Depuis que Klaus Allofs est devenu directeur sportif du VfL Wolfsburg, en novembre 2012, le club a encaissé 159 millions en transferts, en tenant compte de la vente de Julian Draxler pour 36 millions au PSG, après le départ du manager.
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Depuis que Klaus Allofs est devenu directeur sportif du VfL Wolfsburg, en novembre 2012, le club a encaissé 159 millions en transferts, en tenant compte de la vente de Julian Draxler pour 36 millions au PSG, après le départ du manager. Cette manne ne délivre pas de ses soucis le club jadis formé pour distraire les travailleurs de Volkswagen. Que du contraire. Sportivement, moins d'un an après son quart de finale en Champions League, le VfL est juste au-dessus des sièges éjectables. Il y a un an, le club était encore vanté comme exemple de bonne gestion financière et sportive. Après son succès 2-0 au match aller contre le Real, il a rapidement dégringolé les échelons. L'entraîneur Dieter Hecking a perdu toute emprise sur son groupe de stars, qu'il n'est pas parvenu à unir. Wolfsburg n'a même pas réussi à se qualifier pour l'Europe. Sa phalange de joueurs mécontents et surpayés s'est enlisée en dessous de son niveau. De plus, elle a loupé son début de championnat, alignant six matches sans victoire. Le 17 octobre, Hecking a pu disposer. Il est rapidement apparu que Hecking, qui devait une bonne partie de ses succès - une coupe d'Allemagne et une deuxième place en Bundesliga aux fantastiques prestations de Kevin De Bruyne, qui avait pris les commandes de l'équipe et dirigeait une transition ultra rapide, ne parvenait plus à concrétiser les ambitions de Wolfsburg après le départ de KDB pour Manchester City en août 2015. Il y a trois semaines, Klaus Allofs a été contraint de partir par les patrons de Volkswagen, qui détiennent la majorité au conseil d'administration du club, même s'ils auraient réduit leurs investissements suite au scandale du diesel. Dans une autre vie, Allofs était parvenu à maintenir un autre club, le Werder Brême, nettement au-dessus de son niveau grâce à des transferts ingénieux. Il a remis le couvert à Wolfsburg. Jusqu'à ce que le robinet se referme et que les meilleurs footballeurs de Bundesliga ne soient plus disposés à déménager à Wolfsburg. A l'issue du dernier match à domicile avant la trêve, la dernière étoile acquise par le club cet été, l'attaquant Mario Gomez, a tenu des propos durs devant les caméras, déclarant que ceux qui voulaient quitter Wolfsburg n'avaient qu'à le faire. Gomez a ainsi confirmé en public ce qui irrite le club depuis des mois : le fait que des joueurs surpayés soient déjà, en pensées, dans un club étranger et ne soient pas prêts à mouiller leur maillot, loin des feux de la rampe des coupes d'Europe. Draxler a initié l'exode et on s'attend à ce que d'autres partent dans les semaines à venir. La position de l'entraîneur Valérien Ismaël, coach des espoirs promu suite au renvoi de Hecking, entre-temps engagé par le Borussia Mönchengladbach, est tout sauf confortable. GEERT FOUTRÉ