2011 UN MERCATO DANS L'URGENCE, DÉPARTS DES STARS

Arrivé en juin, le voilà obligé d'agir dans l'urgence. Certes, il peut se reposer sur Pierre François qui connaît bien la maison mais il doit repenser l'organigramme (le responsable de la communication est débarqué) et surtout son équipe. Les stars de l'équipe ont en effet reçu l'assurance de Luciano D'Onofrio qu'il leur trouverait un port d'attache dans un grand club européen et voient donc l'arrivée de Duchâtelet d'un drôle d'oeil. Le nouveau président est donc dans l'obligation de brader des joueurs qui veulent absolument partir. Steven Defour, Axel Witsel, Eliaquim Mangala, Mehdi Carcela quittent le club. José Riga...

Arrivé en juin, le voilà obligé d'agir dans l'urgence. Certes, il peut se reposer sur Pierre François qui connaît bien la maison mais il doit repenser l'organigramme (le responsable de la communication est débarqué) et surtout son équipe. Les stars de l'équipe ont en effet reçu l'assurance de Luciano D'Onofrio qu'il leur trouverait un port d'attache dans un grand club européen et voient donc l'arrivée de Duchâtelet d'un drôle d'oeil. Le nouveau président est donc dans l'obligation de brader des joueurs qui veulent absolument partir. Steven Defour, Axel Witsel, Eliaquim Mangala, Mehdi Carcela quittent le club. José Riga, nommé entraîneur, accueille de nombreux joueurs mais les remplaçants (comme Luis Seijas ou Yoni Buyens)n'ont pas le charisme, ni le statut des joueurs partis. Vu l'urgence dans lequel a été fait le mercato, on parle vite d'une saison de transition. Et tout le monde l'accepte (médias, dirigeants et supporters) comme tel. La première saison s'est terminée en eau de boudin. Sur la scène européenne, le Standard fait un beau parcours (1/8e de finale) mais rate ses play-offs et n'est pas européen. Riga fait ses valises et l'intersaison marque surtout la réelle prise de pouvoir de Roland Duchâtelet. Alors que tout le monde s'attendait au départ de Jean-François de Sart, fort critiqué, c'est finalement Pierre François, à la surprise générale, qui est remercié. Duchâtelet ne le remplace pas et décide de s'occuper lui-même de la politique sportive. Ron Jans, qui a de bons états de service dans les clubs du nord des Pays-Bas est nommé entraîneur. Première surprise de Duchâtelet. Au niveau des transferts, le Standard perd ses deux attaquants, Mémé Tchité et Gohi Bi Cyriac, à chaque fois pour des concurrents directs (Club Bruges et Anderlecht). Pour les remplacer, il fait venir Dudu Biton et Marvin Ogunjimi (deux flops) mais aussi Astrit Ajdarevic (flop) et Frédéric Bulot (honnête joueur qui n'a jamais valu les 2 millions déboursés pour lui). Sans doute l'intersaison la plus chahutée de l'ère Duchâtelet. En prélude d'un été très chaud, le président du Standard annonce le départ de Mircea Rednic, qui a décroché brillamment une place européenne, le jour de la fin de la saison et choisit un parfait inconnu, Guy Luzon, pour le remplacer. Les supporters décident de manifester et menacent Duchâtelet fin juin. Au même moment, William Vainqueur invoque la loi de 1978 pour casser son contrat. Duchâtelet doit éteindre foyer d'incendie sur foyer d'incendie. Il revalorise fortement tous les piliers (dont Vainqueur) afin d'atténuer la fronde populaire. Cette stabilité sportive (qui contraste avec le chaos en dehors) permet au Standard de bien débuter le championnat. KO après la perte du titre, le Standard l'est encore plus après le départ de tous les cadres. William Vainqueur, Michy Batshuayi, Imoh Ezekiel, Daniel Opare et Kanu quittent le club. Duchâtelet essaie de recaser à Charlton un Luzon dont l'étoile a pâli mais n'y arrive pas. Le club qui doit disputer les préliminaires de la Ligue des champions en juillet les débute sans ses renforts estivaux qui arriveront au compte-gouttes.