"Inscrire dix buts, cela fait toujours plaisir et c'est la preuve que la Belgique est restée sérieuse, appliquée et très bien concentrée sur son sujet de la première à la dernière minute de jeu face à Saint-Marin. Mais, cela dit d'entrée de jeu, il ne faudrait tout de même par perdre de vue que notre adversaire de mercredi passé fut extrêmement faible. Il n'y avait quasiment pas d'opposition. Et, pour faciliter encore...

"Inscrire dix buts, cela fait toujours plaisir et c'est la preuve que la Belgique est restée sérieuse, appliquée et très bien concentrée sur son sujet de la première à la dernière minute de jeu face à Saint-Marin. Mais, cela dit d'entrée de jeu, il ne faudrait tout de même par perdre de vue que notre adversaire de mercredi passé fut extrêmement faible. Il n'y avait quasiment pas d'opposition. Et, pour faciliter encore un peu plus leur tâche, les Diables Rouges ont ouvert assez rapidement la marque. J'ai suivi attentivement ce match avec Enzo Scifo, Michel Preud'homme, Alex Czerniatynski et Georges Grün : nous avions chacun un thème de réflexion pour l'école des entraîneurs du Heysel. Moi, je devais étudier la récupération du ballon en ce qui concernait les Diables Rouges. Mon travail fut très rapidement fini car Saint-Marin fut, évidemment, incapable d'orchestrer la moindre tentative de pressing sur le porteur du ballon. Les Belges ont pu se contenter de bien quadriller et d'attendre les erreurs adverses. Les Diables Rouges ont profité de la moindre maladresse et des cadeaux de cette faible équipe de Saint-Marin. Le score n'est finalement que la parfaite illustration de tout ce qui séparait les deux formations. Si les Diables Rouges avaient marqué quatre ou cinq buts seulement, on aurait pu parler d'échec. J'ai apprécié la performance de Bart Goor qui a signé six assists et deux buts. Je suppose que le flanc droit de l'Ecosse sera autrement plus solide que celui de Saint-Marin. La Belgique ira en Ecosse dans de bonnes conditions sur le plan moral. Pour nous qualifier, il faudra réussir un truc chez un adversaire direct, soit l'Ecosse ou la Croatie. Il vaudrait mieux se mettre au plus vite à l'abri et, même si je mesure la difficulté de ce voyage, je ne crois pas qu'un exploit soit exclu à Glasgow. Notre équipe nationale a indiscutablement du corps et, que je sache, l'Ecosse n'est pas au top du top pour le moment. Les Ecossais ne sont tout de même pas les champions du monde en titre. Un exploit à Glasgow donnerait plus de relief au score fleuve signé contre les pauvres gars de Saint-Marin." (P. Bilic)