Mouscron joue mal pour l'instant. En outre, le ballon ne roule pas pour lui. Le match contre Charleroi sentait le 0-0 à plein nez. Chaque équipe a eu... une occasion. L'envoi des Hurlus a été repoussé par la barre transversale, celui des Zèbres a terminé sa course au fond de filets. Pour retrouver son fonds de jeu, l'Excel devrait d'abord retrouver confiance. Or, plus les contre-performances s'accumulent, plus la confiance s'effrite. C'est le cercle vicieux dans toute sa splendeur. Le fatalisme a gagné les troupes. Lorsque Charleroi a ouvert la marque, il restait ...

Mouscron joue mal pour l'instant. En outre, le ballon ne roule pas pour lui. Le match contre Charleroi sentait le 0-0 à plein nez. Chaque équipe a eu... une occasion. L'envoi des Hurlus a été repoussé par la barre transversale, celui des Zèbres a terminé sa course au fond de filets. Pour retrouver son fonds de jeu, l'Excel devrait d'abord retrouver confiance. Or, plus les contre-performances s'accumulent, plus la confiance s'effrite. C'est le cercle vicieux dans toute sa splendeur. Le fatalisme a gagné les troupes. Lorsque Charleroi a ouvert la marque, il restait un quart d'heure à jouer. Assez de temps pour égaliser et même renverser la vapeur. Mais, dans l'esprit de tous, le match était joué. Avec un bilan intermédiaire de 4 points sur 24, PhilippeSaint- Jean risquerait de passer à la trappe dans bien des clubs. Mais à Mouscron, ce n'est pas l'habitude de la maison de virer un entraîneur. En outre, après tous les départs de l'entre-saison, on savait que le club allait vivre une saison difficile. Pourtant, des questions se posent inévitablement. Le 4-3-3, qui se veut offensif mais qui ne permet pas de trouver le chemin des filets et qui place l'adversaire en supériorité numérique dans l'entrejeu, est-il le système le plus adéquat dans les circonstances actuelles ? Le discours de l'entraîneur, qui préfère résoudre les problèmes par le dialogue et la persuasion plutôt que par un bon coup de gueule, est-il toujours aussi bien perçu ? A-t-il été bien inspiré en titularisant Jean- PhilippeCharlet à l'arrière droit, plutôt que de faire descendre KoenDeVleeschauwer d'un cran et d'aligner un MarcSchaessens revanchard au milieu droit ? Etait-il judicieux d'aligner RicardoMagro en pointe, au détriment d'un MarcinZewlakow jugé hors forme mais qui avait tout de même inscrit le seul but à Westerlo et le seul but au GBA ? Fallait-il faire sortir PatrickDimbala à la mi-temps, alors qu'il est l'un des rares à pouvoir conserver le ballon et perforer la défense adverse par un slalom géant ? Autant de questions que l'on ne se posait pas après la victoire initiale contre Anderlecht, alors que pourtant, les données étaient les mêmes. De la même manière, on se focalise aujourd'hui sur Jean-Philippe Charlet, coupable d'erreurs à répétition, en oubliant qu'il était titulaire lors de la belle série de 11 points sur 15 réalisée au début. Le joueur symbolise à lui seul la perte de confiance de l'équipe : il s'applique sur le travail de récupération, mais panique lorsqu'il reçoit le ballon et qu'il doit assurer la relance. Le recrutement effectué durant l'entre-saison a-t-il été judicieux ? Sur la dizaine de joueurs engagés, seuls PatriceNoukeu et Patrick Dimbala sont des titulaires réguliers. Est-il opportun, aussi, de laisser dans l'expectative tous les joueurs qui arrivent en fin de contrat en juin 2005 ? (D. Devos)D.Devos