Dans la première partie parue le 17 mars, nous avions détaillé les deux premières des cinq attitudes de base que chaque joueur doit être capable d'adopter lorsque l'adversaire est en possession du ballon, à savoir 1. Le repli et 2. Disputer le ballon. Dans le numéro du 31 mars, nous avons passé en revue : 3. Le marquage de l'adversaire et 4. La couverture du partenaire qui presse.

Voici le cinquième et dernier fondamental :

5. Traquer les infiltreurs

Tous les techniciens s'accordent pour affirmer que ce n'est pas le nombre d'attaquants sélectionnés en tant que tels avant le match qui créent le danger, mais bien le nombre de joueurs qui viennent régulièrement en mouvement devant le goal. Ce sont ceux qui plongent de la deuxième ligne ou qui tentent des courses croisées qui allument le feu dans les défenses, particulièrement dans celles qui pratiquent la zone ! Si les principes énoncés ci-après s'appliquent en priorité aux défenseurs, il ne faut pas oublier le rôle défensif, ni des médians, ni des attaquants. Le fait qu'un attaquant suive un défenseur adverse qui plonge suffit souvent à le décourager de recommencer.

Le triangle défensif : face aux mouvements des attaquants adverses dans le tiers offensif, l'essentiel est d'adopter un bon jeu de position. Se placer dans le triangle formé par la balle, le milieu du goal à défendre et l'adversaire le plus rapproché, est la règle de base. La position à prendre à l'intérieur de ce triangle est une question d'équilibre entre deux objectifs principaux pour devancer son opposant sur tout ballon dangereux joué entre soi et le but et pouvoir combler la distance qui vous sépare de votre adversaire durant le trajet du cuir.

La double vision : l'orientation du corps de celui qui défend doit lui permettre de garder à tout moment le contrôle visuel du ballon et de son adversaire le plus proche. Perdre le contrôle visuel de son adversaire le plus dangereux aux alentours de la zone de vérité est une faute grave. Il ne faut surtout pas se laisser attirer par le ballon au point d'en oublier son opposant derrière soi. Notons ici que certains principes sont différents en fonction des cultures footballistiques. Ainsi, dans le football italien, ira-t-on jusqu'à conseiller dans ce cas de ne s'occuper que de son adversaire sans même regarder le ballon !

Quelques conseils supplémentaires pour refouler le danger

Malgré ces principes élémentaires individuels et les tactiques défensives collectives, il arrive que les défenseurs soient confrontés à des situations périlleuses à proximité du but qu'ils défendent. A ce moment, trois mesures urgentes sont d'application pour refouler le danger.

être le premier : un défenseur doit toujours veiller à toucher le ballon avant l'attaquant qu'il surveille. Sa technique n'est pas le premier critère de qualité. La première exigence est sa rapidité d'intervention. Il ne faudrait pas l'oublier ! Placement, explosivité, détermination et courage de se jeter au devant du cuir ont la priorité sur toute autre considération. Les nombreux goals marqués en Ligue des Champions suite à des centres ou passes croisées pour des attaquants qui arrivent à devancer leurs défenseurs sont là pour nous rappeler que cette mesure urgente de base doit rester une priorité du coaching des formateurs de joueurs défensifs.

Le plus loin possible : dégager la balle le plus loin possible, même en largeur, fait partie des principes d'extinction des plus grands dangers devant le but. Ne pas tergiverser et ne pas prendre des risques reste un principe défensif élémentaire dans le rectangle de réparation.

En l'air si nécessaire : quand on ne sait pas l'éloigner, toucher le ballon pour le faire monter en l'air permet de postposer le danger. Il vaut mieux un ballon dans les airs, même dans le petit rectangle, qu'un cuir repiqué dans les pieds d'un adversaire situé à la limite des 16 mètres !

Conclusion

Quelle que soit l'action entreprise par un défenseur, on espère qu'il ait plus que 50 % de chances de gagner la balle. La détermination attendue et manifestée par l'engagement de l'entièreté de son corps ne peut dès lors être que de 100 % !

par Frans Masson - Directeur de la Formation à l'Union Belge.

Dans la première partie parue le 17 mars, nous avions détaillé les deux premières des cinq attitudes de base que chaque joueur doit être capable d'adopter lorsque l'adversaire est en possession du ballon, à savoir 1. Le repli et 2. Disputer le ballon. Dans le numéro du 31 mars, nous avons passé en revue : 3. Le marquage de l'adversaire et 4. La couverture du partenaire qui presse. Voici le cinquième et dernier fondamental : Tous les techniciens s'accordent pour affirmer que ce n'est pas le nombre d'attaquants sélectionnés en tant que tels avant le match qui créent le danger, mais bien le nombre de joueurs qui viennent régulièrement en mouvement devant le goal. Ce sont ceux qui plongent de la deuxième ligne ou qui tentent des courses croisées qui allument le feu dans les défenses, particulièrement dans celles qui pratiquent la zone ! Si les principes énoncés ci-après s'appliquent en priorité aux défenseurs, il ne faut pas oublier le rôle défensif, ni des médians, ni des attaquants. Le fait qu'un attaquant suive un défenseur adverse qui plonge suffit souvent à le décourager de recommencer. Le triangle défensif : face aux mouvements des attaquants adverses dans le tiers offensif, l'essentiel est d'adopter un bon jeu de position. Se placer dans le triangle formé par la balle, le milieu du goal à défendre et l'adversaire le plus rapproché, est la règle de base. La position à prendre à l'intérieur de ce triangle est une question d'équilibre entre deux objectifs principaux pour devancer son opposant sur tout ballon dangereux joué entre soi et le but et pouvoir combler la distance qui vous sépare de votre adversaire durant le trajet du cuir. La double vision : l'orientation du corps de celui qui défend doit lui permettre de garder à tout moment le contrôle visuel du ballon et de son adversaire le plus proche. Perdre le contrôle visuel de son adversaire le plus dangereux aux alentours de la zone de vérité est une faute grave. Il ne faut surtout pas se laisser attirer par le ballon au point d'en oublier son opposant derrière soi. Notons ici que certains principes sont différents en fonction des cultures footballistiques. Ainsi, dans le football italien, ira-t-on jusqu'à conseiller dans ce cas de ne s'occuper que de son adversaire sans même regarder le ballon ! Malgré ces principes élémentaires individuels et les tactiques défensives collectives, il arrive que les défenseurs soient confrontés à des situations périlleuses à proximité du but qu'ils défendent. A ce moment, trois mesures urgentes sont d'application pour refouler le danger. être le premier : un défenseur doit toujours veiller à toucher le ballon avant l'attaquant qu'il surveille. Sa technique n'est pas le premier critère de qualité. La première exigence est sa rapidité d'intervention. Il ne faudrait pas l'oublier ! Placement, explosivité, détermination et courage de se jeter au devant du cuir ont la priorité sur toute autre considération. Les nombreux goals marqués en Ligue des Champions suite à des centres ou passes croisées pour des attaquants qui arrivent à devancer leurs défenseurs sont là pour nous rappeler que cette mesure urgente de base doit rester une priorité du coaching des formateurs de joueurs défensifs. Le plus loin possible : dégager la balle le plus loin possible, même en largeur, fait partie des principes d'extinction des plus grands dangers devant le but. Ne pas tergiverser et ne pas prendre des risques reste un principe défensif élémentaire dans le rectangle de réparation. En l'air si nécessaire : quand on ne sait pas l'éloigner, toucher le ballon pour le faire monter en l'air permet de postposer le danger. Il vaut mieux un ballon dans les airs, même dans le petit rectangle, qu'un cuir repiqué dans les pieds d'un adversaire situé à la limite des 16 mètres ! Quelle que soit l'action entreprise par un défenseur, on espère qu'il ait plus que 50 % de chances de gagner la balle. La détermination attendue et manifestée par l'engagement de l'entièreté de son corps ne peut dès lors être que de 100 % !par Frans Masson - Directeur de la Formation à l'Union Belge.