1 Hans Cornelis (Genk)

Back droit, 24 ans, 17 matches, 2 buts, 4 assists
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Back droit, 24 ans, 17 matches, 2 buts, 4 assists Avec 16 buts encaissés à mi-parcours, Genk possède la défense la moins perméable. Il est donc logique de retrouver dans ce top-10 deux de ses composantes : Hans Cornelis en pole position et Jean-Philippe Caillet à la 7e place. Si le Français, en raison d'un jeu dépouillé à l'extrême, s'est peu exposé aux regards, son compère au poste de back droit a carrément crevé l'écran durant les matches aller. Délivré de tourments physiques qui l'ont souvent gêné par le passé, l'ancien Brugeois a clairement passé la surmultipliée ces derniers mois. Le Club doit assurément se mordre les doigts d'avoir laissé filer à la concurrence un joueur de sa trempe, beaucoup plus fort que Brian Priske, surtout en phase de reconversion offensive. A son poste, Hans a fait le vide car personne, en Belgique, ne dispose d'une palette aussi riche que lui. Dans de telles conditions, c'est vrai qu'il est étonnant de ne pas encore l'avoir vu avec les Diables Rouges. Mais s'il persiste, cette lacune devrait être comblée sous peu.Back gauche ou stopper, 25 ans, 17 matches Au même titre que Cornélis, on peut se demander pourquoi il n'a jamais été convoqué par René Vandereycken. Pourtant, au back gauche, les solutions ne sont pas légion. La preuve : on y a titularisé, entre autres, Thomas Vermaelen, qui est tout sauf un arrière latéral. Pour en revenir à Olivier Deschacht, sa grande qualité est de mesurer parfaitement ses limites. Il sait qu'il est meilleur sur le plan défensif que dans un registre offensif, et c'est la raison pour laquelle ses chevauchées vers l'avant sont rares. Cette parfaite connaissance de soi explique aussi pourquoi, de tous les défenseurs du RSCA, il est le seul à ne pas avoir été montré du doigt cette saison, contrairement à d'autres qui se sont emmêlés les pinceaux par présomption. A mes yeux, l'avenir d'Oli se situe sur la portion latérale du terrain plutôt que dans l'axe central où, vu sa formation, il manque de métier. La preuve par ses quelques erreurs d'appréciation contre Genk et Lille notamment. Stopper, 33 ans, 17 matches, 1 but Si le jeune Daan Van Gijseghem figure parmi les révélations de la première partie de la saison, c'est assurément à la présence à ses côtés d'un gars de la trempe du Français qu'il le doit. L'ancien Bordelais a énormément de métier et, ce qui ne gâte rien, c'est un leader né. A La Louvière, il avait fait profiter Olivier Guilmot de sa science et, à Mouscron, il remet le couvert avec un autre élément qui n'a sans doute jamais aussi bien joué. Un autre joueur profite de cette expérience : David Grondin. S'il a pu donner libre cours à ses pulsions offensives (trois buts et deux assists), il en est grandement redevable à son compatriote qui excelle dans l'art de couvrir et de couper judicieusement les trajectoires. Le mérite du routinier est d'autant plus grand qu'il évolue dans une formation réputée pour son inclination à attaquer. Par là même, avec une moitié de terrain dans son dos, Geoffray Toyes est immanquablement appelé à jouer juste. Dans ces circonstances, son mérite n'en est que plus grand. Stopper, 23 ans, 16 matches Honnêtement, je m'attendais à voir Oguchi Onyewu à la place de son coéquipier sénégalais. L'Américain, au talent indiscutable, a sans doute payé au prix fort l'une ou l'autre de ses errances en championnat, comme il l'avait fait en Coupe d'Europe aussi, au Steaua Bucarest notamment. Par rapport à lui, Mohamed Sarr est d'une constance à toute épreuve. L'année passée, il ne m'avait pas toujours convaincu et sans doute faut-il y voir le motif pour lequel il ne faisait pas figure d'incontournable à Sclessin. Cette fois, l'homme a bel et bien fait l'unanimité autour de son nom et de ses prestations. Reste à voir s'il continuera sur sa lancée sans le soutien, à ses côtés, de son frère de couleur, que l'on dit en partance. S'il parvient vraiment à tirer son épingle du jeu, c'est du pain béni pour les Liégeois. Mais, pour y arriver, il devra d'abord canaliser son impulsivité car il a parfois des réactions épidermiques.Stopper, 33 ans, 16 matches, 1 but A l'image de Mohamed Sarr, la régularité constitue indéniablement le point fort du Lokerenois. Olivier Doll vaut une cote de 6 ou 7 en toutes circonstances, mais jamais un 8 ou un 9 et encore moins un 3 ou un 4. Cette absence de pics, dans un sens comme dans l'autre, fait que son concours aurait encore sûrement été utile cette saison dans une défense centrale anderlechtoise qui a pédalé dans la choucroute. Est-ce à dire que le RSCA s'est blousé avec lui, comme Bruges s'est trompé en se séparant de Cornelis ? Il y a lieu de nuancer, dans la mesure où les sorcières s'étaient fréquemment acharnées sur Oli, au Parc Astrid, sous forme de blessures musculaires récurrentes. A Daknam, où il n'est plus soumis à un régime de trois matches par semaine, on constate en tout cas que l'ex-Sérésien n'est plus blessé et peut donner la pleine mesure de ses indiscutables qualités de garde-chiourme. Dans ce registre, il peut soutenir la comparaison avec n'importe qui en Belgique. Back droit, 32 ans, 17 matches, 2 buts, 2 assists Je me demande réellement où le capitaine des Zèbres se situerait s'il avait eu la chance de travailler plus tôt sous les ordres de Jacky Mathijssen. Pendant des années, il a fait partie de ces honnêtes ex-footballeurs de D3 qui donnaient le meilleur d'eux-mêmes sans flirter avec les sommets. Suite à l'arrivée du coach limbourgeois, Frank Defays s'est tout à fait métamorphosé, au point de devenir l'un des rouages essentiels du Sporting. Véritable prolongement de l'entraîneur sur le terrain, c'est lui qui dicte la marche à suivre, aussi bien à l'arrière (il n'est presque jamais pris en défaut) qu'à l'avant, où il se mêle souvent au combat. S'il faut retenir une image de lui cette année, c'est son but égalisateur lors des ultimes péripéties de la partie, au Germinal Beerschot, alors que son équipe était réduite à 8 unités. De tous les backs droits, c'est sans doute lui qui titille le plus Cornelis. Sans constituer une menace, pour autant, vu qu'il ne s'est réalisé pleinement que sur le tard.Stopper, 33 ans, 13 matches Son cas présente des similitudes avec Toyes. Tout comme son compatriote de Mouscron, il a cette particularité de contribuer pleinement à l'épanouissement de ceux qui l'entourent. Dans son cas, il ne s'agit pas de Van Gijseghem ou de Grondin mais plutôt d' Eric Matoukou et de SébastienPocognoli, décisifs à 5 reprises jusqu'ici. Au même titre que Toyes, Jean-Philippe Caillet joue dans une équipe résolument portée sur l'attaque. Mais il y a une petite différence quand même : si le Hurlu doit essentiellement faire le ménage lui-même, le Racingman peut compter sur les deux pare-chocs de grande qualité pour endiguer les premiers assauts adverses que sont Wouter Vrancken et Wim De Decker. Dès lors, il peut se contenter de ramasser les ballons qui traînent et joue quasiment dans un fauteuil. Il n'empêche que le coach, Hugo Broos, a vu juste en optant comme clé de voûte de sa défense pour un joueur aussi sobre que lui-même jadis. Stopper, 32 ans, 14 matches, 1 but Sa permutation du poste de back gauche à celui de stopper - NDLR- comme en équipe nationale de Hongrie - a eu des suites favorables pour le Hongrois, dans la mesure où il est passé du statut de navetteur entre le banc et le terrain à celui de valeur indispensable. A l'instar de Toyes et de Caillet, Zoltan Petö apporte lui aussi tout son métier à la jeune classe qui l'entoure au Brussels. Mais il est logiquement classé en dessous car, pour moi, il accuse un déficit par rapport à ceux-là. D'un côté, je ne le vois pas jouer avec 50 m dans son dos, comme le Hurlu et, d'autre part, il n'a pas, non plus, cette faculté de sortir balle au pied de l'arrière-garde à bon escient, comme le fait son prédécesseur dans ce classement. Le Magyar a la chance de jouer au sein d'une formation extrêmement compacte où il peut se satisfaire d'aller résolument au duel. Reste que son pied gauche est une pure merveille sur les phases arrêtées. Il l'a d'ailleurs prouvé au Standard.Back gauche ou stopper, 28 ans, 16 matches, 1 assist A l'image de Deschacht et de Jelle Van Damme, Bernt Evens fait partie de ces gauchers polyvalents capables de jouer aussi bien sur le flanc de la défense que dans son axe. Tout comme Oli, je préfère le voir jouer sur la portion latérale du terrain plutôt qu'en position axiale car il a un très bon centre dans les pieds, ce qui n'est pas l'apanage de tout le monde. Dans ce registre, les deux précités peuvent d'ailleurs prendre des leçons chez lui. Le problème du gars de Westerlo, c'est qu'avec lui c'est souvent tout ou rien. Dans un jour favorable, il met tout le monde en boîte. Mais quand il est à côté de ses pompes, on ne peut malheureusement pas tirer grand-chose de lui. Ces fluctuations sont peut-être admissibles dans le chef d'un joueur inexpérimenté mais se conçoivent moins pour lui. C'est dommage car s'il n'était pas aussi versatile, ce garçon aurait aisément pu faire le bonheur d'un club plus huppé. Comme Bruges, par exemple, car il n'y a pas photo entre Ivan Gvozdenovic et lui. Stopper, 28 ans, 17 matches Lors de son passage de Berchem au Kiel, j'ai cru que sa taille poserait problème. Mais il compense sa petite stature par une détente absolument phénoménale. Aussi possède-t-il toutes les qualités du bon stopper : souverain dans les duels, rapide, mobile et, aussi, très malin. Kurt Van Dooren est l'exemple même de la régularité au plus haut niveau : sur 30 matches, il en dispute toujours 20 excellents et 10 très bons. Jamais je ne l'ai vu passer à côté de son sujet, ce qui n'est pas négligeable dans son rôle. Stopper, 26 ans, 17 matches Un garde-chiourme efficace, dont le caractère précieux apparaît surtout lorsqu'il ne joue pas. Dans ce cas, le Cercle éprouve toujours les pires difficultés à endiguer les assauts adverses. Sa forme du jour déteint sur celle de ses partenaires : quand Jimmy De Wulf est bon, les autres Vert et Noir le sont aussi. Au même titre que Kurt Van Dooren, c'est un all-rounder. Même si, par rapport à l'Anversois, il a tendance à anticiper plutôt qu'à attendre le duel. PROPOS RECUEILLIS PAR BRUNO GOVERS