Les entraîneurs sont sous pression ces jours-ci. Ils restent des particules éjectables, d'éternels martyrs qui paient généralement les erreurs des autres. Leur remplacement n'a pas toujours d'effet. Du moins en matière de points. Prenez le Cercle Bruges, qui n'a pas encore gagné un seul point en quatre matches sous la direction de Bernd Storck. Le jeu est meilleur mais sans avant spécifique et avec un gardien qui perd plus de points qu'il n'en gagne, l'Allemand est placé devant une mission difficile. Pourtant, il donne l'impression de pouvoir susciter un revirement. Ou alors Waasland-Beveren. Arnauld Mercier est resté invaincu quatre matches mais avec quatre revers d'affilée, il doit affronter la réalité. Même si l'équipe se forge plus d'occasions qu'avant. Les entraîneurs sont nouveaux mais les problèmes sont anciens. Il en va souvent ainsi. Tant au Cercle qu'à Waasland-Beveren, cependant, les joueurs louent l'approche de leur nouvel entraîneur.

Eupen montre qu'il est parfois bon de s'en tenir à un entraîneur.

Ce qu'ils ne font pas vraiment à Anderlecht. Par respect envers Vincent Kompany ? Pourtant, il est question d'une progression, avec huit points sur douze depuis que Franky Vercauteren est sur le banc. Toutefois, le Sporting a joué trois fois à domicile. Le football est bon par moments mais il l'a longtemps été sous Kompany aussi. La peur qui s'insinuait dans l'équipe refait à nouveau surface, comme dimanche contre le Cercle Bruges. La différence se situe dans l'organisation, dans les joueurs qui doivent se replier immédiatement en perte de balle. Il est bizarre que Kompany n'ait pas corrigé cet aspect, dans sa quête d'un football romantique.

Beñat San José, getty
Beñat San José © getty

Parfois, il peut être raisonnable de s'en tenir à un entraîneur. Il y a trois semaines, des supporters ont abordé Christoph Henkel, le directeur général d'Eupen, pour lui demander quand il allait renvoyer l'entraîneur, Beñat San José. Samedi, les supporters l'ont félicité pour sa tactique. L'Espagnol a longtemps testé joueurs et systèmes sans trouver de solution. Il en a désormais une. Il a un concept et une équipe qui se bat. Eupen a pris dix points sur douze et s'est mué en bloc difficile à contrer.

Chercher, tâtonner, c'est aussi ce que fait Felice Mazzù depuis le début de la saison. De combien de temps dispose-t-il encore ? Il accuse treize points de retard sur le Club Bruges et on ne sait toujours pas où il veut en venir. Après son revers à Eupen, il n'a pas dégagé l'assurance d'un entraîneur convaincu de pouvoir redresser la barre. Mazzù a entamé une semaine cruciale hier à Liverpool.

Les supporters de l'Antwerp râlent aussi. Ils ne croient plus en Laszlo Bölöni. Cet été, le club a pourtant longuement réfléchi pour savoir s'il poursuivrait sa collaboration avec le Roumain. Maintenant, l'Antwerp galvaude constamment son avantage et il spécule sur le contre au lieu de continuer à pousser après un but. C'est le football prôné par Bölöni alors que durant l'année du titre du Standard, il n'a jamais été partisan de cette tactique.

Enfin, quelle est la position de Kare Ingebrigtsen, l'entraîneur norvégien pourtant coté d'Ostende ? Il a atterri dans un nid de vipères. Des problèmes financiers, un président inquiet, des salaires colossaux de joueurs jetés en pâture au public, tout comme le contrat du CEO Patrick Orlans. Dans ce climat, comment trouver la concentration nécessaire pour être performant ? Le Littoral vit au jour le jour. Samedi, il reçoit l'Excel Mouscron. En cas de défaite, la position de l'entraîneur fera certainement l'objet d'une évaluation. C'est typique du milieu du football : on parle du long terme mais on pense à court terme.

Les entraîneurs sont sous pression ces jours-ci. Ils restent des particules éjectables, d'éternels martyrs qui paient généralement les erreurs des autres. Leur remplacement n'a pas toujours d'effet. Du moins en matière de points. Prenez le Cercle Bruges, qui n'a pas encore gagné un seul point en quatre matches sous la direction de Bernd Storck. Le jeu est meilleur mais sans avant spécifique et avec un gardien qui perd plus de points qu'il n'en gagne, l'Allemand est placé devant une mission difficile. Pourtant, il donne l'impression de pouvoir susciter un revirement. Ou alors Waasland-Beveren. Arnauld Mercier est resté invaincu quatre matches mais avec quatre revers d'affilée, il doit affronter la réalité. Même si l'équipe se forge plus d'occasions qu'avant. Les entraîneurs sont nouveaux mais les problèmes sont anciens. Il en va souvent ainsi. Tant au Cercle qu'à Waasland-Beveren, cependant, les joueurs louent l'approche de leur nouvel entraîneur. Ce qu'ils ne font pas vraiment à Anderlecht. Par respect envers Vincent Kompany ? Pourtant, il est question d'une progression, avec huit points sur douze depuis que Franky Vercauteren est sur le banc. Toutefois, le Sporting a joué trois fois à domicile. Le football est bon par moments mais il l'a longtemps été sous Kompany aussi. La peur qui s'insinuait dans l'équipe refait à nouveau surface, comme dimanche contre le Cercle Bruges. La différence se situe dans l'organisation, dans les joueurs qui doivent se replier immédiatement en perte de balle. Il est bizarre que Kompany n'ait pas corrigé cet aspect, dans sa quête d'un football romantique. Parfois, il peut être raisonnable de s'en tenir à un entraîneur. Il y a trois semaines, des supporters ont abordé Christoph Henkel, le directeur général d'Eupen, pour lui demander quand il allait renvoyer l'entraîneur, Beñat San José. Samedi, les supporters l'ont félicité pour sa tactique. L'Espagnol a longtemps testé joueurs et systèmes sans trouver de solution. Il en a désormais une. Il a un concept et une équipe qui se bat. Eupen a pris dix points sur douze et s'est mué en bloc difficile à contrer. Chercher, tâtonner, c'est aussi ce que fait Felice Mazzù depuis le début de la saison. De combien de temps dispose-t-il encore ? Il accuse treize points de retard sur le Club Bruges et on ne sait toujours pas où il veut en venir. Après son revers à Eupen, il n'a pas dégagé l'assurance d'un entraîneur convaincu de pouvoir redresser la barre. Mazzù a entamé une semaine cruciale hier à Liverpool. Les supporters de l'Antwerp râlent aussi. Ils ne croient plus en Laszlo Bölöni. Cet été, le club a pourtant longuement réfléchi pour savoir s'il poursuivrait sa collaboration avec le Roumain. Maintenant, l'Antwerp galvaude constamment son avantage et il spécule sur le contre au lieu de continuer à pousser après un but. C'est le football prôné par Bölöni alors que durant l'année du titre du Standard, il n'a jamais été partisan de cette tactique. Enfin, quelle est la position de Kare Ingebrigtsen, l'entraîneur norvégien pourtant coté d'Ostende ? Il a atterri dans un nid de vipères. Des problèmes financiers, un président inquiet, des salaires colossaux de joueurs jetés en pâture au public, tout comme le contrat du CEO Patrick Orlans. Dans ce climat, comment trouver la concentration nécessaire pour être performant ? Le Littoral vit au jour le jour. Samedi, il reçoit l'Excel Mouscron. En cas de défaite, la position de l'entraîneur fera certainement l'objet d'une évaluation. C'est typique du milieu du football : on parle du long terme mais on pense à court terme.