1 SERGIO CONCEIÇAO THE VOICE

Il a beau avoir quitté la Belgique pour embrasser la carrière d'entraîneur à Olhanense, au Portugal, Sergio Conceiçao (37 ans) n'est pas près de perdre son franc-parler. Comme cette fois où, en qualité d'invité à Studio 1, il a tiré à boulets rouges sur le Standard et son directeur général, Pierre François. A l'époque du binôme qu'il formait avec Dominique D'Onofrio à la tête de la Première, il n'y était pas toujours allé de main morte non plus. Le jour où un journaliste lui fit remarquer que les supporters des Rouches grondaient sur les travées, sa réplique ne tarda pas : " Ceux qui critiquent me cassent les bonbons... "
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Il a beau avoir quitté la Belgique pour embrasser la carrière d'entraîneur à Olhanense, au Portugal, Sergio Conceiçao (37 ans) n'est pas près de perdre son franc-parler. Comme cette fois où, en qualité d'invité à Studio 1, il a tiré à boulets rouges sur le Standard et son directeur général, Pierre François. A l'époque du binôme qu'il formait avec Dominique D'Onofrio à la tête de la Première, il n'y était pas toujours allé de main morte non plus. Le jour où un journaliste lui fit remarquer que les supporters des Rouches grondaient sur les travées, sa réplique ne tarda pas : " Ceux qui critiquent me cassent les bonbons... " " Jadis, Anderlecht jouait au football. Aujourd'hui, il pratique le tennis " : paroles de l'entraîneur des Buffalos, Trond Sollied (52 ans) à l'issue de Gand-Anderlecht. Et référence à ces ballons inlassablement catapultés vers l'avant par le portier mauve, Silvio Proto. C'est oublier que le Sporting est capable de garder le ballon. Au retour, sans le keeping éblouissant de Sergio Padt, les Gantois auraient pris 6 buts au lieu de 3...soit un score de tennis. Le Norvégien est peut-être le meilleur coach du pays, mais Gand n'a même pas gagné 50 % des points dans les matches au sommet. Avant le dernier Clasico, les Bruxellois faisaient 25 sur 27 ! Un footeux joue comme il s'entraîne. Et la façon dont Eden Hazard, artiste au pied léger, en gardait sous la semelle à l'entraînement des Diables n'était pas de nature à contenter MarcWilmots (43 ans le 22 février), alias le Taureau de Dongelberg. Petite pique par-ci, re-petite pique par-là, pour mener au clash du hamburger entre l'attaquant du LOSC et le staff technique de l'équipe nationale, Georges Leekens en sus. Depuis lors, le Frenchie s'est racheté une conduite, au point d'avoir rang d'incontournable. Merci patrons d'avoir eu les bons mots et les bonnes manières pour titiller notre Personnalité de l'année. Et merci Willy d'avoir mis le feu aux poudres. Le joueur aux multiples casquettes et passeports (rwandais, burundais, congolais et belge) le clame haut et fort : il sera Diable Rouge ou rien du tout. Et pour le moment, c'est rien du tout puisque la question est remise aux calendes grecques. Mémé Tchité (28) aurait aimé forcer un transfert aussi mais a juré fidélité au Standard jusqu'à la fin de la saison. Il paraît que Peter Maes (47 ans) ramperait pour aller à Anderlecht. Pour ce faire, il faudrait toutefois qu'il s'illustre autrement qu'en invectivant les arbitres ou en engueulant ses propres joueurs. Car au niveau des résultats, on repassera. Lokeren, c'est un énorme gâchis en championnat. Pour les play-offs 1, ce sera partie remise cette saison. Heureusement, il reste la Coupe pour sauver ce qui peut encore l'être. Petite consolation. Il paraît qu'un petit plaisantin a donné 3 points à Thibaut Courtois lors du deuxième tour de scrutin du Soulier d'Or. Ce qui est non-conforme au règlement : seuls les joueurs en lice en Belgique entrent en ligne de compte pour le trophée et le gardien était alors à l'Atletico Madrid. Si les lauréats du trophée toujours en activité étaient habilités à voter, il y a fort à parier que les suspicions se seraient portées sur Wesley Sonck (33 ans). L'attaquant du Lierse, lui-même sacré avec Genk autrefois, a clairement fait entendre que c'était le portier limbourgeois qui méritait la palme, invitant tous les votants à faire une entorse au règlement pour qu'il remporte le trophée. Sacré Wes, qui s'est toujours cru au-dessus des lois ! Le CEO frais émoulu de Zulte Waregem, Patrick De Cuyper (45 ans) est du genre grandiloquent. Sous sa gouverne, on allait voir du foot-spectacle au Gaverbeek. Et, endéans les trois ans, l' Essevee allait soi-disant se mêler à la course au titre. Six mois après ses déclarations matamoresques, le grand manitou fait déjà profil bas. Darije Kalezic, apôtre du jeu offensif, a été renvoyé faute de résultats. Et c'est avec de l'ancien, lisez le retour de Francky Dury, que le CEO va faire du nouveau au stade Arc-en-ciel. L'histoire est un éternel recommencement. Il faisait déjà le ménage comme manager à Charleroi. Et il remet le couvert comme agent de joueurs. Mogi Bayat (36 ans) a ses entrées dans tous les clubs. Avec sa tchatche, il parvient à convaincre, voire convertir tout le monde. Non sans succès. Comme lors du récent transfert de Nabil Dirar à Monaco où il a fait fort : 1 million d'euros annuels pour le joueur et 6 millions dans les caisses brugeoises. Dans de telles conditions, on comprend pourquoi, dans le milieu, on lui déroule le tapis rouge. En général, Michel Louwagie (55 ans), le manager de Gand, a toujours le mot de la fin. Mais il a trouvé plus forte-tête que lui. Comme le gardien Bojan Jorgacevic, qu'il aurait tant aimé fourguer en Turquie, mais qui rebondit au Club Bruges, ennemi héréditaire des Buffalos. Ou Yassine El Ghanassy, qu'il imaginait déjà à Terek Grozny en échange d'un paquet de roubles, mais qui est toujours à Gentbrugge. Et voilà que le gardien Frank Boeckx se plante aussi en Coupe de Belgique face à Lokeren. Dont coût : 750.000 euros. A cette allure-là, le stade Artevelde, pompon de Mister Michel II, ne sortira jamais de terre. " Je ne joue pas car je manque de rythme et je manque de rythme parce que je ne joue pas " : ah, s'il maniait aussi bien un ballon qu'il ne parle, Benjamin Nicaise (31 ans) ferait partie des stars du foot. Recalé au Standard et renvoyé du Lierse pour une altercation avec Tomasz Radzinski, le milieu de terrain n'est guère logé à meilleure enseigne depuis son retour à Mons. A défaut de cartonner sur le terrain, l'homme a toujours la langue aussi bien pendue. Pour ne pas dire trop, par moments. Comme lors de sa première comme consultant à Studio 1, lorsqu'il s'est tout simplement permis d'égratigner Alessandro Cordaro, son ex-coéquipier chez les Dragons. " Je ne suis pas Bambi ", dit-il. Qui oserait encore en douter ? PAR BRUNO GOVERS