1 Bruno Venanzi

COEUR QUI SAIGNE
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COEUR QUI SAIGNE 2017 aura été une annus horribilis pour le Standard et son président : le purgatoire des play-offs 2 la saison dernière et des premiers mois chahutés sous Ricardo Sa Pinto. Une troisième non-participation de suite aux PO1 serait catastrophique pour tout un club et un homme qui a connu de nombreuses désillusions depuis sa prise de pouvoir l'été 2015. Ce début d'année a refait battre le coeur de Sclessin face à Anderlecht et Bruges. Pourvu que ça dure... WILLY À LA DÉRIVE Rappelez-vous des mois qui ont suivi la qualification pour le Brésil. Dans les tribunes du stade Roi Baudouin, on pouvait alors lire des " Wilmots président ! " Depuis, il y a eu l'EURO 2016 et une sortie de route peu glorieuse face au Pays de Galles. Lourdement tombé de son piédestal, Willy espérait retrouver des couleurs avec la Côte d'Ivoire. Mais six mois après son arrivée et une non-qualification pour la Coupe du Monde, le peuple des Éléphants ne veut plus en entendre parler. LE BOULET " Teo ! Teo ! Teo ! " Ce chant ou plutôt ce cri du coeur était entonné en 2016 dans les travées du Parc Astrid lors de premiers mois tonitruants de l'attaquant polonais sous la vareuse mauve. Depuis, c'est la misère devant le but, et la dépression dans le regard. La direction bruxelloise aurait aimé s'en débarrasser l'été dernier, tout comme cet hiver, mais Teo lui colle aux basques. Et c'est Hein qui fait la grimace. Il devra traîner le boulet jusqu'au bout. CAPITAINE ABANDONNÉ Suite au départ d'Adrien Trebel vers Anderlecht au début de l'année 2017, c'est Alexander Scholz qui avait été nommé capitaine du bateau liégeois. Sauf que celui-ci coulait déjà et que Scholz n'avait ni l'aura, ni le vestiaire avec lui pour redresser la barre. Cette saison, après avoir perdu le brassard, le défenseur danois a vu du petit banc l'éclosion d'une montagne de muscles, Christian Luyindama. Son transfert à Bruges doit lui permettre de retrouver un nouvel élan. MON OLYMPE À MOI Lors de la première moitié de la saison, le désormais ex-Toffee n'aura disputé que 136 minutes en Premier League pour zéro but. Des statistiques faméliques qui annonçaient une fin de parcours à Everton où il évoluait depuis six saisons. Le 10 janvier dernier, à son arrivée à Athènes, Kevin a été accueilli tel un dieu par les bouillants supporters de l'Olympiacos. Ce retour chaleureux dans son ancien club doit l'aider à gagner sa place parmi les 23 de Roberto Martinez.LE COUP DE LA PANNE Le 16 décembre dernier, sur le terrain de Leicester, Big Ben mettait fin à 1106 minutes de disette, autant dire une éternité pour l'attaquant de Palace dont le précédent but remontait à mai. Désormais à bonne distance de Romelu Lukaku dans la hiérarchie chez les Diables, le voilà mis en danger par Michy Batshuayi, voire Dries Mertens. Après avoir loupé le Brésil pour blessure, une non-participation à la Coupe du Monde en Russie serait une terrible désillusion. TROP IS TE VEEL Le 7 décembre dernier fut un jour noir pour le football belge : l'EURO 2020 ne passait pas par Bruxelles. Le dossier du stade national était officiellement un énorme fiasco et le responsable pour de nombreux politiques de tous bords était tout désigné : Alain Courtois, l'échevin bruxellois en charge du dossier. L'ex-secrétaire général de l'Union Belge, lui, n'en démord pas : " Il y a trop de décideurs, trop de communautés, trop de régions, trop de lasagnes, trop de tout ! " REFAELOVE AND HATE On pensait son histoire d'amour avec le Club Bruges terminée. Cet hiver, on l'a longtemps annoncé du côté de Sclessin mais là aussi, l'Israélien ne faisait pas l'unanimité. Longtemps chouchou des supporters, Refaelov n'a jamais fait partie des plans du nouveau mentor, Ivan Leko, qui ne l'a titularisé qu'en début de championnat. Nul doute, par contre, qu'il réussira à refaire parler de lui, ou plutôt de sa femme, lors du Soulier d'Or. L'EX-NOUVEAU KOMPANY Le 7 juin 2015, le Belgique remportait un succès de prestige à Saint-Denis (3-4) face à la France. Ce soir-là, un jeune gamin crevait l'écran. C'était lui le nouveau Kompany. Deux ans et demi plus tard, après des prêts au Celtic et à Sunderland et un deuxième passage à Galatasaray où il évolue toujours aujourd'hui, le défenseur a disparu des radars. Au rayon faits divers, par contre, le Bruxellois a réussi à faire parler de lui après une bagarre à la sortie d'une discothèque en mai dernier. UNE COTE QUI DÉGRINGOLE En 2008, quand Mathijssen passe de Charleroi à Bruges, il est alors considéré comme le coach à la mode. Après deux saisons moyennes chez les Blauw en Zwart va commencer la longue descente aux enfers. La saison dernière, il n'a pas pu éviter la relégation avec Westerlo. Cette saison, il a tenté une nouvelle aventure en Grèce, à Larissa, où il n'est resté que ...11 jours. En foot, la " roue tourne très vite ". Mais souvent dans le même sens.