Dans la première partie parue le 17 mars, on avait détaillé les deux premières des cinq attitudes de base que chaque joueur doit être capable d'adopter lorsque l'adversaire est en possession du ballon, à savoir 1. Le repli et 2. Disputer le ballon.
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Dans la première partie parue le 17 mars, on avait détaillé les deux premières des cinq attitudes de base que chaque joueur doit être capable d'adopter lorsque l'adversaire est en possession du ballon, à savoir 1. Le repli et 2. Disputer le ballon. Voici l'explication des fondamentaux suivants : 3. Le marquage de l'adversaire: empêcher l'attaquant adverse de se retourner est une attitude essentielle dans la formation des défenseurs. Les recommandations suivantes sont alors d'application. Ne pas donner d'espace dans la profondeur : marquer ne signifie pas toujours serrer. Tenir un adversaire et décrocher avec lui peut s'avérer une erreur grave ! En effet, il faut toujours éviter d'offrir de l'espace dans son propre dos que l'adversaire qui maîtrise le ballon pourrait exploiter par une verticalisation. La fermeture de l'espace, en particulier axial, dans le dos de la défense reste une priorité. Serrer pendant la transmission : combler les derniers mètres par rapport à l'adversaire le plus proche peut se faire durant le trajet du ballon. C'est de la bonne prise de position avant la passe et de la vitesse de rapprochement pendant la transmission que dépend l'efficacité de l'emprise de celui qui défend. Il doit veiller à ce que le receveur n'ait ni l'espace, ni le temps de se retourner. Garder un minimum de distance : pour disputer efficacement le ballon, il faut le voir pour décider du meilleur moment de son attaque. Un demi, voir un petit mètre de distance permet de garder le cuir en point de mire. Coller au porteur du ballon, non seulement ne permet pas de voir la balle, mais donne aussi souvent à l'adversaire le point d'appui nécessaire pour tourner autour du défenseur et donc le rouler dans la farine. Choisir le bon timing pour attaquer le ballon : le bon moment pour attaquer le ballon est celui pendant lequel il n'est plus protégé ou couvert. Cela correspond souvent au moment où l'attaquant est à demi retourné : le cuir est alors visible et accessible. Tant que le possesseur du ballon ne se retourne pas, il faut éviter l'attaque car elle conduit souvent à une faute. Et chacun connaît l'importante proportion de buts marqués sur phases arrêtées ! Rester patient : lorsque l'attaquant, possesseur du ballon, mais dos au but, est marqué par un défenseur, c'est ce dernier qui a tous les atouts en mains. Le défenseur doit simplement attendre que le forward déclenche son mouvement car c'est alors que la protection du ballon s'affaiblit. La patience est donc de mise. 4. La couverture du partenaireTout défenseur, qui veut attaquer un adversaire avec ballon sans appréhension et sans retenue, a besoin de sécurité. Il doit être couvert. La direction de couverture, la distance et la communication en sont les éléments primordiaux. Choisir une direction de couverture : selon que l'intention collective est de pousser le porteur du ballon vers la ligne de touche ou de l'attirer dans l'entonnoir axial, la couverture du partenaire le plus rapproché se fera en direction du flanc ou, au contraire, vers l'intérieur du jeu. Respecter une distance idéale : quatre à cinq mètres du joueur en pressing constitue une bonne référence de départ pour la distance de couverture. S'adapter à des adversaires très rapides ou virtuoses des dribblings fera partie de l'écolage des jeunes joueurs. La même remarque vaut pour la priorité absolue que doit garder le principe d'élimination impérative du plus grand danger pour l'équipe. Couvrir verbalement : la sécurité ne sera optimale que si le joueur qui presse reçoit aussi de l'information et des conseils de la part du partenaire qui le couvre : c'est le coaching mutuel. (A suivre)par Frans Masson