Au départ, le groupe CONCACAF fort de 6 équipes ne devait pas poser de problème puisque trois se qualifiaient pour la phase finale en Asie. Si le Costa Rica et le Mexique avaient l'heur d'inquiéter, il n'en allait pas de même pour le Honduras, la Jamaïque et Trinité et Tobago. La logique du scénario allait pourtant être bousculée. Après avoir remporté ses trois premières rencontres, dont la première à domicile face au Mexique, les USA accusèrent le coup en Jamaïque (0-0). La victoire à domicile face à Tr...

Au départ, le groupe CONCACAF fort de 6 équipes ne devait pas poser de problème puisque trois se qualifiaient pour la phase finale en Asie. Si le Costa Rica et le Mexique avaient l'heur d'inquiéter, il n'en allait pas de même pour le Honduras, la Jamaïque et Trinité et Tobago. La logique du scénario allait pourtant être bousculée. Après avoir remporté ses trois premières rencontres, dont la première à domicile face au Mexique, les USA accusèrent le coup en Jamaïque (0-0). La victoire à domicile face à Trinité et Tobago remit quelque peu les pendules à l'heure avant que trois défaites consécutives ne remettent tout en question: 1-0 au Mexique, 2-3 à domicile face au Honduras et 2-0 au Costa Rica. C'était la première fois en 29 ans de rencontres officielles que les USA alignaient trois déroutes d'affilée. Les Etats-Unis se sont qualifiés au moment même où les forces armées américaines lannçaient leur attaque sur Kaboul. Avant le début de la rencontre, Bruce Arena, le sélectionneur américain, a préféré raconter à ses joueurs ce qui était en train de se passer en Afghanistan et que leur pays était entré en guerre. La chaîne de télé, ABC, a même fait sauter la retransmission en direct de la rencontre contre les Reggae Boyz jamaïcains. 40.483 spectateurs avaient pris place du fameux stade Foxboro de Boston. Ils agitaient des bannières étoilées de toutes sortes et même un grand drapeau couvrait une bonne partie de la surface de jeu. Un groupe d'ultras qui s'est appelé "l'armée de l'Oncle Sam" déployait une banderole de vingt mètres de long sur laquelle figuraient les mots suivants: " America, you'll never walk alone. 11 september 2001". "Nous ne pouvions décevoir toutes ces personnes. Il fallait absolument jouer. Pendant l'hymne national, j'avais des frissons et mes jambes tremblaient. Evidemment, si je pouvais échanger la qualification au Mondial avec la vie des six mille victimes, je le ferais tout de suite", a déclaré Joe-Max Moore, le héros de la Nation qui a inscrit le but de la victoire à neuf minutes de la fin. Zone Asie: Bien qu'il ait battu l'Irak (2-1), l'Iran n'a pas encore décroché sa qualification. Il ne compte qu'un seul point d'avance sur l'Arabie Saoudite avant la dernière journée, prévue le prochain week-end. En revanche dans le groupe B, celui de la Chine autoritaire leader, les Emirats Arabes Unis ont décroché la deuxième place qui leur permettra de disputer un match de barrage avec le deuxième du Groupe A. Le vainqueur de ce match disputera une dernière rencontre, décisive, contre l'Irlande. Daniel Devos et Nicolas Ribaudo