Il n'y a rien de pire que de ne pas avoir le temps de bien faire les choses. C'est le syndrome qui frappe tous les étudiants face aux examens. Si on avait su, on aurait commencé plus tôt... Pour les Diables Rouges, c'est un peu la même chose. Ils passeront à Sofia, samedi prochain, un examen de bulgare qui s'annonce impitoyable. S'ils se font buser, c'est la deuxième session assurée... soit les barrages comme deuxièmes du groupe 8 dans le meilleur des cas.
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Il n'y a rien de pire que de ne pas avoir le temps de bien faire les choses. C'est le syndrome qui frappe tous les étudiants face aux examens. Si on avait su, on aurait commencé plus tôt... Pour les Diables Rouges, c'est un peu la même chose. Ils passeront à Sofia, samedi prochain, un examen de bulgare qui s'annonce impitoyable. S'ils se font buser, c'est la deuxième session assurée... soit les barrages comme deuxièmes du groupe 8 dans le meilleur des cas. Aimé Anthuenis coache avec le couteau sur la gorge depuis la défaite à domicile contre la même Bulgarie en début de campagne. La si lourde défaite en Croatie n'a pas arrangé les choses. La constatation qui frappe tout le monde est que notre défense est si faible. Un paradoxe dans un pays toujours conservateur à ce niveau et qui possède des éléments qui jouent à un bon niveau dans des compétitions étrangères. Mais ce n'est pas tout à fait la faute d'Anthuenis, comme nos consultants Georges Heylens et Emilio Ferrera l'expliquent si bien en page 52. Anthuenis et ses Diables ont besoin de temps pour se construire mais le temps joue toujours contre les équipes nationales. Prenez les Diables à la dernière Coupe du Monde. Il leur a fallu quelques matches pour s'améliorer au point de faire trembler les futurs champions du monde. Au fil des rencontres, Robert Waseige - éreinté par la critique - avait eu l'occasion de prouver que ses options tenaient vachement la route, même si certains journalistes avaient déjà conclu que le Liégeois se fourvoyait au point de perdre toute crédibilité auprès de ses joueurs. A Sofia, ce sera du poker. Il faut simplement espérer que les Diables soient un peu meilleurs qu'en septembre dernier et les Bulgares un peu moins bons. Le coach bulgare Plamen Markov a enregistré quelques moins. La seule star (vieillissante il est vrai) de son équipe - Krasimir Balakov, qui avait éliminé Bruges de la Ligue des Champions avec Stuttgart - a raccroché et le back de Charlton Athletic Radostin Kishishev a claqué la porte. Pour le reste, ce ne sont pas des ténors et le coup est certainement jouable. Notre entraîneur fédéral a quelque peu modifié ses batteries mais il est payé pour ça : il est obligé d'apporter des changements si ça ne va pas... et il vit ou meurt en fonction de ses choix. Anthuenis ne prendra jamais de risques inconsidérés : ni en sélection, ni en tactique, ni en communication. Il donnera toujours la garantie d'un travail bien fait, mais ne sonnez pas à sa porte si vous cherchez une touche géniale. C'est finalement ce qui a écourté son séjour à Anderlecht, un club toujours quémandeur du petit plus. Or, si Anthuenis n'est pas Harry Potter, il a tout de même eu le mérite de donner sa chance à Thomas Buffel, un très beau joueur qui est chargé d'orienter les man£uvres les plus dures à contrer pour l'adversaire. Mais son apport ne pourra faire la différence qu'à partir du moment où la défense tient le coup... et on se retrouve à la case départ. Une chose nous frappe quand on repense aux matches contre la Bulgarie ou la Croatie : le manque d'agressivité de l'équipe. Quand on défend, on fait des fautes. Or, les Diables donnent souvent l'impression de temporiser. Vraiment bloquer l'adversaire présuppose d'avancer vers lui. On aimerait donc voir les Diables en Bulgarie avec le même état d'esprit que ceux qui s'imposèrent en barrage en Tchéquie avant la Coupe du Monde. Le samedi 11 novembre, au Heysel, ils gagnaient 1-0 et remportaient le match de Prague du 14 novembre par le même score. L'équipe du deuxième match : De Vlieger ; Deflandre, De Boeck, Clement, Van Kerckhoven ; Vermant, Simons, Walem, Goor ; Verheyen, Sonck. Wilmots n'était monté qu'à la 64e minute à la place de Sonck mais avait marqué sur penalty à cinq minutes de la fin suite à une faute sur Verheyen. Un bon souvenir. Il faut s'en inspirer. par John BaeteEt si les Diables jouaient comme à Prague en novembre 2001 ?