Les Pays-Bas, l'Allemagne, la Russie, l'Ecosse, la Suisse et la Suède sont les seuls pays participants au championnat d'Europe féminin qui seront dirigés par une femme. Lors de l'EURO 2013, trois des douze participants avaient une sélectionneuse. On passe donc de 25 à 37 %. Seule la Suédoise Pia Sundhage a participé aux deux éditions.
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Les Pays-Bas, l'Allemagne, la Russie, l'Ecosse, la Suisse et la Suède sont les seuls pays participants au championnat d'Europe féminin qui seront dirigés par une femme. Lors de l'EURO 2013, trois des douze participants avaient une sélectionneuse. On passe donc de 25 à 37 %. Seule la Suédoise Pia Sundhage a participé aux deux éditions. Le journal The Guardian fait remarquer qu'en Angleterre, 29 femmes seulement possèdent le diplôme UEFA A. Les hommes, en revanche, sont 1484. Cinq des vingt clubs du championnat féminin anglais sont entraînés par des femmes tandis que les 92 clubs de la ligue masculine sont tous entraînés par des hommes. La toute première femme titulaire d'une licence pro était pourtant anglaise. Il s'agit de l'ex-internationale et ex-sélectionneuse Hope Powell, qui a obtenu son diplôme en 2003. En Belgique, selon l'URBSFA, 1410 femmes possèdent un diplôme d'entraîneur. En Flandre, elles ne sont que 17 à avoir le diplôme UEFA A. Parmi elles, l'ex-sélectionneuse Anne Noë, Niki De Cock (OHL) et Hilde Clessens,en charge des jeunes du FC Turnhout). Comme chez nos voisins, la plupart des équipes féminines sont entraînées par des hommes. En Super League, Niki De Cock sera la seule femme. Dans la série inférieure, on en retrouve deux : Tamara Cassimon,actuellement assistante chez les Red Flames, va entraîner leFWS Woluwé tandis qu'Elke Somers dirige Wuustwezel. En D2, Ingrid De Rycke entraîne les femme du Club Bruges. Ni Cassimon ni Somers n'ont le diplôme UEFA A. Anne Noë fut la première belge à l'obtenir, en 1982. " À l'époque, je terminais mes études en éducation physique et je trouvais cela normal mais en Belgique, on insiste trop peu sur l'importance du diplôme. Beaucoup moins qu'à l'étranger en tout cas. En Allemagne, on incite toutes les ex-internationales à l'obtenir. " Hilde Clessens, qui a joué au plus au niveau pendant 16 ans avec le RWD Herentals et Tirlemont (elle a été championne et a joué en Coupe d'Europe avec ce club) aimerait travailler dans le staff d'une équipe masculine de nationale. " Pas nécessairement comme entraîneur mais comme adjointe ", dit-elle. " J'ai été kiné en provinciale. Le dimanche après-midi, on ressentait encore les effluves de bière du samedi soir. Ce n'était pas vraiment l'environnement sportif dont je rêvais. J'aimerais travailler dans un contexte plus sérieux. " Elle a été à quelques reprises entraîneur-adjointe de l'équipe féminine du Lierse en D1 et en BeNeLeague mais, il y a deux ans, cette équipe a disparu. Son rêve est de décrocher la licence pro, ce qu'aucune femme n'a encore réussi à faire en Belgique. " Les conditions d'accès sont difficiles pour les femmes. " Pourquoi, selon elle, y a-t-il tellement d'entraîneurs masculins dans le football féminin ? " Parce que les hommes sont plus sévères et que les femmes l'acceptent davantage quand ça vient d'un homme. Une femme peut difficilement se montrer dure envers une autre femme. " Le football masculin reste également très hermétique aux femmes. " À ma connaissance, en France, deux équipes masculines sont entraînées par des femmes. Et une aux Pays-Bas. Ma seule chance de grimper dans la hiérarchie, c'est de faire du bon travail dans les équipes d'âge masculines. " Geert Foutré