Les Zèbres ont repris les vertus des hyènes, ces animaux qui savent attendre et poursuivre leurs proies en guettant le moindre relâchement pour les mettre à mort. Contre Genk, les hyènes avaient faim et cela s'est vu sur le terrain. " Si on ne les mangeait pas aujourd'hui, on n'était pas des hommes ", expliquait Badou Kéré. Mais pourquoi tant de rage ? Blessés par les propos arrogants des Limbourgeois dans la presse flamande, les Caro...

Les Zèbres ont repris les vertus des hyènes, ces animaux qui savent attendre et poursuivre leurs proies en guettant le moindre relâchement pour les mettre à mort. Contre Genk, les hyènes avaient faim et cela s'est vu sur le terrain. " Si on ne les mangeait pas aujourd'hui, on n'était pas des hommes ", expliquait Badou Kéré. Mais pourquoi tant de rage ? Blessés par les propos arrogants des Limbourgeois dans la presse flamande, les Carolos sont montés sur la pelouse le couteau entre les dents. " Ils avaient déclaré qu'il fallait être introduit dans le football pour connaître cinq noms de joueurs de chez nous. Je pense que maintenant, ils pourront en citer quelques-uns ", ajoutait Laurent Macquet après la victoire. " Ils allaient nous écraser avec un rouleau compresseur. Ils disaient qu'on était à leur place et que ce n'était pas normal. Maintenant, ils doivent bien accepter notre supériorité ", renchérissait le capitaine Frank Defays. " Ils oublient que chaque année, ils ont beaucoup de mal à nous battre. Ils ne peuvent pas se permettre de tenir de tels propos dans la presse. D'autant plus qu'ils étaient derrière nous au classement ", concluait Kéré. Jacky Mathijssen avait, une nouvelle fois, réussi à motiver ses joueurs en leur parlant des articles de la presse flamande. Avec un esprit conquérant, les Zèbres ont su canaliser le milieu de terrain de Genk. " Une fois de plus, chacun a participé à sa tâche défensive ", analysait Macquet. Avec ses grands gabarits, Genk n'a pas réussi à s'imposer dans les duels avant de tenter de réagir en deuxième mi-temps. Mais le match était joué. Une fois l'avance forgée, les Zèbres ont fermé la porte, coupant les espaces et résistant sans trop de difficultés aux rares assauts des troupes de René Vandereycken. " Je savais qu'ils ne reviendraient pas en deuxième mi-temps ", ajoute Macquet. Cette victoire permet au Sporting de poursuivre sa série (4 victoires de rang) et de compter 32 points, soit en un demi-championnat quasiment le même nombre que durant la totalité du dernier exercice (33 points). Quel sera donc le prochain objectif ? " On veut rester embêtant et jouer le rôle de trouble-fête face à ces équipes pour lesquelles la troisième place constitue une obligation ", résumait Mathijssen. (S. Vande Velde)