Avec les victoires sont revenus les bruits de couloir. Au Mambour, les noms les plus ronflants du onze carolo font déjà parler d'eux en vue de l'été prochain. À commencer par celui de Dieumerci Ndongala, qui serait suivi de près par plusieurs clubs italiens sans avoir quitté le viseur de Genk.
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Avec les victoires sont revenus les bruits de couloir. Au Mambour, les noms les plus ronflants du onze carolo font déjà parler d'eux en vue de l'été prochain. À commencer par celui de Dieumerci Ndongala, qui serait suivi de près par plusieurs clubs italiens sans avoir quitté le viseur de Genk. " Aujourd'hui, Didi se sent bien à Charleroi, et il a compris qu'il ne devait plus se laisser braquer par les bruits de l'extérieur ", affirme Mehdi Bayat, l'administrateur délégué du Sporting. " L'essentiel, maintenant, c'est surtout qu'il nous reste des matches importants à gérer. On a vu l'impact que ces bruits de couloir ont pu avoir sur son jeu en janvier, et on n'a plus envie de revivre ça. " Sur les flancs, toujours, Clément Tainmont vit des semaines difficiles en ayant perdu sa place dans le onze de base au profit d'Amara Baby, un an après avoir bouclé sa première saison belge complète dans le costume de chouchou des tribunes carolos. Le Français pourrait-il voir ses envies d'ailleurs exacerbées ? " Il a connu une mauvaise passe, comme cela arrive à tous les joueurs du monde ", explique Mehdi Bayat. " Mais contre Lokeren, je trouve qu'il a fait une très bonne montée au jeu. Et puis, de toute manière, Clément a encore deux ans de contrat à Charleroi, et le Sporting n'a pas l'habitude de brader ses joueurs. " Le patron du projet sportif carolo n'a, par contre, pas les choses en mains dans le cas de Jérémy Perbet. Conserver l'actuel meilleur buteur du championnat s'annonce compliqué, vu que le Français est encore sous contrat pour un an avec le club stambouliote de Basaksehir et devra, quoi qu'il arrive, retourner en Turquie cet été au terme de son prêt. " Il a encore un an de contrat, et ne veut pas brader son salaire. C'est logique, il n'est pas fou ", poursuit Bayat. Même si on peut imaginer que les Zèbres tenteront de jouer leur carte à un moment ou à un autre dans le dossier Perbet, ils n'ont certainement pas les meilleurs atouts - surtout financiers - dans leur jeu pour s'installer à la table des négociations avec Basaksehir. Pour éviter de devoir reconstruire une nouvelle fois la majorité de son secteur offensif, Mehdi Bayat espère voir les Zèbres décrocher un ticket européen pour la deuxième année consécutive : " On a vraiment pris du plaisir en Coupe d'Europe cette année, même si ce n'étaient que des tours préliminaires et des déplacements lointains. Au final, ça reste une super expérience de groupe et une belle préparation pour le championnat dans des rencontres où il y a de l'enjeu et du prestige. " PAR GUILLAUME GAUTIER