dernier un média avait calculé que le Français coûtait plus de 800.000 euros le but. Gardien le plus cher de l'histoire (51 millions pour le transférer de Parme en 2001) Super Gigi reste le joueur le mieux payé du noyau de la Juventus. Big Pat palperait 111.000 euros par semaine selon le Guardian. Tout ça pour s'asseoir sur un banc, donner quelques conseils aux plus jeunes et calmer les éléments les plus chauds aux entrainements. L'assistant social le mieux payé au monde. 2010 c'était l'année de Wes : la totale avec l'Inter, finaliste de la Coupe du Monde avec les Poulidor bataves, meilleur buteur ex-aequo de l'épreuve, etc. Des stats XXL qui n'ont pas suffi à le placer sur le podium du Ballon d'Or. Ce rugueux médian défensif capable d'adresser de longs ballons précis du gauche est un plutôt du genre discret hors des terrains battus. Reste que le duo " brise-lames " qu'il forme avec Nigel de Jong est un des plus redoutés du Royaume. A pu garder son salaire madrilène en arrivant en Bavière à l'été 2009. Et personne ne s'en est plaint puisqu'il fut désigné meilleur joueur de Bundesliga l'an dernier. Aujourd'hui sur la touche comme trop souvent. Va devoir vivre sa retraite sans les royalties de son ex-femme Cheryl. Son salaire " star du foot anglais " dégoté en 2006 après un clash avec Arsenal devrait lui permettre d'assurer ses arrières. Le bientôt has been du foot anglais était arrivé en fin de contrat cet été chez les Blues. Et a donc pu s'offrir au plus offrant. Liverpool a empoché le bonhomme pour quatre ans. Et quatre ans, c'est long. L'Argentin est né médiatiquement la saison dernière clôturant la saison interiste avec deux pions victorieux en finale de la LC (si oubli demandez D. Van Buyten). Ça valait bien, tout comme pour son dealer en buts Sneijder, une augmentation salariale. Les nouveaux riches de City ont lâché 35 millions d'euros cet été pour s'attacher cette pépite du foot espagnol. Grâce à plusieurs actions géniales, El Chino est bien parti pour ne pas figurer dans la catégorie arnaque. En juin 2013, date de la fin de son contrat, le Samson blaugrana aura 35 ans, le temps pour lui de raccrocher les crampons, voire même de passer chez le coiffeur du coin. En signant à City, l'été 2009, après des années passées à Arsenal, Kolo a dit avoir privilégié le défi sportif. Voilà à quoi ça sert un bon attaché en communication... On l'annonçait en janvier dernier à Chelsea avec un contrat taille Premier League. Le beau-fils de Maradona est pourtant toujours chez les Colchoneros. Un club de losers, ça a du charme finalement. L'empereur romain a prolongé en juin dernier pour cinq ans son contrat (légèrement revu à la baisse) avec les Giallorossi. L'une des dernières véritables histoires d'amour du foot pro. Le théâtre des rêves attendait le Berbashow depuis deux ans. Et les patrons ricains d'United commençaient à trouver le temps long. Le Bulgare s'est réveillé sur le fil. Sous contrat jusqu'en 2012, le Tsar des Gunners pourrait voir son bail prolonger d'ici peu avec des émoluments réévalués . Même sur le banc, le Russe est à la mode. " Va te faire enc... sale fils de p... " est la punchline de 2010. Et c'est au bad boy du foot français qu'on la doit. Sur le sol anglais, l'attaquant des Blues se montre toutefois moins prolixe et plus productif. Annus horribilis pour le beau Yoann en 2010 : une fin de saison pourrie avec Bordeaux et un bizutage douloureux par les caïds de l'équipe de France. Heureusement que pour sécher ses larmes, l'OL est venu lui offrir le plus beau contrat de L1. Le dépositaire du jeu des Red Devils ( Stephane Vande Velde ©) avait prolongé en avril dernier son contrat d'une saison. Le divin rouquin aimerait boucler la boucle sur un dixième titre de champion. " Je suis à la Roma pour toute ma vie " : le box-to-box du foot italien fait du Totti dans le texte. Sur le terrain, c'est moins génial mais diablement efficace. Le quarterback du Real a fait beaucoup de tort aux Reds en quittant la Mersey l'été 2009. Classieux sur comme en dehors des terrains, le Basque est un ambassadeur de luxe pour Florentino Perez. Le vrai kid de Liverpool c'est lui, encore plus que Gerrard. Logique donc qu'on ait prolongé son contrat jusqu'en juin 2013. À 37 balais, le Gallois vit sa dernière saison chez les Red Devils. Et pour sa retraite, The Sun l'annonce dans les Emirats où un contrat faramineux l'attend (230.000 euros par semaine !). En novembre dernier, le gardien interiste avait la grosse cote et en a profité pour prolonger son contrat jusqu'en 2014. C'était avant son énorme boulette fatale en quarts face à la Hollande et ses multiples approximations avec les Nerazzurri. Elu meilleur joueur de la dernière Coupe du Monde, le play-boy uruguayen connaît un coup de moins bien cette saison. Les flirts de l'été, c'est déjà loin. Si Milan retrouve la tête cette saison, c'est grâce à l'injection de sang-neuf et à la cure de juvamine des papys milanais. Au côté de Thiago Silva, l'apollon Alessandro a retrouvé toute sa superbe. Passé par Manchester United ou le Real Madrid, Gabi a bien voulu se taper la L1 en échange d'un contrat de jeune premier. Et aucun grincheux pour s'en plaindre : la première saison de l'ex-Parigot a coïncidé avec un doublé championnat-Coupe de la Ligue. PAR THOMAS BRICMONT