L'émission Panorama parlant des paris truqués a fait du dégât dans le monde du football : 14 noms ont été cités, des plaintes ont été déposées tous azimuts et les réactions en tous sens n'ont pas manqué. Au total, c'est près d'un million de personnes qui ont vu l'émission : 497.400 l'ont regardée sur la VRT (dont 29.900 francophones), 433.841 (dont 4.500 néerlandophones) l'ont vue, ...

L'émission Panorama parlant des paris truqués a fait du dégât dans le monde du football : 14 noms ont été cités, des plaintes ont été déposées tous azimuts et les réactions en tous sens n'ont pas manqué. Au total, c'est près d'un million de personnes qui ont vu l'émission : 497.400 l'ont regardée sur la VRT (dont 29.900 francophones), 433.841 (dont 4.500 néerlandophones) l'ont vue, quelques jours plus tard, sur la RTBF. Avec une grosse différence puisque le témoin anonyme ne l'était plus au moment de la deuxième diffusion. Mais le football n'est pas le seul à avoir été éclaboussé par l'émission. A la police de Chapelle-lez-Herlaimont, l'attitude du représentant de l'ordre filmé par les caméras alors qu'il appelait Pietro Allatta fait l'objet d'une enquête. Et dans le monde du journalisme aussi, les avis sur les conclusions du reportage de la VRT diffèrent également. A la RTBF, c'est encore un autre problème qui cause l'émoi : les responsables de l'émission Questions à la Une, qui avaient acquis les droits de retransmission, ont commis une erreur de traduction importante. Dans la séquence où les responsables de la firme de paris Betfair pointent une certaine négligence de l'Union Belge dans le cadre d'un échange de courrier, c'est la Ligue Pro qui est mise en cause par le traducteur. La veille, déjà, au journal télévisé, une séquence avait suscité la confusion : les images d'un match entre le Brussels et le Lierse, à l'occasion duquel les Bruxellois avaient été très mauvais et dont LaurentWuillot prétend aujourd'hui qu'on lui a proposé de l'argent pour influencer le score de cette partie, étaient assorties du commentaire live de RodrigoBeenkens. En fin de reportage, celui-ci affirmait : -Je préfère penser qu'il s'agit d'un mauvais jour plutôt qu'imaginer toute autre chose. Le journaliste faisait alors référence à un possible sabotage de l'entraîneur de l'époque, EmilioFerrera. Tiré de son contexte et replacé dans celui des paris truqués, ce commentaire prenait évidemment une tout autre ampleur. Au service sportif de la RTBF, on n'apprécie guère l'amalgame... P. SINTZEN