Le Club Bruges a entamé sa préparation sous la houlette de Philippe Clement dans le tout nouveau complexe d'entraînement de Westkapelle. Le site suscite l'enthousiasme. Dans les jours à venir, une fois leurs autres obligations remplies, d'autres joueurs vont s'y rendre. Le Club quitte Bruges. Pour le moment, le vieux stade Jan Breydel demeure son unique lien avec la Venise du Nord. Le Club a dévoilé ses projets de nouveau stade il y a douze ans et demi. Il était déjà trop à l'étroit et hurlait son besoin d'expansion. Il aurait maintenant des plans de construction d'un stade à Westkapelle.
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Le Club Bruges a entamé sa préparation sous la houlette de Philippe Clement dans le tout nouveau complexe d'entraînement de Westkapelle. Le site suscite l'enthousiasme. Dans les jours à venir, une fois leurs autres obligations remplies, d'autres joueurs vont s'y rendre. Le Club quitte Bruges. Pour le moment, le vieux stade Jan Breydel demeure son unique lien avec la Venise du Nord. Le Club a dévoilé ses projets de nouveau stade il y a douze ans et demi. Il était déjà trop à l'étroit et hurlait son besoin d'expansion. Il aurait maintenant des plans de construction d'un stade à Westkapelle. Le Club Bruges a pris un départ tout en fraîcheur. Il a disputé son premier match de la saison sur le terrain du FC Heist, pensionnaire de deuxième provinciale, avec quatre défenseurs, pour la première fois depuis longtemps. Philippe Clement va mettre en place sa vision chez les Blauw en Zwart, comme Felice Mazzù le fera certainement au Racing Genk. Le champion est le dernier à reprendre le collier ce mercredi. Avec un entraîneur qui a impressionné au Sporting Charleroi par la manière dont il parvenait à neutraliser ses adversaires. Désormais, son approche doit changer et il doit donc tourner la page. Pendant ce temps, les clubs s'échauffent en province. Le carrousel des transferts se met lentement mais sûrement en branle. Un nouvel afflux d'étrangers se dessine dans les premiers deals. Comme chaque année, on clame que les jeunes doivent recevoir leur chance et on l'oublie aussi vite. Samedi, l'Union Belge a nommé un nouveau président, Mehdi Bayat. Il a été élu avec une majorité large mais Gilbert Timmermans, âgé de 74 ans, n'était pas un adversaire redoutable. Pourtant, la situation est très différente de celle qui s'était présentée il y a deux ans. L'élection du président avait été un piètre spectacle d'aversions personnelles et de choix étranges. Gérard Linard avait brusquement été sorti des coulisses. Il devait être un intérimaire. D'emblée, il avait déclaré que le stade de Bruxelles ne constituait pas une priorité à ses yeux. Mehdi Bayat est très différent : il a 36 ans de moins que Linard, il est dynamique, énergique. Il possède beaucoup de qualités. Il a accompli de l'excellent ouvrage au Sporting Charleroi et a même été cité comme futur manager d'Anderlecht. Mais le nouveau président porte un nom qui soulève la méfiance de beaucoup. Ce nom va le poursuivre. Alors qu'on ne peut pas juger Mehdi Bayat sous prétexte qu'il est le frère du contesté agent Mogi Bayat. Aussi longtemps qu'il demeure objectif en cas de jugement. Il sera beaucoup plus intéressant de découvrir les impulsions que Mehdi Bayat va donner à l'UB, avec le CEO Peter Bosschaert. Le fait qu'il reste administrateur-délégué de Charleroi n'est pas idéal, même si le pouvoir du président de la fédération est limité. À ce poste, on ne doit pas porter deux casquettes. En fait, Mehdi Bayat en a encore plus, puisqu'il est aussi membre du conseil d'administration de la Pro League et de la commission technique de la fédération. C'est une situation typiquement belge, un reflet du monde politique où on combine différentes fonctions. Le problème de Mehdi Bayat, c'est surtout que son job à Charleroi requiert du temps. Beaucoup de choses reposent sur ses épaules. Il connaît les besoins du club. On découvrira l'indépendance réelle de Bayat lors du premier dossier qui opposera diamétralement l'intérêt du football à celui des Zèbres.