1. Daniel Zitka (19 points)

Qui aurait pu penser que celui qui avait dû plier face à la concurrence de Tristan Peersman et de Silvio Proto, l'année suivante, allait faire l'unanimité sur non nom suite à la blessure du numéro un belge ? Pourtant, ses qualités n'ont jamais été mises en doute : sobre, efficace, autoritaire, sûr sur la ligne. C'est davantage son mental qui était fustigé. Il est désormais plus fort, grâce à la confiance et à l'expérience acquise.
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Qui aurait pu penser que celui qui avait dû plier face à la concurrence de Tristan Peersman et de Silvio Proto, l'année suivante, allait faire l'unanimité sur non nom suite à la blessure du numéro un belge ? Pourtant, ses qualités n'ont jamais été mises en doute : sobre, efficace, autoritaire, sûr sur la ligne. C'est davantage son mental qui était fustigé. Il est désormais plus fort, grâce à la confiance et à l'expérience acquise. Sans faire de bruit, le Brésilien est devenu une valeur sûre. Arrivé chez nous en 2000, il a d'emblée crevé l'écran mais ses absences temporaires et quelques gaffes dues à l'inexpérience allaient lui donner l'image d'un gardien fantasque. Cette saison, il a davantage joué la carte de la sobriété. A raison. Il partira la saison prochaine à Groningen. Sur la pointe des pieds, le gardien de La Gantoise réalise une toute grande carrière. Toujours affûté, capitaine exemplaire (en témoigne son prix du fair-play), il brille par sa constance et ses arrêts déterminants. Excellent sur sa ligne, il est un peu moins sûr dans les airs mais sait exactement quand et comment sortir. Ce qui diminue considérablement le nombre de fautes commises. Malmené par les rumeurs de transfert tout au long de la préparation estivale, il a tenu bon et a débuté la saison comme titulaire au Standard. Son début de campagne fut chaotique. Mais une fois les sensations retrouvées, il n'a cessé de monter en puissance. Pour finalement convaincre les sceptiques et terminer la saison en boulet de canon. Son mental à toutes épreuves est également à souligner. La révélation de notre championnat au poste de dernier rempart. Genk a osé lancer son jeune portier dans le grand bain et celui-ci a immédiatement apposé sa griffe : spectaculaire dans ses sorties aériennes où il arrache tout sur son passage ; relance parfaite (souvent à la base des contre-attaques limbourgeoises) ; vif dans ses un contre un et efficace sur sa ligne. Il doit encore acquérir de la constance. A 38 ans, il s'est découvert un jeune concurrent aux dents longues en la personne de Jonathan Ruttens mais cela lui a donné des ailes. Il n'a pas abandonné et a fait valoir son expérience, son sens du placement, cette carrure qui fait peur dans les face-à-face et ses nombreux réflexes sur la ligne. L'Ivoirien a disputé sa dernière saison à Beveren. Il ne descendra pas en D2 avec son club. Pourtant, on ne pourra pas lui reprocher d'avoir eu l'esprit occupé par un quelconque transfert. Il s'est donné pour ses couleurs jusqu'au dernier match. Même contre Saint-Trond, il fut le seul à croire au maintien en sauvant plusieurs balles de match. Revenu en Belgique après un petit passage par les Pays-Bas, le Hurlu s'est montré bien utile pour son club. Ce colosse n'est pas du genre à sortir des arrêts spectaculaires mais il est toujours présent au poste. Est quelqu'un sur lequel la défense peut compter. Intervient souvent à bon escient. Il avait crevé l'écran, il y a deux ans, suscitant les convoitises. Mais il avait décidé de rester fidèle à Mons. Peut-être s'est-il endormi sur ses lauriers en D2 ? Peut-être a-t-il eu du mal à retrouver les sensations de l'élite ? Son premier tour, marqué également par des problèmes personnels, ne fut pas à la hauteur de ses qualités. Mais il a mis tout le monde d'accord lors du second tour, se mettant au diapason de ses coéquipiers. Il devait succéder à un monstre : Bertand Laquait. Jeté par la porte de sortie à Mouscron, il est arrivé sur la pointe des pieds à Charleroi. Ses premières prestations furent peu convaincantes. L'ombre de Laquait planait. Il s'est coupé de la presse et a retrouvé une certaine sérénité. Son deuxième tour fut probant. Cependant pas assez pour que ses dirigeants lui proposent un nouveau contrat. Succédant à Zvonko Milojevic qui a pris sa retraite au mois de mars, Lazic s'est surtout tiré d'affaire grâce à de nombreux réflexes sur sa ligne. Cependant, le gardien de Lokeren n'a pris aucun point pour sa formation et a pu passer au travers de certaines rencontres, suite notamment au changement d'entraîneur de gardiens.