Loin, très loin. Adnan Custovic aura beau partir loin, il n'en oubliera pas pour autant ses racines bosniaques. Il retourne chaque été dans la région de Mostar. En mars et avril, il devra sans doute se contenter de regarder d'un £il extérieur la double confrontation entre la Belgique et la Bosnie, lui qui n'a plus été appelé en équipe nationale depuis un an, son compteur restant bloqué à quatre sélections.
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Loin, très loin. Adnan Custovic aura beau partir loin, il n'en oubliera pas pour autant ses racines bosniaques. Il retourne chaque été dans la région de Mostar. En mars et avril, il devra sans doute se contenter de regarder d'un £il extérieur la double confrontation entre la Belgique et la Bosnie, lui qui n'a plus été appelé en équipe nationale depuis un an, son compteur restant bloqué à quatre sélections. " C'est un rêve de gosse qui s'est réalisé. Il y a dix ans, j'étais dans les tribunes comme supporter. Maintenant, je ne fais plus partie des plans de Miroslav Blazevic mais tout n'est pas toujours bien organisé en Bosnie. Ce n'est pas toujours le meilleur qui joue, il y a parfois un manque de professionnalisme. Les éléments étrangers ne sont pas visionnés. Moi, si je n'avais pas inscrit 18 buts en Belgique lors de la saison 2006-2007, jamais je n'aurais attiré l'attention du sélectionneur. Mais même si je n'ai pas beaucoup été repris, je pourrai, un jour, dire à mon fils - Ton papa a joué en équipe nationale. Et mon but contre la Turquie a permis de réaliser un rêve. Je jouais au poste de milieu droit. Comme attaquant, je ne pense pas que je pourrais rivaliser avec la concurrence. Il y a Vedad Ibisevic d'Offenheim, Zlatan Muslimovic du PAOK et Edin Dzeko de Wolfsburg. Nous avons une bonne équipe mais elle n'est pas constante. Cependant, on a bien commencé les éliminatoires en mettant 7-0 à l'Estonie et en gagnant nos deux matches à domicile. Chez nous, les Belges vont souffrir. Pour la deuxième place, derrière l'Espagne, cela se jouera entre la Bosnie, la Turquie et la Belgique. Si on m'appelle pour servir d'espion, je leur dirai ce que je sais sur la Belgique, que c'est une équipe jeune qui s'est mise petit à petit en place avec Marouane Fellaini, Axel Witsel, Steven Defour ou Moussa Dembélé. Et je leur dirai que Wesley Sonck est revenu à son meilleur niveau. " " Mes retours au pays m'apportent beaucoup. Je retrouve la ville de mon c£ur, la mentalité bosniaque. Les gens sont ouverts, aiment bien s'amuser ensemble, boire et manger. Quand je reviens de vacances, j'ai toujours pris deux kilos ( il rit). J'aimerais apprendre la langue à mon fils mais cela va être compliqué. Je voudrais qu'il sache d'où son papa vient, qu'il comprenne ma mentalité et mes origines. De la même façon que je veux que mes enfants sachent d'où leur mère vient, que j'ai connue au Havre. "