Samedi, à Daknam, Lokeren a paralysé Anderlecht de bien belle façon. En l'espace de quelques années, les Waeslandiens sont devenus une des valeurs sûres du haut du classement mais ils n'ont pas obtenu de quatrième qualification pour les play-offs 1. Qu'une aussi bonne équipe ne puisse jouer de rôle dans la lutte pour le titre est éloquent. Les compliments adressés par Besnik Hasi à son adversaire sont remarquables et détonnent dans le concert de moult déclarations amères, à l'issue des matches. Hasi a déclaré que Lokeren avait été meilleur, tout simplement, et qu'il regrettait qu'il ait perdu. C'est un beau geste dans un monde parfois fou au sein duquel seul compte l'intérêt personnel et où on rejette sur les autres la faute de tout ce qui ne va pas.
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Samedi, à Daknam, Lokeren a paralysé Anderlecht de bien belle façon. En l'espace de quelques années, les Waeslandiens sont devenus une des valeurs sûres du haut du classement mais ils n'ont pas obtenu de quatrième qualification pour les play-offs 1. Qu'une aussi bonne équipe ne puisse jouer de rôle dans la lutte pour le titre est éloquent. Les compliments adressés par Besnik Hasi à son adversaire sont remarquables et détonnent dans le concert de moult déclarations amères, à l'issue des matches. Hasi a déclaré que Lokeren avait été meilleur, tout simplement, et qu'il regrettait qu'il ait perdu. C'est un beau geste dans un monde parfois fou au sein duquel seul compte l'intérêt personnel et où on rejette sur les autres la faute de tout ce qui ne va pas. Samedi, Lokeren-Anderlecht était aussi le seul match dénué d'enjeu, puisqu'Anderlecht était déjà qualifié et Lokeren virtuellement éliminé. Sept matches sur huit recelant encore un enjeu, lors de l'avant-dernière journée du championnat régulier, c'est beaucoup. On a franchi le cap des 10.000 spectateurs dans cinq joutes. Le niveau des matches n'est pas toujours des meilleurs mais la formule fonctionne. Dimanche, pour la dernière journée, quatre des huit ultimes parties restent importantes pour au moins une des deux équipes et leur sort : les PO1, les PO2 ou les PO3. En marge des rencontres du week-end dernier, un phénomène est frappant : au fil des années, la contestation du système des play-offs s'est tue. La saison passée, des banderoles " anti-play-offs " avaient encore été déployées dans différents stades. Ces dernières semaines, on aurait dit que la formule, qui a cinq ans, est désormais acceptée. Un coup d'oeil en arrière sur les cinq saisons écoulées nous apprend que seules neuf formations ont occupé les trente places (cinq fois six équipes) et se sont qualifiées pour l'ultime lutte pour le titre. Durant la toute première saison, Saint-Trond, maintenant en D2, avait été l'invité-surprise des PO1. En cas de qualification, Charleroi ne serait que le dixième club à disputer les PO1. C'est très peu et c'est un signal : la lutte pour le titre n'est pas vraiment ouverte. Anderlecht et le Club y ont toujours participé, le Standard a raté une édition. Comme les Rouches, Genk a disputé les play-offs à cinq reprises. Après deux ans d'absence, Gand est de retour pour sa quatrième participation. Lokeren, lui, en reste à trois éditions, soit autant que Zulte Waregem et le KV Courtrai. Demain, le Club Bruges défend les couleurs belges en huitièmes de finale de l'Europa League, contre les Turcs du Besiktas. La Venise du Nord n'avait plus atteint ce stade d'une Coupe d'Europe depuis onze ans. C'était en 2004-2005 et il avait été éliminé par les Girondins Bordeaux. Par la suite, des clubs belges ont disputé des huitièmes de finale à trois reprises : Anderlecht contre le Bayern en 2007-2008, le Standard contre Hanovre 96 en 2011-2012. Deux années plus tôt, les Rouches avaient même disputé les quarts de finale, contre Hambourg. Pour trouver trace d'Anderlecht en quarts de finale d'une joute européenne, il faut remonter à la saison 1996-1997 : le Sporting s'était alors incliné face à l'Inter. Le Club Bruges doit remonter encore plus loin dans le temps. S'il élimine le Besiktas, il disputera des quarts de finale pour la première fois depuis vingt ans. Il n'y est plus parvenu depuis la campagne 1994-1995, en Coupe d'Europe des Vainqueurs de Coupe. Chelsea s'était imposé de justesse. Le Club avait gagné 1-0 à domicile, sur un but de Gert Verheyen, avec une formation dans laquelle Yves Buelinckx avait une place. A Stamford Bridge, le Club s'était ensuite incliné sur le score de 2-0, en encaissant deux buts évitables. Après le Besiktas, le Club se préparera à la finale de la Coupe contre Anderlecht, finale qui a lieu le 22 mars. En guise d'apéritif, nous vous proposons déjà un dossier sur le Club Bruges. Ce sera au tour d'Anderlecht dans le numéro suivant, avec une série de reportages intéressants. PAR GEERT FOUTRÉEn cinq ans de play-offs, seuls neuf clubs ont participé aux PO1.