Mons, Charleroi et La Louvière battus, Mouscron accroché au Beerschot : triste week-end pour le Hainaut !

J'ai l'impression que les clubs hennuyers sont cuits, que les vacances leur feront le plus grand bien.

On a revu un Charleroi intéressant, mais ce fut inutile : le Standard a émergé dans les arrêts de jeu.

Ce n'est évidemment pas le genre de match qu'on aime. Dès le coup d'envoi, on lisait de la haine sur les lèvres des joueurs des deux équipes. Quel combat ! Mais bon, cela n'a rien de nouveau : les matches entre le Sporting et le Standard n'ont jamais été du gâteau. Pour moi, personne ne méritait de perdre cette rencontre. Un petit point aurait en tout cas fait le plus grand bien à Charleroi. Sur ce qu'elle a montré û surtout en deuxième mi-temps û contre le Standard, cette équipe peut envisager de se maintenir. A condition de trouver enfin un buteur. Là-bas, il ne faudra pas se tromper pendant le mercato. Il faudra trouver un gars efficace et capable de s'intégrer du jour au lendemain. Sans cela, c'est mission impossible. Les Zèbres en sont actuellement à sept buts marqués en 16 journées : on ne se sauve pas avec cette moyenne-là.

Les Loups sont dans le creux.

Je ne comprends pas les réactions de Filippo Gaone. Il accuse son entraîneur d'être trop défensif puis affirme qu'il parle comme cela pour rigoler, mais ce qui est dit, est dit.

Ça va encore moins bien à Mons !

Les commentaires sont unanimes : se retrancher constamment à neuf dans son camp n'a pas de sens. Ce style de jeu est complètement dépassé. On le sait partout dans le monde... sauf à Mons. Comment peut-on empêcher des joueurs créatifs comme Eric Joly et Jean-Pierre La Placa de s'exprimer ?

Le bilan des coaches arrivés en cours de saison n'est vraiment pas bon...

On vire les entraîneurs qui ont un petit contrat, c'est partout la même chose. Et je constate effectivement que les nouveaux ne font pas mieux que les anciens. Prenez Bruges : si Trond Sollied est toujours en place, c'est parce qu'il a un gros contrat. Donc, on l'a maintenu. Et aujourd'hui, son équipe reprend du poil de la bête. Cela illustre qu'il ne faut pas trancher trop rapidement.

L'arbitrage est de nouveau sur la sellette : qu'en pensez-vous ?

Si vous faites référence au match Bayern-Anderlecht, je ne suis pas d'accord. Les Bruxellois accusent les arbitres qui les ont dirigés à Lyon et à Munich, mais c'est une excuse trop facile. Anderlecht ne pouvait pas se qualifier pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions en ne marquant que quatre petits buts en six matches. Au moins, Franky Vercauteren a été honnête dans son analyse quand il a dit que l'élimination du Sporting n'était pas à mettre sur le compte de l'arbitre du match au Bayern. Tout au long de cette campagne européenne, Anderlecht ne s'est réveillé que quand il était mené. Et jouer aussi souvent le nul était une erreur : quand on veut un point, on doit jouer pour gagner et pas se retrancher dans son camp. Mais, sur un plan plus général, il est clair qu'on a assisté, récemment, à des décisions arbitrales discutables. Pour les directeurs de jeu aussi, il semble que la trêve tombe bien.

Quelles solutions préconisez-vous pour que le risque d'erreurs soit plus limité ?

La professionnalisation de l'arbitrage. Pas mal d'erreurs d'interprétation s'expliquent sans doute par une certaine fatigue psychique. Quand on est fatigué dans sa tête, on ne voit plus tout à fait clair. On ne voit plus les arbres de sa propre forêt... Pour moi, l'apport de l'oreillette peut aussi être une bonne chose. L'arbitre principal devrait être en communication non pas avec le quatrième arbitre, celui qui ne sert actuellement qu'à contenir les entraîneurs trop fougueux, à gérer les remplacements et à indiquer le temps ajouté. En rugby, l'arbitre est en connexion avec un homme qui se trouve assez haut dans la tribune et a donc une meilleure vision d'ensemble. Pourquoi cela ne se fait-il pas en football ?

Comment jugez-vous le boycott de la RTBF par les joueurs et le staff technique du Standard ?

C'est ridicule. Des gamineries. Un manque flagrant d'intelligence. Ces joueurs oublient que, sans cette presse qui les encense souvent, ils ne seraient pas grand-chose.

Propos recueillis par Pierre Danvoye

J'ai l'impression que les clubs hennuyers sont cuits, que les vacances leur feront le plus grand bien. Ce n'est évidemment pas le genre de match qu'on aime. Dès le coup d'envoi, on lisait de la haine sur les lèvres des joueurs des deux équipes. Quel combat ! Mais bon, cela n'a rien de nouveau : les matches entre le Sporting et le Standard n'ont jamais été du gâteau. Pour moi, personne ne méritait de perdre cette rencontre. Un petit point aurait en tout cas fait le plus grand bien à Charleroi. Sur ce qu'elle a montré û surtout en deuxième mi-temps û contre le Standard, cette équipe peut envisager de se maintenir. A condition de trouver enfin un buteur. Là-bas, il ne faudra pas se tromper pendant le mercato. Il faudra trouver un gars efficace et capable de s'intégrer du jour au lendemain. Sans cela, c'est mission impossible. Les Zèbres en sont actuellement à sept buts marqués en 16 journées : on ne se sauve pas avec cette moyenne-là. Je ne comprends pas les réactions de Filippo Gaone. Il accuse son entraîneur d'être trop défensif puis affirme qu'il parle comme cela pour rigoler, mais ce qui est dit, est dit. Les commentaires sont unanimes : se retrancher constamment à neuf dans son camp n'a pas de sens. Ce style de jeu est complètement dépassé. On le sait partout dans le monde... sauf à Mons. Comment peut-on empêcher des joueurs créatifs comme Eric Joly et Jean-Pierre La Placa de s'exprimer ? On vire les entraîneurs qui ont un petit contrat, c'est partout la même chose. Et je constate effectivement que les nouveaux ne font pas mieux que les anciens. Prenez Bruges : si Trond Sollied est toujours en place, c'est parce qu'il a un gros contrat. Donc, on l'a maintenu. Et aujourd'hui, son équipe reprend du poil de la bête. Cela illustre qu'il ne faut pas trancher trop rapidement. Si vous faites référence au match Bayern-Anderlecht, je ne suis pas d'accord. Les Bruxellois accusent les arbitres qui les ont dirigés à Lyon et à Munich, mais c'est une excuse trop facile. Anderlecht ne pouvait pas se qualifier pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions en ne marquant que quatre petits buts en six matches. Au moins, Franky Vercauteren a été honnête dans son analyse quand il a dit que l'élimination du Sporting n'était pas à mettre sur le compte de l'arbitre du match au Bayern. Tout au long de cette campagne européenne, Anderlecht ne s'est réveillé que quand il était mené. Et jouer aussi souvent le nul était une erreur : quand on veut un point, on doit jouer pour gagner et pas se retrancher dans son camp. Mais, sur un plan plus général, il est clair qu'on a assisté, récemment, à des décisions arbitrales discutables. Pour les directeurs de jeu aussi, il semble que la trêve tombe bien. La professionnalisation de l'arbitrage. Pas mal d'erreurs d'interprétation s'expliquent sans doute par une certaine fatigue psychique. Quand on est fatigué dans sa tête, on ne voit plus tout à fait clair. On ne voit plus les arbres de sa propre forêt... Pour moi, l'apport de l'oreillette peut aussi être une bonne chose. L'arbitre principal devrait être en communication non pas avec le quatrième arbitre, celui qui ne sert actuellement qu'à contenir les entraîneurs trop fougueux, à gérer les remplacements et à indiquer le temps ajouté. En rugby, l'arbitre est en connexion avec un homme qui se trouve assez haut dans la tribune et a donc une meilleure vision d'ensemble. Pourquoi cela ne se fait-il pas en football ? C'est ridicule. Des gamineries. Un manque flagrant d'intelligence. Ces joueurs oublient que, sans cette presse qui les encense souvent, ils ne seraient pas grand-chose. Propos recueillis par Pierre Danvoye