"Ils ont dit cela ? Qui ? Ziguy, je parie. Il m'avait déjà demandé de ne pas faire d'entraînement trop long le vendredi ! ", réagit Yannick Ferrera à l'issue du partage de Charleroi à Waasland-Beveren (0-0). Quelques minutes auparavant, Ziguy Badibanga avait déclaré qu'en deuxième mi-temps, une partie des joueurs avait manqué de jus, " sans doute à cause d'entraînements trop durs en semaine ". " Je ne comprends pas trop car l'accent avait été mis sur la récupération. On me reproche de faire tourner l'effectif lorsque je laisse quelques titulaires au repos ( NDLR : A Zulte Waregem) et quand je ne le fais pas, les joueurs disent qu'ils sont cramés. Si les joueurs ont fini fatigués, c'est aussi parce qu'une équipe comme Charleroi doit fournir beaucoup plus d'efforts qu'une autre pour faire des résultats. Nous, on n'est pas les plus forts, on doit courir. "
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"Ils ont dit cela ? Qui ? Ziguy, je parie. Il m'avait déjà demandé de ne pas faire d'entraînement trop long le vendredi ! ", réagit Yannick Ferrera à l'issue du partage de Charleroi à Waasland-Beveren (0-0). Quelques minutes auparavant, Ziguy Badibanga avait déclaré qu'en deuxième mi-temps, une partie des joueurs avait manqué de jus, " sans doute à cause d'entraînements trop durs en semaine ". " Je ne comprends pas trop car l'accent avait été mis sur la récupération. On me reproche de faire tourner l'effectif lorsque je laisse quelques titulaires au repos ( NDLR : A Zulte Waregem) et quand je ne le fais pas, les joueurs disent qu'ils sont cramés. Si les joueurs ont fini fatigués, c'est aussi parce qu'une équipe comme Charleroi doit fournir beaucoup plus d'efforts qu'une autre pour faire des résultats. Nous, on n'est pas les plus forts, on doit courir. " On confirme : Ferrera avait bien tenu compte du mois chargé de ses troupes et du manque de fraîcheur de certains joueurs pour élaborer son programme. Sport/Foot Magazine avait pu suivre toute la semaine aux côtés des Zèbres. Devant nos mines perplexes face à la légèreté de la charge de travail, on nous avait d'ailleurs expliqué qu'en ce moment, il valait mieux veiller à une saine récupération. Les propos de Badibanga semblaient donc bien déplacés. Pour le Sporting, tout a débuté par un jour de repos. Il fallait bien cela pour panser les plaies d'une semaine chahutée (défaite à Zulte Waregem 4-1 et contre Lokeren 0-2). Le renouveau tant attendu a pris du plomb dans l'aile. A peine 5.000 entrées payantes contre Lokeren, même si, sur le plan sportif, Charleroi est toujours dans les temps de son objectif initial : le maintien. " On sortait d'une grosse semaine et il fallait arriver à Waasland sans avoir dépensé trop d'énergie ", explique Yannick Ferrera. Le mardi doit donc servir à requinquer le moral. " Il faut replacer les gars dans un climat de réussite et de confiance ", martèle Ferrera. Au petit déjeuner, les esprits sont calmes. C'est la table des Hervé Kage, Bison Gnohéréou autre Francis Nganga la plus bruyante. Un peu plus loin, la table des Michalis Sifakis, Viktor Bopp et Javier Martos est bien plus silencieuse. Culture sucrée (ah le Nutella !) pour certains, salée (jambon, fromage) pour d'autres. Omar Jarun tente d'allumer la télévision. " Pas CNN, on va encore nous embêter avec les élections américaines ", lance Kage. " Tu es pour Obama ? ", lui demande-t-il. Jarun acquiesce. " Alors, tu peux laisser ! ". Au menu de la journée : muscu et débriefing le matin, entraînement l'après-midi. Dans le bus menant à Monceau, centre de revalidation au milieu du parc de Monceau, certains chambrent Badibanga, coupable d'avoir vendangé deux occasions face à Lokeren. " Ils ont réalisé un clip uniquement avec tes ratés hier soir à La Tribune ", entend-on. Malgré que le Sporting entame une semaine cruciale de préparation pour la rencontre de samedi à Waasland-Beveren, l'ambiance est détendue. A Monceau, les footballeurs côtoient les joueurs de futsal de Chatelineau, préparés par Dominique Henin, l'ancien préparateur physique du Sporting et un des gestionnaires du centre de Monceau, et d'autres particuliers. Pour le Sporting, c'est Michel Bertinchamps qui gère les exercices. Sans doute un de ses derniers jours car il se chuchote que son contrat qui courait jusque fin octobre n'a pas été prolongé. Affublés d'une feuille explicative, les joueurs passent d'un appareil à un autre. Au stade, un autre petit groupe débriefe la défaite face à Lokeren. " Après ce qu'on a fait contre Anderlecht, ce n'est pas normal d'enchaîner deux contre-performances pareilles. Enfin, deux mi-temps ", explique Onur Kaya. " Contre Anderlecht, on savait qu'on allait avoir des espaces et on en a profité. Par contre, à Zulte ou contre Lokeren, on n'en a pas eu. C'est clair qu'on éprouve plus de facilité contre les équipes qui essaient de jouer au foot. Au débriefing, l'entraîneur nous a dit qu'on les avait trop laissés faire et a pointé le manque d'efficacité devant et derrière. " Comme tous les jours avec deux entraînements au programme, le noyau se retrouve à la salle rose pour le diner. Au menu : poulet, brocoli, pâtes, soupe et saumon. Abraham Kumedor s'inquiète de l'absence des pâtes. " Elles arrivent, elles finissent de cuire ", lâche la cuisinière, Nadine. Finalement, le Ghanéen finira avec une assiette énorme. " Il va vraiment manger tout cela ? ", se demande Luka Peruzovic. L'après-midi, c'est entraînement à Marcinelle. Reprise en douceur. Notre photographe bénéficiera de l'aide du chauffeur du car du Sporting pour rebooster les batteries plates de son auto. Hommage à Badibanga. Fin de cette première journée. Mercredi, après le premier entraînement matinal, c'est le point-presse de mi-semaine. L'occasion de présenter le gardien remplaçant Michalis Sifakis, qui avait déjà raconté son parcours dans Sport/Foot Magazine la semaine précédente. L'occasion de lui demander comment il vit cette attente d'une place de titulaire. " Personne ne m'a fait signer un papier comme quoi je devais être titulaire. Dans le football, j'ai appris que rien n'est défini. Je suis là pour gagner ma place et je me tiens prêt à aider l'équipe dès qu'elle a besoin de moi. " Une situation cocasse que celle d'un international grec rongeant son frein sur le banc des remplaçants. " C'est une situation qu'on arrive à bien gérer ", dit Pierre-Yves Hendrickx. " Si Parfait Mandanda est meilleur dans les derniers matches, c'est parce qu'il subit la concurrence de Sifakis. Pour le moment, on a de la chance que la présence de Sifakis bonifie Mandanda plutôt qu'elle ne le paralyse. " L'après-midi, comme certains joueurs ont oublié plots et chasubles, le début de l'entraînement est marqué par de l'endurance et un enchaînement de tours de terrain. A ce jeu-là, Bison Gnohéré ne montre pas beaucoup d'entrain. Il sera remis à sa place par Yannick Ferrera. La suite, c'est du spécifique. Les défenseurs d'un côté du terrain sous la houlette de Ferrera, les offensifs emmenés par Mario Notaro de l'autre. Centres et reprises de la tête d'un côté, tirs et combinaisons de l'autre. Sur le terrain annexe, les trois gardiens travaillent avec Michel Iannacone. " Je mets beaucoup l'accent sur le placement puisque nous avons trois jeunes gardiens (Mandanda, Adrien Faidherbe et Cyprien Baguette). Avec Sifakis, on ne doit pas insister là-dessus. C'est le haut-niveau et il nous apporte son professionnalisme. Jusqu'à présent, comme il est arrivé tardivement et qu'il avait un retard de condition, mon travail consistait surtout à le remettre en ordre. " Sur les bords du terrain, pas un supporter. A peine une maman et son fils à la fin de la séance. Fallait-il vraiment instaurer le huis-clos pour les séances du jeudi et du vendredi ? Jeudi, huis clos pour la séance du jeudi matin. Les bâches sont dressées le long des terrains de Marcinelle. Sport/Foot Magazine est accepté (normal, on sort après le match de Waasland - pas de risques donc de divulguer des informations). Après un petit toro et des exercices de passes basés sur la concentration, Ferrera travaille, sur un petit match, le pressing. Il pressent également le rôle important des infiltrations de Christophe Lepoint et met en garde sa défense. " Je m'attends à un match comme au Cercle de Bruges. Et j'aimerais déjouer ce plan-là en les prenant directement très haut. Cela les empêcherait de se mettre en confiance. " Si le noyau entre dans sa phase de préparation du match de samedi, on ne sent pas de tension extrême. Les joueurs continuent à rigoler entre eux. Après l'entraînement, la presse attend Francis Nganga que La Nouvelle Gazette emmène visiter les Arts Ménagers. La semaine précédente, tout le noyau s'était rendu à cet événement pour une séance d'autographes. Pour la première fois, le Sporting dispose même d'un stand pour établir une vraie communication avec ses fans. Kaya revient, lui, sur les dernières semaines. " Après nos deux victoires, j'ai regardé le classement et je n'ai pas eu l'impression qu'on avançait. Alors, oui, après deux défaites, le match contre Waasland devient crucial. "Vendredi, l'entraînement a lieu au stade. Toujours à huis clos. Au menu, travail de finition pour sept joueurs offensifs, travail tactique pour les défenseurs. " Non seulement, c'est plus pratique de s'entraîner au stade car les vestiaires sont sur place mais en plus, le terrain est plus grand. C'est adéquat pour travailler les phases arrêtées ", clame Ferrera. Dans le lavoir, à l'entrée du stade, la famille Dal Mut s'active. Cela fait douze ans que le fils, David occupe le poste de magasinier. Quarante ans que son père, Pierre, est présent au club. Sa mère, Dina, a quitté son poste il y a cinq ans. Toute une famille donc pour choyer les joueurs ! Après l'entraînement, Ferrera dévoile sa sélection. Une surprise : l'absence de Bison Gnohéré qui paie certainement sa nonchalance à l'entraînement, mercredi. " On a besoin de joueurs qui sont bien dans leur tête et dans leur football et Bison ne l'est pas pour le moment. Je lui souhaite de réagir de la même façon que Kage après sa mise à l'écart au Lierse. Cette semaine, ceux qui avaient moins de temps de jeu ces derniers temps étaient moins concernés. Par leur attitude et leur travail, les joueurs font eux-mêmes la sélection. "Quant à Kage, il revient sur son dernier mois. " Ma mise à l'écart ? C'était un peu bizarre. Je ne me rendais pas compte que je perdais ma place petit à petit. Je suis revenu les pieds sur terre et me suis dit qu'il était temps de se remettre au travail. "Samedi, le rendez-vous est fixé à 16 h au stade. Après une collation, le car se met en route pour Beveren à 17 h. A 21 h 45, les Zèbres peuvent souffler. Ils reviennent du pays de Waes avec un point dans la besace et bouclent le premier tour du championnat à la 13e place. " Si on nous avait dit qu'à la mi-championnat, il y aurait trois équipes derrière nous, on aurait signé tout de suite ", conclut Ferrera. " On reste dans la zone de dégradation et il y a encore beaucoup de travail mais on peut être satisfait de ce premier tour. " Moins du jeu catastrophique affiché par ses Carolos à Waasland. Moins également des réflexions de Badibanga sur le programme d'entraînement. La sérénité n'est pas encore totalement revenue au Mambourg mais pour le moment, le Sporting est sauvé et Yannick Ferrera tient bon "Ils ont dit cela ? Qui ? Ziguy, je parie. Il m'avait déjà demandé de ne pas faire d'entraînement trop long le vendredi ! ", réagit Yannick Ferrera à l'issue du partage de Charleroi à Waasland-Beveren (0-0). Quelques minutes auparavant, Ziguy Badibanga avait déclaré qu'en deuxième mi-temps, une partie des joueurs avait manqué de jus, " sans doute à cause d'entraînements trop durs en semaine ". " Je ne comprends pas trop car l'accent avait été mis sur la récupération. On me reproche de faire tourner l'effectif lorsque je laisse quelques titulaires au repos ( NDLR : A Zulte Waregem) et quand je ne le fais pas, les joueurs disent qu'ils sont cramés. Si les joueurs ont fini fatigués, c'est aussi parce qu'une équipe comme Charleroi doit fournir beaucoup plus d'efforts qu'une autre pour faire des résultats. Nous, on n'est pas les plus forts, on doit courir. " On confirme : Ferrera avait bien tenu compte du mois chargé de ses troupes et du manque de fraîcheur de certains joueurs pour élaborer son programme. Sport/Foot Magazine avait pu suivre toute la semaine aux côtés des Zèbres. Devant nos mines perplexes face à la légèreté de la charge de travail, on nous avait d'ailleurs expliqué qu'en ce moment, il valait mieux veiller à une saine récupération. Les propos de Badibanga semblaient donc bien déplacés. Pour le Sporting, tout a débuté par un jour de repos. Il fallait bien cela pour panser les plaies d'une semaine chahutée (défaite à Zulte Waregem 4-1 et contre Lokeren 0-2). Le renouveau tant attendu a pris du plomb dans l'aile. A peine 5.000 entrées payantes contre Lokeren, même si, sur le plan sportif, Charleroi est toujours dans les temps de son objectif initial : le maintien. " On sortait d'une grosse semaine et il fallait arriver à Waasland sans avoir dépensé trop d'énergie ", explique Yannick Ferrera. Le mardi doit donc servir à requinquer le moral. " Il faut replacer les gars dans un climat de réussite et de confiance ", martèle Ferrera. Au petit déjeuner, les esprits sont calmes. C'est la table des Hervé Kage, Bison Gnohéréou autre Francis Nganga la plus bruyante. Un peu plus loin, la table des Michalis Sifakis, Viktor Bopp et Javier Martos est bien plus silencieuse. Culture sucrée (ah le Nutella !) pour certains, salée (jambon, fromage) pour d'autres. Omar Jarun tente d'allumer la télévision. " Pas CNN, on va encore nous embêter avec les élections américaines ", lance Kage. " Tu es pour Obama ? ", lui demande-t-il. Jarun acquiesce. " Alors, tu peux laisser ! ". Au menu de la journée : muscu et débriefing le matin, entraînement l'après-midi. Dans le bus menant à Monceau, centre de revalidation au milieu du parc de Monceau, certains chambrent Badibanga, coupable d'avoir vendangé deux occasions face à Lokeren. " Ils ont réalisé un clip uniquement avec tes ratés hier soir à La Tribune ", entend-on. Malgré que le Sporting entame une semaine cruciale de préparation pour la rencontre de samedi à Waasland-Beveren, l'ambiance est détendue. A Monceau, les footballeurs côtoient les joueurs de futsal de Chatelineau, préparés par Dominique Henin, l'ancien préparateur physique du Sporting et un des gestionnaires du centre de Monceau, et d'autres particuliers. Pour le Sporting, c'est Michel Bertinchamps qui gère les exercices. Sans doute un de ses derniers jours car il se chuchote que son contrat qui courait jusque fin octobre n'a pas été prolongé. Affublés d'une feuille explicative, les joueurs passent d'un appareil à un autre. Au stade, un autre petit groupe débriefe la défaite face à Lokeren. " Après ce qu'on a fait contre Anderlecht, ce n'est pas normal d'enchaîner deux contre-performances pareilles. Enfin, deux mi-temps ", explique Onur Kaya. " Contre Anderlecht, on savait qu'on allait avoir des espaces et on en a profité. Par contre, à Zulte ou contre Lokeren, on n'en a pas eu. C'est clair qu'on éprouve plus de facilité contre les équipes qui essaient de jouer au foot. Au débriefing, l'entraîneur nous a dit qu'on les avait trop laissés faire et a pointé le manque d'efficacité devant et derrière. " Comme tous les jours avec deux entraînements au programme, le noyau se retrouve à la salle rose pour le diner. Au menu : poulet, brocoli, pâtes, soupe et saumon. Abraham Kumedor s'inquiète de l'absence des pâtes. " Elles arrivent, elles finissent de cuire ", lâche la cuisinière, Nadine. Finalement, le Ghanéen finira avec une assiette énorme. " Il va vraiment manger tout cela ? ", se demande Luka Peruzovic. L'après-midi, c'est entraînement à Marcinelle. Reprise en douceur. Notre photographe bénéficiera de l'aide du chauffeur du car du Sporting pour rebooster les batteries plates de son auto. Hommage à Badibanga. Fin de cette première journée. Mercredi, après le premier entraînement matinal, c'est le point-presse de mi-semaine. L'occasion de présenter le gardien remplaçant Michalis Sifakis, qui avait déjà raconté son parcours dans Sport/Foot Magazine la semaine précédente. L'occasion de lui demander comment il vit cette attente d'une place de titulaire. " Personne ne m'a fait signer un papier comme quoi je devais être titulaire. Dans le football, j'ai appris que rien n'est défini. Je suis là pour gagner ma place et je me tiens prêt à aider l'équipe dès qu'elle a besoin de moi. " Une situation cocasse que celle d'un international grec rongeant son frein sur le banc des remplaçants. " C'est une situation qu'on arrive à bien gérer ", dit Pierre-Yves Hendrickx. " Si Parfait Mandanda est meilleur dans les derniers matches, c'est parce qu'il subit la concurrence de Sifakis. Pour le moment, on a de la chance que la présence de Sifakis bonifie Mandanda plutôt qu'elle ne le paralyse. " L'après-midi, comme certains joueurs ont oublié plots et chasubles, le début de l'entraînement est marqué par de l'endurance et un enchaînement de tours de terrain. A ce jeu-là, Bison Gnohéré ne montre pas beaucoup d'entrain. Il sera remis à sa place par Yannick Ferrera. La suite, c'est du spécifique. Les défenseurs d'un côté du terrain sous la houlette de Ferrera, les offensifs emmenés par Mario Notaro de l'autre. Centres et reprises de la tête d'un côté, tirs et combinaisons de l'autre. Sur le terrain annexe, les trois gardiens travaillent avec Michel Iannacone. " Je mets beaucoup l'accent sur le placement puisque nous avons trois jeunes gardiens (Mandanda, Adrien Faidherbe et Cyprien Baguette). Avec Sifakis, on ne doit pas insister là-dessus. C'est le haut-niveau et il nous apporte son professionnalisme. Jusqu'à présent, comme il est arrivé tardivement et qu'il avait un retard de condition, mon travail consistait surtout à le remettre en ordre. " Sur les bords du terrain, pas un supporter. A peine une maman et son fils à la fin de la séance. Fallait-il vraiment instaurer le huis-clos pour les séances du jeudi et du vendredi ? Jeudi, huis clos pour la séance du jeudi matin. Les bâches sont dressées le long des terrains de Marcinelle. Sport/Foot Magazine est accepté (normal, on sort après le match de Waasland - pas de risques donc de divulguer des informations). Après un petit toro et des exercices de passes basés sur la concentration, Ferrera travaille, sur un petit match, le pressing. Il pressent également le rôle important des infiltrations de Christophe Lepoint et met en garde sa défense. " Je m'attends à un match comme au Cercle de Bruges. Et j'aimerais déjouer ce plan-là en les prenant directement très haut. Cela les empêcherait de se mettre en confiance. " Si le noyau entre dans sa phase de préparation du match de samedi, on ne sent pas de tension extrême. Les joueurs continuent à rigoler entre eux. Après l'entraînement, la presse attend Francis Nganga que La Nouvelle Gazette emmène visiter les Arts Ménagers. La semaine précédente, tout le noyau s'était rendu à cet événement pour une séance d'autographes. Pour la première fois, le Sporting dispose même d'un stand pour établir une vraie communication avec ses fans. Kaya revient, lui, sur les dernières semaines. " Après nos deux victoires, j'ai regardé le classement et je n'ai pas eu l'impression qu'on avançait. Alors, oui, après deux défaites, le match contre Waasland devient crucial. "Vendredi, l'entraînement a lieu au stade. Toujours à huis clos. Au menu, travail de finition pour sept joueurs offensifs, travail tactique pour les défenseurs. " Non seulement, c'est plus pratique de s'entraîner au stade car les vestiaires sont sur place mais en plus, le terrain est plus grand. C'est adéquat pour travailler les phases arrêtées ", clame Ferrera. Dans le lavoir, à l'entrée du stade, la famille Dal Mut s'active. Cela fait douze ans que le fils, David occupe le poste de magasinier. Quarante ans que son père, Pierre, est présent au club. Sa mère, Dina, a quitté son poste il y a cinq ans. Toute une famille donc pour choyer les joueurs ! Après l'entraînement, Ferrera dévoile sa sélection. Une surprise : l'absence de Bison Gnohéré qui paie certainement sa nonchalance à l'entraînement, mercredi. " On a besoin de joueurs qui sont bien dans leur tête et dans leur football et Bison ne l'est pas pour le moment. Je lui souhaite de réagir de la même façon que Kage après sa mise à l'écart au Lierse. Cette semaine, ceux qui avaient moins de temps de jeu ces derniers temps étaient moins concernés. Par leur attitude et leur travail, les joueurs font eux-mêmes la sélection. "Quant à Kage, il revient sur son dernier mois. " Ma mise à l'écart ? C'était un peu bizarre. Je ne me rendais pas compte que je perdais ma place petit à petit. Je suis revenu les pieds sur terre et me suis dit qu'il était temps de se remettre au travail. "Samedi, le rendez-vous est fixé à 16 h au stade. Après une collation, le car se met en route pour Beveren à 17 h. A 21 h 45, les Zèbres peuvent souffler. Ils reviennent du pays de Waes avec un point dans la besace et bouclent le premier tour du championnat à la 13e place. " Si on nous avait dit qu'à la mi-championnat, il y aurait trois équipes derrière nous, on aurait signé tout de suite ", conclut Ferrera. " On reste dans la zone de dégradation et il y a encore beaucoup de travail mais on peut être satisfait de ce premier tour. " Moins du jeu catastrophique affiché par ses Carolos à Waasland. Moins également des réflexions de Badibanga sur le programme d'entraînement. La sérénité n'est pas encore totalement revenue au Mambourg mais pour le moment, le Sporting est sauvé et Yannick Ferrera tient bon PAR STÉPHANE VANDE VELDE - PHOTOS: IMAGEGLOBE