Pour Montpellier, la saison tourne en conte de fées. Les promus héraultais qui ne visaient que le maintien sont désormais mêlés à la lutte pour une place européenne. Après sa victoire de prestige contre le voisin marseillais, le club du truculent président Louis Nicollin (qui a fait fortune dans le ramassage des poubelles) occupe le siège de dauphin, à six unités du leader bordelais.
...

Pour Montpellier, la saison tourne en conte de fées. Les promus héraultais qui ne visaient que le maintien sont désormais mêlés à la lutte pour une place européenne. Après sa victoire de prestige contre le voisin marseillais, le club du truculent président Louis Nicollin (qui a fait fortune dans le ramassage des poubelles) occupe le siège de dauphin, à six unités du leader bordelais. Les recettes du succès sont multiples. Après cinq ans de purgatoire, Montpellier avait retrouvé l'élite grâce à un football frais et technique. Le centre de formation avait fourni de bien beaux éléments ( Karim Aït Fana, Abdelhamid El Kaoutari ou Younes Belhanda). En été, le club a conservé ses meilleurs joueurs (dont le meneur de jeu argentin Alberto Costa) et a également effectué un recrutement juste et ciblé en attirant des piliers de la D1. Cyril Jeunechamps, Geoffroy Dernis et Romain Pitau (tous titulaires en L1 depuis cinq à dix ans) ont apporté leur expérience et leur calme. Les transferts étrangers se sont tous apparentés à des succès. Le Bosniaque Emir Spahic est devenu en quelques mois un des meilleurs défenseurs de Ligue 1. Et pour continuer sur sa lancée, le club de l'Hérault a déjà transféré cet hiver Garry Bocaly (déjà prêté la saison dernière par Marseille) et Olivier Giroud (meilleur buteur de Ligue 2 avec Tours), acheté deux millions d'euros. Le dossier de l'entraîneur a été également habilement ficelé. On se demandait comment le club allait survivre sans Rolland Courbis qui a dû mettre un terme à son contrat... pour purger sa peine de prison. Pour le remplacer, Nicollin a convaincu un presque novice de 55 ans. René Girard, produit de la direction technique nationale (la DTN), ancien entraîneur des Espoirs, n'avait en effet qu'une expérience relative de la L1 (quelques mois à Nîmes et à Strasbourg). " Il y a des gens à qui on met une couronne au bout de dix mois. Moi, je fais partie des laborieux ", a récemment expliqué l'ancien défenseur de Bordeaux dans les années 80. Et histoire de respecter les traditions, Montpellier a décidé de mettre le beau jeu en vitrine, comme lors de sa période de gloire, début des années 90. Dans un 4-3-3 offensif, l'entrejeu est composé de petits gabarits techniques, offensifs et marathoniens. RICARDO COSTA, défenseur portugais de Wolfsburg, a été prêté à Lille pour six mois. Il est en effet promis à Valence la saison prochaine. Son transfert intervient pour suppléer Aurélien Chedjou, out jusqu'en fin de saison. EDEN HAZARD a donné la victoire à son équipe en marquant le seul but du match du derby contre Lens (1-0). Roland Lamah a joué 63 minutes avec le Mans, où Idir Ouali, titulaire toute la rencontre, a marqué pour la première fois. NICE a donné son bon de sortie aux attaquant Habib Bamogo et Eric Mouloungui, au milieu de terrain Emerse Faé et au défenseur Gérard Cid. NANTES, englué en Ligue 2, a encore fait parler de lui. Alors que le club annonçait l'arrivée du médian offensif brésilien de Palmeiras, Deyvid, le transfert a capoté parce que le joueur ne disposait pas du passeport italien qu'il disait avoir. LYON a été sorti des deux Coupes en une semaine après avoir été battu par Monaco en Coupe de France et par Lorient en Coupe de la Ligue. Les demi-finales de cette dernière épreuve opposeront Toulouse à Marseille et Lorient à Bordeaux ou Sedan. WILLY SAGNOL et Jacques Santini ont pris place sur l'organigramme de Saint-Etienne. Le premier intègre le conseil de surveillance, le second une commission technique et sportive. ANTOINE KOMBOUARÉ, l'entraîneur du PSG, a affirmé dans le Journal du dimanche : " Je travaille avec les joueurs que j'ai. [... ] A mon époque, sur 23 joueurs, il y avait vingt internationaux. Dans le onze de départ, seul Patrick Colleter ne l'était pas. Aujourd'hui, il y en a combien ? Juste Stéphane Sessegnon avec le Bénin. Le PSG ne peut plus avoir une équipe comme il a eu. On n'a pas l'effectif de l'OL ou l'OM pour être champion. " STÉPHANE VANDE VELDE