Stéphane Demol : "La sélection opérée par Robert Waseige entre dans la logique de l'entraîneur qui n'est pas quelqu'un qui change beaucoup. Le sélectionneur reste fidèle à ses choix. Cette rencontre face à l'Ecosse n'est pas comparable aux confrontations précédentes puisque, en ces occasions, la Belgique a rencontré des équipes de niveau provincial.
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Stéphane Demol : "La sélection opérée par Robert Waseige entre dans la logique de l'entraîneur qui n'est pas quelqu'un qui change beaucoup. Le sélectionneur reste fidèle à ses choix. Cette rencontre face à l'Ecosse n'est pas comparable aux confrontations précédentes puisque, en ces occasions, la Belgique a rencontré des équipes de niveau provincial. Ce match est difficile à cerner car on ne sait pas très bien où se situe l'Ecosse dans la hiérarchie européenne. Ce qui est sûr, c'est que ce n'est pas un grand d'Europe. On pourra prétendre que la Belgique non plus mais elle a prouvé qu'elle avait les moyens de susciter le respect des ténors du continent. Une chose est obligatoire : la Belgique doit avoir la volonté d'aller gagner là-bas. Si elle affiche le même sérieux, juste le sérieux, que contre Saint-Marin, c'est bien parti. En effet, alors que c'était un match pour rigoler, les Diables sont restés concentrés jusqu'au bout et ont fait leur boulot. Ils ont attaqué et parfois ont reculé pour avoir plus d'espaces de jeu. En pratiquant un 4-4-2 avec un seul attaquant en pointe, Emile Mpenza, et un autre en soutien, Marc Wilmots, l'entraîneur avait déjà en tête le match contre l'Ecosse. Derrière, Yves Vanderhaeghe et Walter Baseggio connaissent leur boulot et s'ils le font bien avec Anderlecht en Ligue des Champions, il n'y a pas de raison qu'ils ne remplissent pas leur mission de la même manière en équipe nationale. Et puis, pour eux aussi, ce match tombe à pic puisque la Ligue des Champions c'est fini et qu'ils ont eu le temps de faire le vide dans leur esprit. Comme Waseige n'a pas l'habitude de chambouler son équipe après chaque match, il accordera sa confiance aux mêmes joueurs. Un seul poste doit poser problème c'est celui de demi droit. Va-t-il redonner sa chance à Gaëtan Englebert puisque que Mbo Mpenza et Gert Verheyen ne sont pas là? Il pourrait aussi aligner Danny Boffin qui, en France, a souvent joué sur ce flanc. Il apporterait son expérience et, physiquement, il est encore bien. Les forfaits de Branko Strupar et éventuellement d' Eric Van Meir, ne sont pas de nature à inquiéter le sélectionneur outre mesure parce que nous n'avons pas dans notre équipe de joueur irremplaçable et surtout parce que, quelle que soit l'option tactique choisie, Robert Waseige possède plusieurs solutions de rechange". (N. Ribaudo)