A l'heure de découper des têtes, celle de Marc Wilmots vacille de plus en plus. Désigné sans surprise comme le responsable numéro un de l'échec des Diables à l'EURO, il lui est notamment reproché sa trop grande mansuétude les jours qui ont précédé le match face au Pays de Galles, autorisant ses joueurs à négocier avec leur futur employeur. " Je suis les Diables depuis la fin des années 70 et je n'ai jamais vu ça. C'est une honte ! Comment peut-on autoriser ses joueurs à discuter transfert à quelques jours d'un match aussi important ", nous lance un des anciens de la délégation belge des journalistes.
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A l'heure de découper des têtes, celle de Marc Wilmots vacille de plus en plus. Désigné sans surprise comme le responsable numéro un de l'échec des Diables à l'EURO, il lui est notamment reproché sa trop grande mansuétude les jours qui ont précédé le match face au Pays de Galles, autorisant ses joueurs à négocier avec leur futur employeur. " Je suis les Diables depuis la fin des années 70 et je n'ai jamais vu ça. C'est une honte ! Comment peut-on autoriser ses joueurs à discuter transfert à quelques jours d'un match aussi important ", nous lance un des anciens de la délégation belge des journalistes. Thomas Meunier s'expliquait de façon très sereine après le match perdu face aux Gallois. " J'aurais pu y aller ce matin, cela aurait été la même chose. Franchement, c'est comme les gens qui disent qu'ils se sentent plus lourds après avoir mangé une banane. Cela n'a rien changé, le coach m'a laissé le choix, il a très bien fait. " Mercredi 29 juin, 0h30, le site de l'Equipe annonce le transfert de Michy Batshuayi vers Chelsea. Dans l'après-midi, l'attaquant des Diables est prévu en conférence de presse. Le timing n'est évidemment pas idéal. Les intérêts de l'OM contactent les membres du service communication de la Fédération peu avant 12 h. Quelques minutes plus tard, un communiqué tombe : Michy Batshuayi n'affrontera pas, ce mercredi 29 juin, la presse belge et internationale. Vincent Labrune, président de l'OM, avait prévenu la DNCG, l'organisme de contrôle financier du football français, que Michy serait vendu pour le 30 juin. L'OM avait déjà inscrit, un an plus tôt, la vente de Michy Batshuayi dans son bilan financier prévisionnel de 2015-2016 dans la colonne " recettes " à hauteur de 25 millions d'euros. Le transfert était donc prévu et souhaité pour équilibrer les comptes d'un club en grande difficulté financière. C'est d'ailleurs la direction de l'OM qui a contacté Marc Wilmots le lundi 28, afin qu'il autorise Batshuayi à passer une visite médicale à l'hôpital de Bordeaux sous le regard de deux émissaires du staff médical de Chelsea. Au Standard aussi, on attendait ce transfert avec impatience. Bruno Venanzi était en contact régulier avec Vincent Labrune pour suivre l'évolution du dossier. La crainte d'un montage financier entre l'OM et le futur destinataire de Michy était existante. Exemple : le départ de SteveMandanda vers Crystal Palace aurait pu être valorisé à bien plus de 2 millions (comme annoncé finalement), baissant par conséquent la vente de l'attaquant olympien vers Chelsea et donc, par corollaire, le montant versé au Standard. Le mercredi 29 juin, Bruno Venanzi était présent à l'Académie, fatigué par une nuit de tractations mais rassuré. Les joueurs du Standard n'ont d'ailleurs pas hésité à la chambrer sur le pactole tombé dans les caisses du Standard (estimé à quelque 12 millions d'euros puisque le Standard aurait accepté de baisser son pourcentage si la somme du transfert excédait les 35 millions d'euros). L'arrivée en Angleterre de Michy Batshuayi n'était pas non plus une surprise. Des journalistes de Sky Sports (détenteur des droits de la Premier League) s'étaient déjà rendus à l'Académie il y a plusieurs mois pour préparer un sujet sur l'arrivée de Batshuayi de l'autre côté de la Manche. Restait à savoir dans quel club. Tottenham a longtemps tenu la corde. Un projet rendu excitant par la qualification pour la Ligue des Champions, mais surtout par les multiples appels du pied d'un Mauricio Pochettino séduit par le joueur après avoir régulièrement conversé avec Marcelo Bielsa. Tottenham n'est jamais parvenu à trouver un accord avec l'OM, les dirigeants des Spurs jouant la montre face à des clubs moins attractifs sur le papier comme West Ham et Crystal Palace. Tout s'est emballé dans les 48 dernières heures du transfert. Une offre de 39 millions d'euros des Hammers (" qui avaient multiplié les contacts avec une vingtaine ( ! ! ! ) de joueurs depuis le début du mercato, ce qui n'était pas rassurant sur la consistance de leur projet ", raconte un proche du dossier) est arrivée le lundi sur la table de Labrune avant celles de 38 millions de Crystal Palace et de 40 millions des Blues de Chelsea qui ont remporté la timbale. Au soir de l'échec face au Pays de Galles, Thomas Meunier ne se donnait que 30 % de chances de signer au PSG. Intox ? On peut le penser car deux jours plus tard, l'arrière droit des Diables paraphait un contrat de 4 ans pour le PSG. Tout semblait déjà réglé quand, dans la soirée du lundi 28 juin, Thomas Meunier avait rencontré les dirigeants parisiens avant de retrouver l'hôtel des Diables dans l'après-midi du mardi 29. La seule crainte dans son esprit était de n'être qu'un back-up de Serge Aurier. Mais le successeur de Laurent Blanc, Unai Emery, a fameusement fait pencher la balance. " Thomas n'aurait pas signé à Paris sans Emery ", nous raconte un proche du dossier. Les contacts entre Meunier et le PSG ne datent pas d'hier. Il y a un an, l'agent de Kevin De Bruyne, Patrick De Koster, nous expliquait avoir rencontré Olivier Létang (directeur sportif adjoint du PSG) concernant le futur de KDB mais aussi à propos d'un éventuel transfert du latéral droit brugeois vers le club francilien. La cour assidue pour Meunier n'a fait que croître au fil des mois et s'est intensifiée durant l'EURO. Meunier reconnaissait d'ailleurs avoir le choix entre " le PSG, Naples, West Ham et Torino ". Mais ce n'est pas tout : l'AS Rome, mais aussi Liverpool et surtout Manchester City - via son directeur sportif, Txiki Begiristain - se sont montrés également très intéressés par le profil du désormais joueur du PSG. Le jour du match face au Pays de Galles, Christian Kabasele posait fièrement avec le maillot de son nouveau club, Watford, qui venait de verser 10 millions à Genk. Les dirigeants de Watford ne sont apparemment pas rancuniers puisque Mogi Bayat était à nouveau dans le deal, un an après le flop Obbi Oularé. D'autres transferts devraient suivre dans le giron des Diables. Axel Witsel négocie toujours avec l'Angleterre (Everton) et l'Italie (AS Rome et Naples) alors que la piste chinoise n'est toujours pas refermée. Marouane Fellaini hésite, lui, entre rester à Manchester United ou dégoter un dernier très gros contrat (Russie ? Chine ? ). Quant à Christian Benteke, il s'apprête à quitter Liverpool mais est encore très loin d'avoir trouvé un accord avec Crystal Palace... PAR THOMAS BRICMONT - PHOTOS BELGAIMAGE" J'aurais pu y aller ce matin, ça n'aurait rien changé. Le coach m'a laissé le choix et il a bien fait. " THOMAS MEUNIER À PROPOS DE SON TRANSFERT AU PSG