" L'Asie est l'avenir de la Formule Un ", a déclaré Sean Bratches, le directeur commercial de la F1 à la chaîne ESPN, pour laquelle il a travaillé 27 ans avant de rejoindre Liberty Media. Les GP de Corée du Sud et d'Inde ont disparu du calendrier en 2013, le circuit a transité pour la dernière fois par la Malaisie l'année passée et les organisateurs du GP de Singapour se tâtent.
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" L'Asie est l'avenir de la Formule Un ", a déclaré Sean Bratches, le directeur commercial de la F1 à la chaîne ESPN, pour laquelle il a travaillé 27 ans avant de rejoindre Liberty Media. Les GP de Corée du Sud et d'Inde ont disparu du calendrier en 2013, le circuit a transité pour la dernière fois par la Malaisie l'année passée et les organisateurs du GP de Singapour se tâtent. "La majeure partie de nos fans se trouvent en Asie. Nous voulons donc placer deux autres villes de ce continent au calendrier. Des endroits iconiques, susceptibles de fournir des images uniques. " Bratches ne cite pas de nom mais Ho Chi Minh City (Vietnam) figure en haut de sa liste. " Nous voulons à terme répartir équitablement les GP entre les trois grands continents : l'Asie, l'Europe et les Amériques. " Pendant ses négociations avec des candidats potentiels, l'Américain a mis en exergue le Grand Prix de Monaco, la mère des courses. " Unique. Plus que ça. " Sur les 21 GP actuels, cinq se déroulent, en tout en ou partie, sur un circuit tracé à travers les rues : les GP d'Azerbaïdjan, de Monaco, de Singapour, du Canada et de Russie. Bratches veut en augmenter le nombre. Si l'Asie n'offre pas assez de possibilités, l'Europe restera le centre de gravité de la F1. Depuis la reprise de celle-ci par Liberty Media, Bratches a déjà visité plus de 40 pays et villes. Parmi eux, les Pays-Bas. Le GP de Zandvoort a disparu du calendrier mais le manager américain a pris conscience de l'engouement suscité par Max Verstappen. L'année passée, les organisateurs des Journées familiales de course à Zandvoort ont réalisé un record : 100.000 visiteurs ont assisté à des tours de démonstration et ont fait la file pendant des heures pour obtenir un autographe de Max. " Zandvoort paraissait appartenir à un passé révolu mais il peut à nouveau rêver d'un Grand Prix. C'est un circuit fantastique, qui s'appuie sur une riche histoire ", a déclaré Koen Vergeer, auteur de livres sur la F1, à la chaîne NOS. Las, le budget requis pour pouvoir organiser une course est de l'ordre de vingt millions d'euros et il fait reculer les propriétaires, parmi lesquels le prince Bernhard junior. Assen, qui a accueilli plus de 100.000 spectateurs l'année passée pour la manche de championnat du monde motos, se fait fort de rassembler ces fonds. Moyennant quelques adaptations, le circuit a obtenu l'approbation de Charlie Whiting, le directeur de course, et fin janvier, Liberty Media a lancé la procédure nécessaire sous le nom de Formula 1 Dutch Grand Prix. Toutefois, d'après Sean Bratches, il ne peut être question que d'une course en rue, à Rotterdam ou à Amsterdam. Avant cela, il doit discuter avec le promoteur de Spa-Francorchamps, qui possède avec le Formula One Management un contrat d'exclusivité pour le Benelux et qui risquerait de perdre une foule de spectateurs si les Pays-Bas retrouvaient un GP.