1 ADNAN JANUZAJ NI PUDDING NI SAUCISSE

Il n'en touche plus une depuis qu'il a pu participer (un peu) à l'aventure des Diables au Brésil. Au point qu'on se demande maintenant s'il méritait vraiment d'être convoité par deux, trois, quatre, cinq, six fédérations. Après la tribune en Angleterre, il y a eu le banc en Allemagne et aussi un refus de jouer avec des Espoirs qui, pour lui, ne valaient apparemment pas un bref retour au pays, même si ça lui aurait permis de revoir brièvement son clan. Comment dit-on " suicide " en albanais ?
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Il n'en touche plus une depuis qu'il a pu participer (un peu) à l'aventure des Diables au Brésil. Au point qu'on se demande maintenant s'il méritait vraiment d'être convoité par deux, trois, quatre, cinq, six fédérations. Après la tribune en Angleterre, il y a eu le banc en Allemagne et aussi un refus de jouer avec des Espoirs qui, pour lui, ne valaient apparemment pas un bref retour au pays, même si ça lui aurait permis de revoir brièvement son clan. Comment dit-on " suicide " en albanais ?Seul, oui, Divock Origi semble bien seul à Liverpool. Et même la présence de deux autres Belges dans le noyau ne semble pas y changer grand-chose pour lui. Comme Januzaj, cet autre sélectionné surprenant pour le Brésil conjugue le verbe ramer à tous les temps depuis un an et demi. Après les sifflets à Lille, place à l'indifférence dans le nord de l'Angleterre. C'est quoi, le plus grave ?Depuis le départ de Marouane Fellaini, il n'y a plus qu'un Belge qui a une grosse cote à Everton : Romelu Lukaku. Kevin Mirallas doit se contenter d'un rôle de joker, et même pas toujours de luxe. Encore un qui digère assez mal son Mondial. Il avait mis en doute la pertinence de la sélection de Januzaj pour le Brésil. Qu'il fasse quand même gaffe pour son EURO.En même temps, essayer de se refaire dans le championnat de Suisse et dans un club pourri après avoir été la tête de Turc à Gand et à Genk, c'était un pari risqué. Et perdant jusqu'à présent. Pelé a des soucis dans son corps et dans sa tête. Le foot dans les rues de Bruxelles, une brève présence chez les Diables (on parie que vous aviez oublié), c'est plein de bons souvenirs pour lui. Ce qu'il vit depuis deux ans, c'est sa grosse galère à lui.Dans notre Top 100 de l'année dernière, il était un des buzz. La roue tourne. Et encore un qui s'est fait frapper par la malédiction de la godasse dorée. Tout ce qu'il a fait depuis la remise de cette récompense n'a pas été mauvais. Mais c'est moins que ce qu'on espérait, et surtout, il y a cette incapacité à briller sur une période allongée. Le Championnat d'Europe sans lui, ça c'est déjà sûr. Sauf épidémie.Proposer le Hans Vanaken autrefois présenté comme le nouveau talent innommable de notre foot et fourguer son sosie à Bruges pour un pactole, c'est dégueu. Pas bien, Roger Lambrecht. Avoir des grandes jambes, c'est bien. Faire des noeuds avec, moins cool. Dans la tournante de Michel Preud'homme, même lui est concerné. Surtout lui, en fait.Imoh Ezekiel en mauve, ce sont des stats dignes d'un dix-huitième homme. Le king du sprint ne fait plus plaisir qu'à quelques dizaines de milliers de mecs installés essentiellement en région de Liège. Ceux-là rigolent de sa descente en enfer commencée quand il avait choisi d'aller jouer dans le sable qatari et d'y faire illico sa grosse déprime de gars plein aux as. On ne le voit (presque) plus dans les boîtes de nuit. Le problème, c'est qu'on ne le voit (presque) pas non plus sur le terrain. Revenir en Belgique pour redevenir international et voir les copains préparer la France sans lui, ça la fout mal. Et puis, il y a toujours cette fragilité physique maladive. Bon, il est le boss du vestiaire mauve. C'est déjà ça. Un selfie pour fêter ce petit titre ? Avec miss ?S'il n'y a qu'un joueur dans notre D1 capable de toucher du premier coup une boîte d'allumettes posée à 50 mètres, c'est lui. Julien de Sart rime avec passing caviar. Vous voulez voir ? Alors il faudra vous déplacer à l'entraînement. Parce que le week-end, son champ d'action, ce sont ces rangées de sièges chauffés en zone neutre. Les coaches défilent au Standard, aucun ne veut lui faire confiance dans la durée. Dommage pour les fans d'élégance.Genk, fief de la Crystal, a déboursé pour s'offrir une bonne pinte de Maes mais la mousse s'écrase, c'est régulièrement plat de chez plat, comme si ça sortait d'une vulgaire cannette bon marché. On ne compte plus les gueules de bois là-bas depuis le début de la saison. L'une ou l'autre rammeling à domicile, l'une ou l'autre humiliation en déplacement et, vers fin janvier, la promesse qu'il faudra cravacher jusqu'au bout pour une participation hypothétique aux play-offs.