Anderlecht a le sourire après sa victoire en championnat contre Beveren et le Soulier d'Or de Vincent Kompany. Oubliés le zéro sur 18 en Ligue des Champions, l'élimination en Coupe de Belgique en huitièmes de finale par Genk et les 12 points de retard sur le Club Bruges en championnat (avec deux matches en moins) ?
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Anderlecht a le sourire après sa victoire en championnat contre Beveren et le Soulier d'Or de Vincent Kompany. Oubliés le zéro sur 18 en Ligue des Champions, l'élimination en Coupe de Belgique en huitièmes de finale par Genk et les 12 points de retard sur le Club Bruges en championnat (avec deux matches en moins) ? Non, c'est un rictus de convenance. Le champion en titre a l'âme terriblement ballottée. Malgré les efforts de la présidence pour garder l'équipe du titre et la renforcer, les résultats et la manière sont loin d'être là. L'admirable loyauté de Roger Vanden Stock envers ses supporters pour garder Aruna Dindane coûte même de plus en plus cher s'il faut en croire le manager du joueur, Serge Trimpont. Il se fait fort ( voir notre Enquête sur le mercato d'hiver qui débute en page 56) de faire partir l'Ivoirien pour deux millions d'euros en juin prochain. Alors qu'Anderlecht a eu une offre à huit l'été dernier et encore à cinq en janvier. C'est six millions ou rien a-t-on martelé chez les Mauves... Après coup, on peut se dire que l'argent qu'aurait rapporté Dindane aurait pu aider à conserver des Christian Wilhelmsson et des Vincent Kompany. Car cela bougera aussi de ce côté-là dans les mois qui viennent, c'est évident. Il faudra bien imaginer Anderlecht sans son trio magique pour la saison 2005-2006. Et il y aura encore d'autres changements car quand la conquête du titre est devenue aussi hypothétique en février, il est logique que l'on envisage une restructuration technique et sportive interne drastique. M arius Mitu était blessé le week-end dernier, mais le Lierse a tout de même obtenu un nul (2-2) au Germinal Beerschot sans son stratège, funambule de la dernière passe et du lob sous toutes ses formes. Mitu a le beau geste dans le sang mais c'est grâce à Paul Put que notre football bénéficie de ses transfusions. Il a l'obligation de créer et c'est beau ! Merci Monsieur Put. Pas étonnant que Mitu puisse intéresser un Anderlecht qui souffre dans l'entrejeu de ne pouvoir régler le problème posé à Hugo Broos de la cohabitation WalterBaseggio-Pär Zetterberg ? Sans doute, à partir du moment où tout joueur créatif a toujours attiré la convoitise des Mauves. Comme Christophe Grégoire qui devient très logiquement un fournisseur de caviars dans la capitale aussi. Mais ce n'est pas étonnant. Il avait précédé Mitu dans notre série des Beaux Gestes... Le sport a ceci de beau qu'il est toujours totalement imprévisible. Dernier exemple : la Cité Ardente avait attendu Cédric Roussel comme le messie et oublié Sambegou Bangoura mais c'est le Guinéen qui a pansé pas mal de blessures d'orgueil le week-end dernier. Et ça, alors que le centre-avant africain était dans le collimateur de Toulouse. Au même moment, le superbe avant louviérois Mickael Murcy s'envolait pour le Danemark. Le Danemark ? On croit rêver, tant le joueur semblait mériter mieux comme traitement dans le Centre. Murcy, on l'avait tellement attendu de retour et voilà que l'attraction est annulée. Décidément, Filippo Gaone s'y connaît en soldes ! Difficile, pourtant, de critiquer ce président donneur mais c'est dommage et inévitable. Pas parce que Gaone est un commerçant qui mesure le succès à la vente de ses produits, mais parce qu'il y a des offres qu'on ne refuse pas pour garder sa trésorerie en équilibre. Gaone ne sera jamais le Roman Abramovich de la Louvière. Depuis son arrivée à Londres, le Russe a dépensé 300 millions d'euros pour Chelsea qui a tout de même battu tous les records anglais lors de la saison 2003-2004 avec une perte sèche de 100 millions d'euros ! Les chiffres officiels viennent de sortir et le club a fait savoir qu'il n'était pas inquiet car " à présent, tout est réglé comme un vrai business "... par John BaeteLe sport est beau parce que toujours imprévisible. Dernier exemple : LE CAS ROUSSEL û BANGOURA