L'AMA publie chaque année sa liste des substances et méthodes prohibées. Le principal changement pour 2022: l'interdiction des injections de glucosé-corticostéroïdes (la cortisone, pour faire court), pendant les compétitions, y compris les infiltrations articulaires, jusqu'à présent autorisées....

L'AMA publie chaque année sa liste des substances et méthodes prohibées. Le principal changement pour 2022: l'interdiction des injections de glucosé-corticostéroïdes (la cortisone, pour faire court), pendant les compétitions, y compris les infiltrations articulaires, jusqu'à présent autorisées. La prise de cortisone avait conduit à des abus, essentiellement en cyclisme, des coureurs en ayant consommé pour son effet positif sur les performances sans raison médicale urgente. Cette nouvelle interdiction ne résout toutefois pas le problème, puisqu'il reste une zone grise, avec les attestations médicales. Suite au renforcement des contrôles, il n'y en a eu que dix en 2020, contre 239 en 2009 et 55 en 2011, mais le système n'est pas imperméable. L'utilisation de sprays et de pommades reste autorisée et il est toujours difficile de déterminer la quantité de cortisone qui pénètre ainsi dans le corps. On applique une valeur-plafond arbitraire de 30 ng/ml. Toutes les valeurs supérieures indiquent un usage abusif systématique d'injections, mais peuvent aussi s'expliquer par le recours à un spray nasal ou à une crème, une pratique qui reste courante et ne changera pas en 2022. Un autre problème se pose: un athlète peut être contrôlé positif aux corticostéroïdes après une infiltration légale administrée deux jours plus tôt. Dans ce cas, le médecin l'ayant pratiquée doit demander rétrospectivement une exception à l'AMA en documentant la date et la nature du produit.