Penser que l'arbitre est contre soi est une attitude de loser. Les clubs (joueurs, entraîneurs et dirigeants) feraient mieux d'enfin intégrer le fait que les arbitres ne sont ni pour eux, ni contre eux, mais qu'ils doivent être considérés comme un élément extérieur sans lequel le match ne peut avoir lieu.
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Penser que l'arbitre est contre soi est une attitude de loser. Les clubs (joueurs, entraîneurs et dirigeants) feraient mieux d'enfin intégrer le fait que les arbitres ne sont ni pour eux, ni contre eux, mais qu'ils doivent être considérés comme un élément extérieur sans lequel le match ne peut avoir lieu. Le fait de ne pas accepter la décision d'un arbitre est un signe certain d'un complexe d'infériorité. Si le joueur est fort dans sa tête, il se dit que c'est comme ça et il se reconcentre immédiatement sur son match. Idem pour le banc et la tribune d'honneur. C'est le seul moyen de vraiment donner le meilleur de soi-même. Mais on est loin du compte, alors que les footballeurs de D1 ont vraiment besoin de mettre tous les atouts dans leur jeu pour élever leur niveau. Il y a dix jours, on a vraiment atteint le fond : pas seulement par les six exclusions de joueurs mais aussi par le renvoi dans les tribunes de quatre coaches : Jan Ceulemans, Franky Vercauteren, Jacky Mathijssen et Philippe Vandewalle... le coach des gardiens de Courtrai et des Diables Rouges, donc encore plus proche de l'Union belge et des arbitres normalement. Pour les joueurs comme pour les coaches, c'est souvent un manque de professionnalisme que d'être exclu, mais c'est encore beaucoup plus grave pour les coaches. Mais même au Sporting de Charleroi, il est possible d'être clairvoyant avec le temps. Il y a dix jours, au G. Beerschot, on mettait la défaite sur le dos des arbitres. Lundi dernier, on a fait sauter Mathijssen. C'est la preuve que le mal vient de plus haut, des dirigeants. Et pas seulement des habituels anti-Charleroi. Même le directeur sportif du Club Bruges, Luc Devroe, a récemment critiqué lourdement les arbitres alors que le Club est généralement considéré comme un des derniers bastions du fair-play. A l'étranger, dans les grands championnats, c'est rarissime que des coaches soient renvoyés en tribune. Et les dirigeants se conduisent généralement mieux qu'en Belgique. Cela tient au fait que les fédérations y soutiennent vraiment leurs arbitres et punissent les coupables comme ils le méritent, ce qui n'est pas le cas chez nous. Notre enquête de couverture le prouve très clairement. L'Union belge n'est pas indépendante par rapport aux clubs pros, et cela nuit au système dans son ensemble. Regardez Michel Preud'hom-me : agressif et insultant vis-à-vis des arbitres belges, il est devenu un gentleman sur son banc de Twente. Pas parce que les arbitres sont meilleurs : parce que son président lui a dit que dans son club, il devait changer de comportement ou il ne serait pas engagé. C'est un exemple à suivre. D'autant que MPH a d'excellents résultats avec les Tukkers, aux Pays- Bas et en Champions League... PAR JOHN BAETE"Michel Preud'homme, agressif et insultant vis-à-vis des arbitres belges, est devenu un gentleman à Twente."