" Au Mambourg, une plaque commémorative est dédiée à la belle équipe de la saison 1992-93 qui perdit la finale de la Coupe de Belgique contre le Standard (2-0). Robert Waseige coacha à merveille ce collectif qui, en demi-finale, se joua d'Anderlecht, Pour moi, c'est la dernière grande équipe carolo, imitée mais jamais égalée du côté du boulevard Zoé Drion. Si le principal mérite revient à " Robert de Rocourt ", on peut ajouter qu'il a intelligemment fait fructifier le bon boulot de Luka Peruzovic ainsi que m...

" Au Mambourg, une plaque commémorative est dédiée à la belle équipe de la saison 1992-93 qui perdit la finale de la Coupe de Belgique contre le Standard (2-0). Robert Waseige coacha à merveille ce collectif qui, en demi-finale, se joua d'Anderlecht, Pour moi, c'est la dernière grande équipe carolo, imitée mais jamais égalée du côté du boulevard Zoé Drion. Si le principal mérite revient à " Robert de Rocourt ", on peut ajouter qu'il a intelligemment fait fructifier le bon boulot de Luka Peruzovic ainsi que mon apport. Avant que Luka ne prenne ma succession, j'avais lancé des jeunes, recruté les Ranko Stojic, Pär Zetterberg, Neba Malbasa, etc. Avant d'être démis, pour manque de résultats dus à une avalanche de blessures, j'avais insisté pour que Charleroi recrute Cedo Janevski qui était sur une voie de garage au Club Bruges. Imre Garaba était sur le flanc et les Zèbres avaient besoin d'un libero comme Janevski, technique, précis, organisateur. Il est arrivé après mon départ et a été, de 1991 à 95, une des pierres angulaires des Zèbres. En 93, Charleroi n'a pas été verni en finale de la Coupe de Belgique : Istvan Gulyas, le gardien titulaire, s'était blessé au dos lors du dernier entraînement, Janevski et Olivier Suray, sévèrement touchés, durent quitter le terrain bien avant le coup de sifflet final d'Alphonse Costantin. Sans ces soucis, Charleroi aurait parfaitement pu s'imposer car son équipe valait celle du Standard. Après sa carrière de joueur (Vardar Skopje, Bruges, Charleroi, Lokeren, Istanbulspor, Lokeren), il entama son parcours de coach : Blankenberge, les jeunes du Club Bruges, T2 de Trond Sollied à Olympiacos, T1 au Club Bruges, à l'Etoile Rouge de Belgrade, à Paralimni de Chypre, coach national de la Macédoine). A Bruges, qui a consommé tant d'entraîneurs, on l'a un peu snobé. Or, c'est le dernier coach à avoir offert un succès à ce club. En 2007, il gagna le Coupe de Belgique, 1-0 contre le Standard. Janevski a épousé une Brugeoise et vit en Belgique. Les Diables Rouges devront se méfier de ce gentleman car aucun coach national ne les connaît aussi bien que lui. La Macédoine est un petit pays mais, à Skopje, elle a déjà mené la vie dure à la Croatie et battu la Serbie. Le 22 mars, notre équipe nationale se rendra là-bas, quatre jours avant le retour chez nous. Pour moi, ce sera un jour décisif car, pendant ce temps-là, le 22 mars, la Croatie recevra la Serbie. La Belgique devra faire le plein de points contre la Macédoine. Mais il ne faudra pas l'oublier : à 51 ans, Janevski a plus d'un tour dans son sac. "