La semaine dernière, le président chinois Xi Jinping et le président du CIO Thomas Bach ont eu un entretien téléphonique. Le premier avait une bonne nouvelle: malgré la pandémie, les travaux des stades et autres accommodations destinés aux Jeux d'Hiver de Pékin 2022 sont dans les temps, notamment parce que l...

La semaine dernière, le président chinois Xi Jinping et le président du CIO Thomas Bach ont eu un entretien téléphonique. Le premier avait une bonne nouvelle: malgré la pandémie, les travaux des stades et autres accommodations destinés aux Jeux d'Hiver de Pékin 2022 sont dans les temps, notamment parce que la Chine semble contrôler le nombre de contaminations: elle n'en recense qu'une centaine par jour, pour une population de 1,4 milliard d'habitants, du moins selon les chiffres officiels. La Chine n'en a pas moins adopté toute une série de mesures sanitaires, en concertation avec le CIO. Nul ne peut en effet garantir que la pandémie sera endiguée d'ici l'hiver 2022. Les test events prévus en 2021 ont d'ailleurs été annulés. Ce dont Bach s'est gardé de parler, c'est des "camps de rééducation" où sont regroupés un millions d'Ouïghours, une minorité musulmane de la région autonome de Xinjiang, et de la répression des protestations à Hong Kong. Des ONG comme Human Rights Watch ne cessent pourtant de le dénoncer. Mike Pompeo et Antony Blinken, l'ancien et le nouveau secrétaire d'État des États-Unis, ont qualifié l'oppression des Ouïghours de génocide. Le CIO se bouche les oreilles. Il ne veut pas se mêler de politique. La problématique des Ouïghours restera pourtant un thème d'actualité. 160 organisations militant pour les droits de l'Homme ainsi que des politiciens australiens, canadiens et britanniques appellent à un boycott partiel. Compte tenu des enjeux commerciaux, il a toutefois peu de chances d'aboutir. Jonas Creteur