Entre 2004 et 2012, Sébastien Loeb a remporté neuf titres de champion du monde d'affilée avec sa Citroën. Son compatriote Sébastian Ogier, au volant d'une Volkswagen (2013-2016) puis d'une Ford (2017-2018), décrocha six titres d'affilée, mais aujourd'hui, alors qu'il reste quatre rallyes à disputer, il faudrait un miracle pour que la France s'adjuge un 15e titre consécutif.

Au classement provisoire du Championnat du monde, Ogier occupe actuellement la troisième place avec 162 points et notre compatriote Thierry Neuville est deuxième avec 172 points, mais à bonne distance d'un Ott Tänak (205) supérieur. Ces deux dernières saisons, le pilote originaire de Saaremaa, une île de la mer Baltique, avait toujours terminé à la troisième place, mais il semble cette fois bien parti pour offrir une première couronne mondiale aux Etats baltes.

Certains de ses compatriotes accompagnent Tänak, 31 ans, à travers le monde. Même en Australie et au Chili, les drapeaux estoniens étaient majoritaires ces dernières années. Un documentaire de deux heures retraçant la vie du pilote a battu tous les records d'audience dans les cinémas d'Estonie. " Je voulais laisser un souvenir que mes enfants pourront encore regarder plus tard ", a expliqué Tänak, père d'un fils et d'une fille.

Les Estoniens aiment Tänak, surtout parce qu'il est l'un d'eux. Il a disputé ses premiers rallyes comptant pour le Championnat du monde en 2009, mais après une série d'accidents, Ford l'a évincé à deux reprises. Sa carrière semblait terminée, mais Tänak est un battant. Il l'a prouvé au Mexique en 2015, lorsque lui et son co-pilote avaient atterri dans un lac et avaient été extraits de leur voiture qui coulait.

2017 constitua un tournant. Il est alors devenu le coéquipier d'Ogier chez Ford. A ce moment-là, le Français comptait déjà quatre titres mondiaux à son palmarès. " Il m'a beaucoup appris. " Il n'est plus jamais sorti de la piste et a remporté ses premières victoires en WRC en Italie et en Allemagne. Aujourd'hui, le compteur affiche le chiffre 11. Au début 2018, il est passé chez Toyota, plus ou moins un nouveau venu, mais avec quatre victoires supplémentaires, il s'est hissé à la troisième place du classement final pour la deuxième année d'affilée - toujours derrière Ogier et Neuville - et a offert le titre mondial des constructeurs à Toyota.

Le moteur et l'aérodynamisme de la Yaris WRC sont considérés comme les meilleurs, mais des défauts de technologie lui ont coûté la victoire dans les derniers kilomètres en Italie, lorsque la direction assistée a rendu l'âme. Son contrat se termine à la fin de cette saison, et Ford et Hyundai ont déjà manifesté leur intérêt. Avec un premier titre mondial en poche, Tänak serait en position de force lors des négociations.

Entre 2004 et 2012, Sébastien Loeb a remporté neuf titres de champion du monde d'affilée avec sa Citroën. Son compatriote Sébastian Ogier, au volant d'une Volkswagen (2013-2016) puis d'une Ford (2017-2018), décrocha six titres d'affilée, mais aujourd'hui, alors qu'il reste quatre rallyes à disputer, il faudrait un miracle pour que la France s'adjuge un 15e titre consécutif. Au classement provisoire du Championnat du monde, Ogier occupe actuellement la troisième place avec 162 points et notre compatriote Thierry Neuville est deuxième avec 172 points, mais à bonne distance d'un Ott Tänak (205) supérieur. Ces deux dernières saisons, le pilote originaire de Saaremaa, une île de la mer Baltique, avait toujours terminé à la troisième place, mais il semble cette fois bien parti pour offrir une première couronne mondiale aux Etats baltes. Certains de ses compatriotes accompagnent Tänak, 31 ans, à travers le monde. Même en Australie et au Chili, les drapeaux estoniens étaient majoritaires ces dernières années. Un documentaire de deux heures retraçant la vie du pilote a battu tous les records d'audience dans les cinémas d'Estonie. " Je voulais laisser un souvenir que mes enfants pourront encore regarder plus tard ", a expliqué Tänak, père d'un fils et d'une fille. Les Estoniens aiment Tänak, surtout parce qu'il est l'un d'eux. Il a disputé ses premiers rallyes comptant pour le Championnat du monde en 2009, mais après une série d'accidents, Ford l'a évincé à deux reprises. Sa carrière semblait terminée, mais Tänak est un battant. Il l'a prouvé au Mexique en 2015, lorsque lui et son co-pilote avaient atterri dans un lac et avaient été extraits de leur voiture qui coulait. 2017 constitua un tournant. Il est alors devenu le coéquipier d'Ogier chez Ford. A ce moment-là, le Français comptait déjà quatre titres mondiaux à son palmarès. " Il m'a beaucoup appris. " Il n'est plus jamais sorti de la piste et a remporté ses premières victoires en WRC en Italie et en Allemagne. Aujourd'hui, le compteur affiche le chiffre 11. Au début 2018, il est passé chez Toyota, plus ou moins un nouveau venu, mais avec quatre victoires supplémentaires, il s'est hissé à la troisième place du classement final pour la deuxième année d'affilée - toujours derrière Ogier et Neuville - et a offert le titre mondial des constructeurs à Toyota. Le moteur et l'aérodynamisme de la Yaris WRC sont considérés comme les meilleurs, mais des défauts de technologie lui ont coûté la victoire dans les derniers kilomètres en Italie, lorsque la direction assistée a rendu l'âme. Son contrat se termine à la fin de cette saison, et Ford et Hyundai ont déjà manifesté leur intérêt. Avec un premier titre mondial en poche, Tänak serait en position de force lors des négociations.