La vie d'un footballeur après sa carrière n'est pas toujours rose. Het Nieuwsblad le rappelait encore la semaine dernière avec un reportage plein d'émotion sur les malheurs de Tony Herreman. Voici un mois et demi, l'ancien arrière gauche aussi vif que l'éclair de Beveren, d'Ekeren, de La Gantoise et de Charleroi a voulu mettre fin à ses jours. Aujourd'hui, à 37 ans, il tente de reprendre goût à la vie.
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La vie d'un footballeur après sa carrière n'est pas toujours rose. Het Nieuwsblad le rappelait encore la semaine dernière avec un reportage plein d'émotion sur les malheurs de Tony Herreman. Voici un mois et demi, l'ancien arrière gauche aussi vif que l'éclair de Beveren, d'Ekeren, de La Gantoise et de Charleroi a voulu mettre fin à ses jours. Aujourd'hui, à 37 ans, il tente de reprendre goût à la vie. Après sa séparation, il est retourné vivre chez ses parents, à Hamme. Il s'est fait placer un piercing sur la langue et a le corps plein de tatouages. Cette séparation, en 2004, alors qu'il venait de mettre un terme à sa carrière est, selon lui, à l'origine de tous ses problèmes : " Ma femme a eu une relation avec mon cousin. Mais nous étions mariés sans contrat. Elle est partie avec ma voiture, ma maison et une partie de mon épargne pension. Là, j'ai vu rouge. Je me suis installé dans ma voiture, prêt à foncer dans la maison. Et j'ai commencé à boire. Puis j'ai dû me faire placer une prothèse au genou. Au carnaval, j'ai rencontré deux filles et un type. Pendant la soirée, le gars a sans doute cru que je voulais embrasser sa copine. Il m'a attrapé par les cheveux et m'a cogné la tête contre un pilier en béton avant de me donner des coups de pied. Bilan : triple fracture du nez et de la pommette et déplacement de la prothèse du genou. Ensuite, mon père est décédé. Il était mon héros. Je n'ai pas eu le temps de lui dire adieu. Nous avions eu des mots parce qu'il n'avait pas confiance en mon ex-femme. J'aurais dû aplanir cela avec lui. Après sa mort, je me suis enfermé chez moi. Je regardais la télé du matin au soir. J'ai grossi de 20 kilos. Puis mon chien est mort. J'ai cherché de l'aide, j'ai rencontré un psychiatre qui m'a dit que je devais apprendre à donner une place à chaque chose mais je n'en avais pas envie. Mon médecin a également saisi deux armes que j'avais à la maison, afin de m'empêcher de faire des bêtises. Mais il y a un mois et demi, à une heure du matin, je suis allé m'asseoir sur la voie rapide qui mène à Termonde. Ma mère est venue me chercher. Depuis, cela va mieux. Ma filleule est également venue me chercher pour aller faire du jogging et du shopping. Des gens me reconnaissent. Grâce à eux, je me rappelle que j'ai été quelqu'un. Je suis cependant encore très agressif. Quand on me parle de mon père, j'ai envie de frapper. On me fait chaque semaine un massage relaxant afin de chasser le stress ". P. SINTZEN