1 ANTHONY VANDEN BORRE RICHARD ANTHONY

Le staff, sa direction, ses coéquipiers, Anthony Vanden Borre les a tous dézingués. Bam ! Dans un club parfois obsédé par sa communication, il a un peu oublié de demander l'autorisation pour s'exprimer et laminer toute la maison. " Un jour noir dans l'histoire du Sporting d'Anderlecht ", a lâché Herman Van Holsbeeck après cette interview à la tronçonneuse. Aussi un jour noir dans la carrière de VDB. Direction noyau B. Mais toujours salaire XXL quand même. Richard va.
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Le staff, sa direction, ses coéquipiers, Anthony Vanden Borre les a tous dézingués. Bam ! Dans un club parfois obsédé par sa communication, il a un peu oublié de demander l'autorisation pour s'exprimer et laminer toute la maison. " Un jour noir dans l'histoire du Sporting d'Anderlecht ", a lâché Herman Van Holsbeeck après cette interview à la tronçonneuse. Aussi un jour noir dans la carrière de VDB. Direction noyau B. Mais toujours salaire XXL quand même. Richard va.C'est l'homme qui permet, avec une interview d'une heure, de noircir une quinzaine de pages. Le débit est rapide, le contenu plein de sens. En même temps, s'il n'avait pas cette facilité dans l'expression, ce ne serait pas un vrai Ferrera. Marrant : quand il traite publiquement les joueurs du Standard de " gamins de merde " et de " fils de riches ", il ose ajouter que ce n'est pas méchant. Bon, s'il le dit.Les supporters du Standard, ceux de Bruges mais aussi ses coéquipiers et sa direction aveugle dans le mercato en cours : Silvio Proto ne met pas de gants quand il parle. Et si on déteste son franc-parler, ça l'amuse. Il dit qu'il est le gardien le plus sous pression de Belgique et qu'il est toujours obligé d'être bon. Pas faux. Il se plaint que son équipe n'arrive pas à en profiter quand il arrête plein de ballons chauds. Il n'a pas tort non plus.Le défenseur le plus cher de l'histoire d'Anderlecht (4,5 millions), surnommé King Kara, avait autrefois été baqué par Gand après un test. " C'est le seul club pour lequel je suis sûr de ne jamais jouer ", lance-t-il maintenant. Il ajoute : " Aujourd'hui, ils regrettent de ne pas m'avoir pris. " Quand il a quitté Genk l'été dernier, il aurait pu aller ailleurs, c'est lui qui le dit : " Il y avait des équipes anglaises dont Leicester mais je ne voulais pas risquer une chute en D2. " Sauf que Leicester joue le titre.Son séjour chez nous a été bien trop court. Arrivé d'Angleterre, il y est vite reparti. Dommage. Son côté perso ne nous manquera pas. Mais on regrettera ses raids suicides pleins de sel dans les défenses adverses. Aussi son franc-parler et son accent ch'ti. Quelques arbitres ne vont pas être tristes qu'il ne soit plus là pour debriefer leur prestation, quelques coéquipiers se réjouissent de ne plus être engueulés devant 25.000 personnes pour ne pas avoir donné assez vite un bon ballon.Steeven Langil prétend qu'il est trop bon pour s'éterniser à Waasland Beveren mais ce n'est pas tout. " Je pense que je suis encore meilleur pianiste que footballeur. J'ai des qualités énormes sur cet instrument, je fais ce que je veux avec mes mains. " Après le match à Anderlecht, il a lâché : " On prend un but magnifique, je ne sais pas comment il fait, Tielemans. " Il y a aussi eu ce " Tout le monde pense qu'on va descendre, c'est pas grave. " " Bruges veut mais ne doit pas être champion ", affirme le président. Encore heureux pour lui parce que ça ne veut toujours pas marcher et son arrivée à la tête du club n'a rien changé à la disette. Mais Verhaeghe fait surtout sa grande gueule quand il évoque le rival historique : Anderlecht est trop représenté à la Fédération, Philippe Collin doit sauter de son poste à Laeken, il est inadmissible que les Diables s'entraînent à Neerpede. L'interview télé qu'il a donnée en direct après la déculottée à Bruges (7-1) restera une confession culte de la saison. En gros, il avait vu un match entre une équipe de pros et une division d'honneur, la bande à MPH venait de jouer un bête match d'entraînement. Le vestiaire du Standard prend de temps en temps des cours du Français qui peuvent faire mal. Les jeunes, surtout, en entendent. C'est pour leur bien, dixit Adrien.Avant de mettre le nez de Slavo Muslin dans sa bouse tactique (il trouvait en tout cas que ça ne valait pas mieux que ça), Geoffrey Mujangi-Bia a dézingué les supporters et la direction du Standard. Meilleur public de Belgique ? Ne le dites pas devant lui. " S'ils me soutenaient, je serais bien meilleur encore ", a dit le rebelle. Aussi ceci : " Mes coéquipiers se demandent parfois comment j'arrive à garder mon calme. " Il réfute son étiquette de bad boy et reconnaît seulement qu'il est têtu.Entre un bisou à la caméra sur but marqué et un pas de danse pour une victoire, le coach de Charleroi sait sortir les crocs. La remise du match à Mouscron pour cause d'alerte terroriste à Bruxelles, alors que les autres matches pouvaient avoir lieu ? " J'en veux à la Pro League (...) A nouveau, Charleroi se fait baiser. " Il a aussi soutenu la demande carolo de rejouer le match contre le Standard qui a basculé suite au feu d'artifice dans la tribune rouche. " Le sport doit rester du sport. "