Il faut sortir la nappe blanche, les couverts en argent et le beau service en porcelaine de Limoges pour fêter l'équipe nationale. Elle a invité la Colombie, ce 14 novembre, et le Japon, cinq jours tard, à sa table. Ces matches amicaux permettront d'applaudir cet effectif, qui s'est brillamment qualifié pour le Brésil, et d'assister à la revue des troupes du Général Marc Wilmots. La sérénité avec laquelle il aborde les problèmes tranche par rapport à la cacophonie qui empoisonne la D1.
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Il faut sortir la nappe blanche, les couverts en argent et le beau service en porcelaine de Limoges pour fêter l'équipe nationale. Elle a invité la Colombie, ce 14 novembre, et le Japon, cinq jours tard, à sa table. Ces matches amicaux permettront d'applaudir cet effectif, qui s'est brillamment qualifié pour le Brésil, et d'assister à la revue des troupes du Général Marc Wilmots. La sérénité avec laquelle il aborde les problèmes tranche par rapport à la cacophonie qui empoisonne la D1. Le Super Sunday n'a pas pu cacher un concert de fausses notes. Le pompon revient à Ivan De Witte, ancien président de la Ligue Professionnelle. Il a émis des doutes par rapport au fameux 7-0 qui, la saison passée, avait permis au Standard de prendre la dernière place pour l'Europa League au nez et à la barbe des Buffalos. Pour De Witte, il s'est passé " quelque chose " au cours de cette rencontre. Il a réclamé une enquête avant de faire marche arrière. Il a jeté un discrédit durable sur une rencontre, un club (le sien dont la défense donna l'impression de jouer aux billes) et, bien entendu, la Ligue Pro, les P01, P02 etc. Si cette pâle copie d'Hercule Poirot en sait plus, elle doit sortir du bois. Et c'est dans ce brouhaha qu'on a appris que Genk quittait le G5, le groupe des grands de la D1. Le club limbourgeois reproche au Standard de lui avoir volé un jeune joueur jamaïcain, Leon Bailey. Selon le président de Genk, HerbertHouben, Roland Duchâtelet lui aurait promis d'investir dans un centre de formation de son pays. Pour Houben, le joueur ne pouvait pas refuser cette offre et a donc été placé dans l'obligation d'opter pour les Rouches. Cette explication ne tient pas la route et Jean-François de Sart a souligné que Genk s'est régulièrement intéressé aux jeunes de l'Académie Robert Louis-Dreyfus. Et dire que ces personnalités se rencontrent pour inventer des nouvelles formules de championnat. A la demande de la Ligue Pro, le bureau d'études Ernst & Young a avancé un plan alambiqué pour la saison 2014-15. En gros, il y aurait deux groupes de 12 équipes. Au terme de la phase classique (22 matches), les heureux élus du Top 8 du Groupe A se disputeront le titre. Les quatre derniers du Groupe A et les quatre premiers du Groupe B (la D2) lutteront pour s'approprier une des quatre places du Groupe A de la saison suivante. Vous avez dit compliqué ? Michel Renquin a vécu une telle situation en Suisse : " De 1986 à 2012, on est passé de 32 à 20 équipes pros réparties en deux séries, la Super League et la Challenge League. En dessous de la D1 (10 clubs) et de la D2 (16 puis 10 clubs sans grands moyens), c'est le désert. Les clubs de l'élite se rencontrent quatre fois par saison. Cette formule est simple mais le niveau du championnat suisse ne s'est pourtant pas amélioré et la plupart des internationaux suisses évoluent dans des clubs étrangers, comme en Belgique. Les clubs ont plus d'argent mais pas assez, quoi qu'on fasse, pour retenir les meilleurs jeunes. " La Coupe d'Europe prouve, à suffisance, que les PO font de l'argent mais ne bonifient pas le jeu de nos clubs. Or, c'est le but, dit-on, des PO. Genk et Zulte Waregem ont tiré leur épingle du jeu mais le Standard a sombré en Europa League. Anderlecht s'est enfin réveillé en Ligue des Champions au PSG (1-1) mais l'adoration d'OlivierDeschacht pour Zlatan Ibrahimovic, était déplacée. En 1962-63, Anderlecht élimina le grand Real Madrid (quintuple vainqueur de le CE 1 de 1956 à 1960, finaliste en 1962) : à l'issue du match retour au Heysel (1-0, but de Jef Jurion, après le 3-3 de l'aller), Paul Van Himst qui n'avait alors que 19 ans ne fit pas des courbettes à la Deschacht devant Alfredo Di Stéfano, un des plus grands joueurs de tous les temps. Les Diables Rouges n'en font pas non plus et cachent heureusement les misères de notre D1... PIERRE BILICEn 1962, Van Himst ne fit pas des courbettes à la Deschacht devant Alfredo Di Stéfano, un des plus grands joueurs de tous les temps.