Tout est bien qui finit bien : Ivica Dragutinovic et le Standard se quittent bons amis. Le joueur rêvait d'un nouveau défi, il l'a. Le club empochera 2, 2 millions d'euros. Les trois parties étaient sur la même longueur d'onde : le joueur, le FC Séville et le Standard. Ce ne fut jamais le cas précédemment. Les Rouches et Olympiacos ne s'entendaient pas sur le prix du transfert et Drago n'avait pas trouvé d'accord pour son s...

Tout est bien qui finit bien : Ivica Dragutinovic et le Standard se quittent bons amis. Le joueur rêvait d'un nouveau défi, il l'a. Le club empochera 2, 2 millions d'euros. Les trois parties étaient sur la même longueur d'onde : le joueur, le FC Séville et le Standard. Ce ne fut jamais le cas précédemment. Les Rouches et Olympiacos ne s'entendaient pas sur le prix du transfert et Drago n'avait pas trouvé d'accord pour son salaire à l'OM. La trinité s'est formée cette fois car l'arrangement entre les clubs a été traité par des avocats, sans parasitage par des agents. Celui de Drago n'avait qu'un accord à trouver avec les Andalous : le salaire (800.000 euros nets par an ?) et la longueur du contrat (trois ans). Au départ, la possibilité de ce transfert est née lors d'une conversation le 31 août en fin d'après-midi entre l'avocat de Séville et son ami Maître Jean-Louis Dupont. Repu par le transfert du défenseur Sergio Ramos (27 millions d'euros) et de l'attaquant Julio Baptista (24 millions) au Real Madrid, le FC Séville scrutait le marché européen afin de renforcer sa défense en dernière seconde. La Belgique n'est pas chère pour des bourses espagnoles. Il y a quelques semaines, Séville s'était intéressé à Vincent Kompany, une friandise inabordable. Cette fois, Hannu Tihinen intéressa le club andalou mais son regard surtout vers Dragutinovic qui avait des atouts : détenteur de la nationalité belge depuis 15 mois (liberté de circulation dans l'Union européenne), une bonne notoriété en Espagne qui lutte avec la Serbie & Monténégro pour une place lors de la prochaine phase finale de la Coupe du Monde. Ces deux pays se mesurent d'ailleurs ce mercredi (belle pub pour l'ex-Rouche) et Drago restera en Espagne après le match. A Sclessin, avec Luciano D'Onofrio près d'eux, Pierre François (avocat et directeur du club) et leur conseiller, Maître Dupont, ont travaillé d'arrache-pied ( Michel Preud'homme était en vacances à l'étranger). Tout a été bouclé au finish et signé à 23 h 47 : 13 minutes avant la fin de la période des transferts. Tous les problèmes furent réglés instantanément. Drago est content. Standard-Saint-Trond aura bien été son dernier match à Sclessin et les Rouches thésaurisent 2, 2 millions pour un joueur qui n'avait plus que 10 petits mois de contrat. ( P. Bilic) P.Bilic